‹ les grands hommes en robe chambre cesarChapitre 22 sur 26 · LES GRA.NDS HOMMES · texte numérisé non relu

LES GRA.NDS HOMMES

sage, je me rallie à César. Ce n'est point que j'aie pris encore aucune résolution, non ! mais il me semble que ma résolution une fois prise, je dois être le maître de l'exécuter. C'est en quelque sorte avec vous que j'en vais délibérer; parlez, je vous écoule ; parlez sans rien craindre, et dites à mon fils qu'il ne cherche point à emporter par la violence ce qu'il ne peut obtenir par la persuasion.

Demetrius et Appol|onidiBS comprirent que tout ce qu'ils pourraient répondre ne persuaderait point Caton. fis sortirent donc en pleurant de la chambre, et lui en* voyèrent son épée par un jeune enfant, dans un double espoir sans doute : c'est

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que la vue de la jeunesse dans toute sa

fleur le désarmerait, et qu'ensuite il ne

demanderait pas à cet enfant ce qu'il eût

demandé à un homme fait, c'est-à-dire de le tuer.

L'enfant apporta Tépée, sans savoir que c'était la mort qu'il apportait, et lui donna l'arme tant demandée.

Gaton la prit, la tira du fourreau, passa Tindei sur la pointe, le pouce sur le tranchant, et, trouvant la pointe suffisamment aiguë, le tranchant bien affilé, il dit :

— Je suis mon maître maintenant.

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Puis^ renvoyant Tonfant^ U plaça son épée auprès de lui et,96 ?QmiA à» leictw*e.

Deux fois alors, dît-on, ît relut le Phédon tout entier.

Puis il s'endormit d'un sommeil si profond que ceux qui veillaient à sa porte Tentendaient ronfler.

Vers minuit, il se réveîllti et appela d^ux de ses affranchis.

Cléanthe, son médecin et Butas, sod homme de confiance pour les affaires politiques.

11 envoya Butas m port pour s'assurer si tout le monde était parti, et pour venir lui donner des nouvelles à la fois de rembarquement et de rétat du temps.

Butas s'éloigna.

Alors il présenta au médecin sa main enflée du coup de poing qu'il avait doniïé à l'esclave, avec ordre de mettre un bandage.

Géanthô obéit; puis, le pansement fait,

courut par toute la maison, rassurant tout

le monde, racontant ce qui venait de se passer, et disant :

— Si Caton voulait mourir, comme vous le croyez, il ne m'eût pas ordonné de panser sa main.

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