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•cjue celui qui «e fait circoncire est tenu d'observer toute la loi? (Gai. V, 2-4.) L'ancienne alliance s'offre donc à JiM comme une religion organique, dont tous les éléments revêlent le môme caractère ou respirent ' le même esprit; comme un système absolu d'autorité religieuse ; comme une institution homogène, dont dé- <X)uleiit l'obéissance extérieure ou les œuvres légales. Les préceptes moraux de la loi, ne pouvant alimenter une vie d'une autre nature, fonder un aulre.ordre de xîlioses que celui que Moïse avait établi, s'arrêtent à l'hommedu dehors, comme le montre la forme générale des devoirs dont ils sont l'expression. Toutes les actions <Iuelaloi commande, à quelque catégorie qu'elles appartiennent, sont du ressort de l'obéissance servile; toutes proviennent d'un esprit d'esclavage ou trahissent, chez leur auteur, la crainte du châtiment (Gai. III, 12; IV, 24, 25, 31). L'amour n'est pas exigé autrement que les rites. La loi réclame si bien une obéissance -aveugle qu^elle peut imposer des obligations dont rien ne fait sentir la nécessité, ou qui même contredisent la voix de la conscience, comme ces ordres étranges parfois donnés aux Hébreux, que nous jugerions aujourd'hari aussi cruels qu'inutiles. La théocratie tout entière se présente donc comme une « loi de préceptes » (Ephés. II, 15), d'un caractère trop absolu pour s'accommoder aux sentiments du cœur humain.
Aussi ne saurait-on s'étonner que Paul envisage la W sous un point de vue opposé à celui- des chrétiens
circoncis, et qu41 lui assigne une tout autre pl2i< dans l'ensemble des dispensations divines. Non, sa: doute, qu'il montre moins de respect pour la sai leté de ses prescriptions. Il veut si peu porter a teinte à la majesté de son caractère, qu'il s'attacha bien plutôt, à lui rendre sa véritable significatioj depuis longtemps obscurcie par les préjugés de si compatriotes. C'est à cette fin qu'il oppose les œuvn extérieures^ exigées par la loi, aux œuvres intérieures dont la foi est la source : il ne reconnaît plus d'autr loi que celle de la foi (Rom. III, 26). Les apôtres s'é taient imaginé que l'Evangile venait glorifier la loi Paul consacre son ministère à montrer qu'il vient plutô l'abolir. Cest ainsi qu'il se sépare de la religion di son enfance, qu'il en brise le joug, en renverse l'au lorilé, et la déclare temporaire ou lui reconnaît sim* pleraentun caractère préparatoire. N'écrit-il pas auî Romains (X, 4) : a Christ est la fin de la loi, » c'està-dire le but auquel la loi tendait et son abrogation la fin des œuvres qu'elle commande ? Si l'Evangib lui paraît en opposition avec elle, c'est en vertu di l'Esprit nouveau que, comme principe immortel del vie spirituelle, il fait pénétrer dans le monde. Coni ment une loi qui retenait l'homme sous le joug d péché (Rom. VII) aurait-elle pu ne pas être remplacé par l'Evangile, qui venait l'affranchir de ce honteu: esclavage? Le progrès dont saint Paul fut Torgan est, sous ce rapport déjà, d'une importance extrême
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el devait provoquer, dans les rangs des Juifs, la plus violente opposition.
En effet, les adversaires de l'Apôtre nourrissaient contre lui les sentiments les plus hostiles. Leur haine entourait sa prédication des plus grands obstacles, lui suscitait chaque jour de nouvelles difficultés, excitait (les énoeutes, soulevait des villes contre lui (Act. XIV, 2,5, 19; XVII, 5-9; XVIII, 12), attentait à sa vie aux portes du temple (Act. X^I, 30-36; XXII, 22, 23), inspirait le vœu de le tuer (Act. XXIII, 12-15), ot, prolongeant sa captivité à Rome, le poursuivait avec une ardeur que sa mort ne put éteindre. Dans les rangs des chrétiens d'originq juive, il ne rencontrait pas des dispositions plus favorables. Ces chrétiens, « tous zélés pour Moïse » (Act. XXI, 20), au nombre desquels se trouvaient même a beaucoup de sacrificateurs » (Act. VI, 7), comptaient parmi les plus fidèles enfants de la loi :. loin d'en affaiblir l'autorité à leurs yeux, la conversion, on le conçoit, la leur avait rendue plus sacrée : elle demeurait la base de leurs espérances et le pivot de leur foi. L'apôtre des gentils leur paraissait être entré dans une voie funeste. Au lien de prêcher^ sous^le nom de Jésus, la soumission aux observances mosaïques , ne l'entendait-on pas proclamer en tous lieux l'abrogation de la loi? ConiT ment auraient-ils pu assister, sans s'émouvoir, à la consommation d'un semblable attentat contre la souveraineté de Dieu? Paul n'était-il pas devenu le plus
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redoutable hérétique, et ne devaient-ils pas fair(r^:^ tous leurs efforts pour arrêter le cours de ses succès?^^ ^ Ils commencèrent donc par lui contester le titre d'à — je pôtre (1 Cor. IX, 2, 3; 2 Cor. XI^ 4-6, 12-33; XII^ :■ H-13), et manifestaient hautement la défiance qu*i ml " leur inspirait(Act.XXI, 21). Mettant toutenœuvre pour ^u anéantir les résultats de son activité et détruire r^ ffi n g — ^
de sa parole (2 Thess. II, 2), ils fomentaient des sphi * : .
