CHAPITRE TRENTE-SEPTIEME
Ârrétons-nous un peu sur ce suicide de Caton f qui fait p&mer d'admiration tous nos professeurs d'histoire, et que nous avons le malheur de réduire à sa plus simple expression, c'est-à-dire de considérer comme une orgueilleuse errçur.
Le suicide de Caton eut le malheur de ne pas être nécessaire j fructueux , il ne pouvait pas l'être ; le suicide ne Test jamais.
Caton se tua par dépit, par dégoût surtout. Ce fugitif, qui vient jusqu'aux portes d'Utique et qui veut savoir comment il partagera le pouvoir avec Caton, ce Marcus Octavius, est la goutte d'eaii, ou plutôt de lie, qui fait déborder la coupe trop pleîûe. Supposez Napoléon mourante Fontainebleau du pc^on qu'il avait pris, et il kii manquait (ians la postérité son fabu*<i&a retour de File d'Elbe et son apothéose ée Sainte^H^ne« Tout était perdu en Grèce^ en Asie et en Afrique , c'est vrai ;
mais tout pouvait encore se raccommoder en Espagne. L'Espagne était toute pom-péienne : elle avait autrefois recueilli et défendu le fugitif Sertorius; elle venait de recueillir les deux fils de Pompée et les fugitifs de Thapse. Et qui sait si Gaton eût été à Hunda , où César, comme il le dit plus tard, combattit, non pas pour la victoire , mais pour la vie , qui sait ce qui serait arrivé de César.
Au moment où Caton se tuait, treize lé-' gions gravaient/ en Espagne, sur leurs boucliers le nom de Pompée.
Mais abordoDs 9he^ 1^8 liooiains cette fameuse question du suicide, dan$ laquelle