‹ les grands hommes en robe chambre cesarChapitre 19 sur 26 · CHAPITRE TRENTB'QUATRIEIIB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTB'QUATRIEIIB

Ce grand détachement de Caton, celte '

grande abnégation de lui-même, ce grand

dévDÛnient aux autres, venait de ce qu'il

était depuis longtemps décidé à se donner

la mon. Plus il planait au-dessus de cette

vie qu'il allait quitter, plus il éprouvait de grands tourments et de vives douleurs pour ceux qu'il abandonnait à tous les orages de la terre.

Aussi, avant de mettre ce sinistre projet à exécution, résolut-il de pourvoir à la sûreté des pompéiens, tous tant qu'ils étaient ; puis, ce devoir rempli, resté en face de lui-même et de son génie vaincu, de se délivFer de fa vie.

« Aussi, dit Plutarque, son impatience de mourir ne pouvait-elle point se cacher, quoiqu'il n'en dit pas un mot. »

Il rassura donc les sénateurs, et, pouf

EN HOBE DE ClIAMUllE 2i0

accomplir jusqu'au bout le devoir imposé, il alla t rouver les Trois-Cents.

Ceux-ci le remercièrent de la confiance qu'il avait en eux, le prièrent de les diriger dans leur résolution prise, mais lui annoncèrent que cette résolution était prise.

Cette résolution était d'envoyer des députés à César.

— Hélas! lui dirent-ils, nous, nous ne sommes pas des Caton, et entre nous tous nous n'avons pas la vertu du seul Caton, compatis donc à notre faiblesse. Résolus d'envoyer des députés à César, c'est pour

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