‹ Les grands jours de l'Église apostolique considérés relativement à l'époque actuelle. ConférencesChapitre 6 sur 12 · SAINT PAUL · texte numérisé non relu

SAINT PAUL

« Nous concluons donc que Iliomme est. justifié par < la foi, sans les œuvres de la loi. » (Rom. III, 37.)

Saint Paul, celui des pères du premier siècle dont los écrits offrent à Tâme la plus riche nourriture, et ï^éyèlent le mieux l'étonnante fécondité du génie chré- Uen, fit faire à la portion la plus considérable de TEgUse un double progrès ; un progrès négatif concernant le passé, un progrès positif concernant Tavenir. Essayons de caractériser les deux faces du vaste mouvement dont il fut l organe-

Le progrès négfa^y, dont j'ai déjà parlé dans l'étude précédente, consiste dans l'abolition complète de la

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loi. « Christ a elTacé et entièrement annulé Tobligatia qui nous était contraire en- l'attachant à la croix (Coloss. II, 14). a II a détruit. . . la loi des préceptes, l£ quelle consistait en des ordonnances... » (Ephés. I . 15). Paul substitue donc absolument le christianisnn de la grâce à celui de la loi : et si Ton songe au ca ractère exclusif que revêtaient les croyances des chrc tiens d'origine juive, on comprendra de quelle même rable révolution ce grand apôtre était l'auteur. Sou ce rapport déjà, son christianisme lui appartenait, | veux dire s'était plus immédiatement formé sous l'ia fluence de l'Esprit; et ce n'est pas sans raison qu i l'appelle mon Evangile (Rom. II, 16; 2 Tim, II, 8 2Thess. II, 14).

Saint Paul ne déclare donc pas abolis les seuls rite: mosaïques ; il comprend, au contraire, sous le nott de loi, l'Ancien Testament tout entier. Les précepteî moraux de la loi et les cérémonies qui leur servent de cadre lui paraissent indissolublemjent unis (Rom. II. 17-29) : et quand il oppose l'ancienne alliance à h nouvelle (Gai. IV, 21-23), ou quand il compare Téca nomie de la loi avec celle delà foi (Gai. III, 19-25), or ne saurait se dissimuler qu'il considère comme ayani pris fin la théocratie dans son ensemble, tout je corps des révélations qui en font partie, la lettre et Tespril de la loi. Et n'est-ce pas dans le môme sens qu'il reconnaît libre quiconque suit la voix de l'Esprit? (Gai. V, 18.) N'est-<;e pas pour la même raison qu'il déclare

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