U\Q L£S GRANDS HOMMES
La loi de Cicéron qui, à ces trois mille sesterces d'amende^ répétée autant de fois qu'il y a de tribus dans Rome, ajoutait dix aiis d'exil.
Enfin la loi Galpurnia, qui englobe dans la punition ceux qui se sont laissés séduire.
Mais Caton s'opposa à l'accusation.
Accuser son adversaire, dit-il, c'est
s'avouer vaincu.
Le même que faire? s*éleva de nouveau.
— Eh I par Jupiter 1 dit Cicéron, faire, ce qu'il fait! Si le moyen est bon pour lui, remployer contre lui !
CN ROBE D£ CHAMBRE i6i
—Qu'en dit Caton?fireat ensemble trois ou quatre voix.
Gaton réfléchissait.
— Faire ce que propose Gcéron, dit-il; Philippe de Macédoine^ ne connaissait point de place imprenable s'il y pouvait seulement entrer un petit âne chargé d'or. César et Luceius achètent les tribus, couvrons Tenchère et nous les aurons.
— Mais, s'écria Bibulus, je ne suis pas
' assez riche pour dépenser quinze ou vingt
millions de sesterces dans une élection;
c'est bon pour César, qui ne possède pas
une drachme, mais qui a la bourse de tous
les usuriers de Rome. ' Il .11
iGi IXS GRANDS HOMM£S
— Oui^ dil Caton, fxials à nous tpus^ nous arriverons à être plus riches que lui. Puis, si les secours particuliers nous manquent, nous puiserons au trégor pablic* YoyonS; que chacun se taxe.
Chacun se taxa.
Ni Pline> ni Velleius ne disent la somms que produisit cette quête; mais U parait qu'elle.fut assez coosidérable, puisque Lvr ceius échoua, et que Bibulus fut nommé consul en mênie temps que César.
; A peine au pouvoir, César attaqua cette grande question de la loi agraire.
Chacun à son tour y touchait pour re-
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Douveler sa popularité, et y trouvait la mort.
Disons bien vite ce qu'était la loi agraire chez les Romains. ' .
On verra qu'elle ne ressemble en rien à ce que nous nous imaginons.