‹ les grands hommes en robe chambre cesarChapitre 3 sur 26 · CHAPITRE VIVGT^TROJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIVGT^TROJ

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"Or, un instant, Antoine et Dolabella avaient failli s'entendre sur ce poipt, qui leur allait si bien à tpus deux, de i'aboUtion des dettes.

Mais Antoine prit un soupçon contre Dolabella.

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Il soupçonna Dolabella d'être Tamant de sa femme.

I! commença par répudier sa femme; puis, comme Dolabella, pour faire passer sa loi, s'était de force emparé du Forum, et que le sénat avait rendu un décret qui ordonnait de prendre les armes contre Dolabella, il alla, plein de colère et de haine, attaquer celui qu'il regardait comme son rival sur la place publique, lui tua beaucoup de monde et perdit lui-même quelques-uns des siens.

La chose dépopularisa quelque peu le descendant d'Hercule.

D'un autre côté, Antoine, en s'tliénant

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le peuple, trouvait moyen de se faire des ennemis dans la noblesse.

La maison de Pompée avait été mise aux enchères et vendue.

On n'avait pas perdu de temps, comme on voit.

Antoine avait acheté la maison de Pomj>ée.

Antoine achetait toujours.

Mais quand il s'était agi de payer, Antoine avait trouvé fort mauvais^ qu'on lui réclamât le prix de cette maison, qu'à son avis il avait bien gagnée à Pharsale.

Aussi déclara-t-il que, puisque c'était

aifisi que jl*ou récompensait ses services, il ne suivrait point César en Afriq^ie,

Ce qui l'exaspéra surtout, jç'est q^Ci ne payant pas la maison de Pompée, û» ûolt par l'en exproprier et l'adjuger à Cornéficlùs.

Cornéficius ne la trouva point assez

grande riî assez belle pour lui. tt là fit abattre, et sur remplacement en coiiS*truisit une autre.

En somme, les Romains étaient indignés

dé toutes ces prodigalités, dé toutes ces bacchanales, dé toutes ces iVrôgfiériéS. '

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4 ,sop. aspect, tq^t rwlf^ #ps Yi^re.

Dolabella remit ses projets, d'aJ)ûlition de dettes aux cartons; Antoine fit rentrer ses tir»is^â lu Bichte , Cèrhéfioim se btia a'aôhever sa maison.

César fit grâce à Dolabella, en cpnsidétion de son beau-père Cioéron,

Quant à Antoine, qui espérait être nommé toùstil ëVéC iuijîl lui «ihiit l^tioflbbr à cet espoir.

César fut nommé eohiJti!' pont là' Ifoisième fois, et s'adjoignit Lépide.

Yoilà comment ce lépide, llblÈftié tùé^ diqcre. grandit peu à peu, de façon à devenir le collègue d'Antoine et d'Octavp dans le seçpnd triumvirat.

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II y eut plus.

Gésai" fit venir Antoine et lui fit sur ses désordres une telle leçon, que celui-oij pour en prouver son repentir, résolut de se marier.

César haussa les épaules.

r- .Antoine, dit-il, est l'homme des extrêmes.

- Apt^ne, se mitria.

Il épousa, nous croyons Favoir déjà dit, Fulvie, veuve de Clodius.

Nous l'avons vue apparaître , appelant les Romains aux armes, lors de Fassassi-

nat de son mari, éclairée qu'elle était par

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les torches qui inceDdiaient un quartier de Rome.

« Fulvie, dit Plutarque, était une femme peu faite pour les travaux et les soins do* mestiques, et dont l'ambition eût été fort peu flattée de maîtriser un mari simple particulier, mais qui aspirait à dominer un homme qui commandait aux autres, et à donner des ordres à un général d'armée ; aussi 9 était-ce à Fulvie que Qéopàtre fut redevable des leçons de docilité qu'avait reçu Antoine ; car c'est Fulvie qui le livra si souple et si soumis aux volontés des femmes. »

Dolabella pardonné, Cornéficius morigéné, Antoine tancé et marié, César se tourna du côté des soldats.

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