MS GRANDS HOMM}£ft
' ' .Une légion e'étaii^éYolté0j et, dans untf émeute, avait tué deux personnages prétoriens, Cossomius et Galba.
Césai^ les avait envoyés ien Campani'e fet leur avait donné ordre de se lenii' prêts à pai*tit* pou^ l'Afrique.
• . • ' ' -'Il
: I^e paomeûl v^nu, il leur expédia ror^rp
Mais, c'omnîe il leur était dû un arriéré, les soldats, au lieu d'obéir, se mutinèrent
et marchèrent vers Rome.
César, au lieu d'envoyer au-devant .d-eux d'auVreç soldats, qui eugg^nt/pu guivre leur exemple et se joindre à eu^j^ies attendit.
KN ItOB£ D£ CHAMBBE 45
Puis, lorsqu'ils furent aux faubourgs de RoDje, il alla au-devant d'eux.
César avait Fhabitude d'appeler ses hommes : Mes afnis^ mes compagnons ^ ou soldats.
— Ciwyetis!...clil-ll.
A ce seul mol de citoyens, qui leur indiquait qu'ils n'étaient plus ni les amis ni ks MDipagaoiis de Césary qui ie& dépouillait du titfë même de soldats, ilâ fufeâl attérés.
fH> Citoy9&6^ dit César, votre réclawar tioa est juste J votls avez fcinq aïis de fa- J)|[Wes.et dç blessures^ j^e vous délie de.yos MFÉNnts. Cent qdi ont fini leur teâips seront payés jusqu'au dernier sesterce.
44 LES GRANDS IlOMtfK
Alors tous ces hommes mutinés et menaçants passèrent de la menace à la prière, tombant à genoux, joignant les mains et suppliant César de leur permettre de rester avec lui.
César fut inflexible : il leur assigna des
terres, mais éloignées les unes des autres (1), leur paya une partie de l'argent
' (I) La Harpe» on des Cradadears de Suétone, ne oomprend rien à cette assignatioiv de terres, mentionnée dans tous les historiens du temps, et particulièrement dans Suétone.
c Cette phrase de Suétone, dit-il, est assez difflcile à • entendre s A moins de supposer qu'une partie de r Italie » n'appartenait à personne, comment donner des terres » à tant de soldats sans dépouiller les propriétaires. »
La Harpe ignorait cette division des terres conquises dont nous avons, A propos de la loi agraire, pfopes^, par César, donné une longue eipUcation. Les terres données aux soldats étaient prises sur Yager pubHcus.
£N ROBE DE CHAMBIifi 45
qui leur était dû, et s'engagea d'acquitter le reste avec les intérêts.
Mais eux s'obstinaient à le suivre; et quelle que fût sa résolution, en les retrouvant au bord de la mer, en leur entendant dire qu'ils passeraient par l'Espagne, s'il le fallait, pour l'accompagner en Afrique, il finit par leur pardonner.
Cependant César avait compris qu'il y avait quelque chose de juste dans la réclamation de ses soldats.
11 leur était dû prés de deux ans de solde.
Tous les conquérants ont eu de ces comptes à régler avec leurs légions..
46 LIS GRANDS HOMftES
On se rappelle celte revue que pàsSailt des vétérans de rEmpirè monsetgûeiir ïe duc de Berry.
■ Au nombre des griefs que, selon liti, !ô<S soldats avaient à reprocher à TÊmpereuf; c'était 1- irrégularité de la paie.
— Enfin, dit le prioûf teitnrâf ofc ftott discours, il vous a été dû jusqu'à deux ans de paie.
— Et s'il nous plsÀsAitclç Ijii |we ÇÇ^iM répondit un grognard, qu'avez-vous à dire àicelâ^vdUB?
Mais alors Napoléon n'y était plus.
Ces mêmes hommes à qui il plaisait de
lui faire crédit alors qu'il éfait relégué à
ETT ROBE D£* CHAMBRE 41
Wte.d'Elbé, ou'priâoaïiier h 8ain»CMHélène, ces toèmeâ hommies mtHrmupaîént parftws, comme les soldat» de César, aa temps de
sa toute-puissance/ et quand la solde se
faisait attendre.
César résolut dcmc de payer.
Il donna à ses vétérans, outre deux ^tnd& sesterces ( quatre cents francg ), vingt-quatr&miUesestwçeispar tôte (quatre mille francs ) .
Il leur donna les terres que nous avons dites.
Puis vint la part du peuple.
Il distribua à chaque homme dix boisseaux de blé, dix livres dliuile.
48 LES GR. HOMMES l\ ROBE M CHAMBRE
Et comme il y avait mi an que la promesse était faite , il ajouta cent sesterces pour les intérêts.
En outre, il remit le loyer des maisons dans Rome, jusqu'à concurrence de deux mille sesterces, et dans le reste de Tltalie jusqu'à concurrence de cinq cents.
Puis, à tous ces dons, il ajouta un festin public et une distribution de viande.