mes dans les Eglises qu'il avait fondées (Act.XV, 5 -^; 1 et 2 Cor.; Gai.), espérant pouvoir mieux leurimpose^=r la tutelle de la loi : ils déniaient le nom de fidèles au ^3 païens non circoncis (GaL II, 12-14), se séparaierr al de ceux d'entre eux qui ne voulaient pas se soumettr — e aux observances mosaïques (Gai. III, 1-6), jetaient ■-« doute dans les esprits, et répandaient le trouble daczB^s les cœurs (Gai. I, 7 ; V, 12); et, ne reconnaissant d'au»torité qu'aux apôtres de Jérusalem (2 Cor. XI, 5), Lis ne craignaient pas de refuser à Paul le titre de chréti^ » (2 Cor. X, 2, 7). Est-ce tout? Prisonnier pour le no-rx de Jésus, et sur le point « d'être immolé » (2 Tim. rVi 6) , l'apôtre se vit abandonné de tous ses frères dl e Rome (2 Tim. IV, 16) : il en est même dont Toppo&îtion le fit beaucoup souffrir (2 Tim. IV, 14, 15), ou qui « annonçaient » l'Evangile « dans un esprit ci^ contention, » croyant lui rendre de la sorte sa captivité plus pénible (Phil. I, 15, 16); si bien qu'il n'espérait de secours que de la bonté de Dieu (2 Tim. ÎV, 18). Quoi d'étonnant qu'il écrive aux Galate.s
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ir, H) : a Si je préchfiiîs Isucirconcision, pourquoi rae orrais-je^epcore jpcrs^cwté? Be scandale de la croix seaôt aboli?» ^^
Ces injustes pWCédés, ces fanatiques menées, cet itraitable esprit d'intolérance, cet aveugle traditionaisme engageaient Paul à se servir d'un langage dont ai sévérité nous étonne. Il qualifie ces chrétiens de c feux apôtres », «d'ouvriers trompeurs, qui se dé- ^mddnten apôtres de Christ, » comme « Satan, » dont Is sont a les ministres , » en « ange de lumière » 2 C!or. XI, 13-15), de « faux frères, » qui « s'inroduiseot parmi les fidèles pour les réduire en serviade » (Gai. ,H, 4), de « mauvais ouvriers » et de I chiens > (Philip. III, 2). Il ne dédaigne aucun des aaK>yens que lui fournit la fécondité de son génie ou l'énergie de son caractère pour renverser une opposition si déloyale. Mais s'il reil*)ntre l'un de ces «faibles » qui, sans rejeter « son Evangile, » n'osaient en- Bore abandonner la loi, il montre, au contraire, pour ses scrupules le respect le plus sincère, et pour ses préjugés la plus touchante condescendance. C'est ainsi qu'il reconnaît son droit d'être à cette Eglise de la circoncision, qu'il poursuit sans pitié dès qu'elle veut sortir de ses limites ou cesser d'être transitoire. Il reeenuffande aux chrétiens d'origine païenne de se soumettre à des privations volontaires, plutôt que d'entraîner, par leur exemple, le plus simple des faibles à manger, contre sa conscience, des viandes ofiFertes<
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aux idoles : il n'est pas jd&JreBOBéKDent qu'il ne soit prêt à s'imposer pour dHSîper leurs inquiétudes (Act. XVI, 3; Rom. XIV, 1, 17-23 ;-S*\ 1, 2, 7; 1 Cor. Vin, 9-13; IX, 19-23; X, 28^:35^; Aussi dénie-t-il à la liberté chrétienne le droit de « faire périr « ceux que Jésns a rachetés (Rom. XIV, 14, 15), et ne veut-il pas que l'Evangile de la grâce devienne un obstacle à leur salut. Voilà pourquoi on le voit prêcher la liberté par ses écrits, et la servitude par sa vie.
Cette condescendance, d'ailleurs, loin de porter atteinte à la liberté spirituelle de l'Apôtre, tendait plutôt à la fortifier. Il ne se borne nulierflfent à recommander l'amour fraternel : il fait tous ses efforts pour mettre « son Evangile » à la portée des « faibles : » il explique, démontre, expose, argumente, avertit, menace, se plaint, il^ reeours aux sollicitations et aux appellatioiis les plus tendres, pour convaincre leur esprit, sinon du moins toucher leur cœur. Quels sacrifices ne s'impose-t-il pas, combien ne dépenset-il pas de vie en veilles, en prières, en combats continuels, pour « former Christ » dans le cœur de c ses petits enfants? » N'éprcmve-t-il pas une « grande inquiétude » à leur égard, et leurs hésitations ne lui font-elles pas « de nouveau ressentir les douleurs de l'enfantement? » (Gai. IV, 19,20.) « Outre les choses du dehors, n'est-il pas, chaque jour, assiégé par le souci qu'il a de toutes les Eglises?» (2 Cor. XI, 28.)
« Qoelqu^'un est-il affaibli qu'il ne se trouve affaibli, ou scandalisé qu'il ne se sente aussi brûlé?» (2 Cor. XI ^ 29.) Comment, d'ailleurs, ce support réciprocjue, condition nécessaire de l'existence de l'Eglise, aurait-il pu compromettre l'indépendance du chrétien? Si ce dernier renonçait, momentanément, à faille usage d'un étroit, il ne sacrifiait,. pour cela, aucyn des intérêts de h vérité, ni ne se voyait condamné à trahir sa conscience. La charité confirmait sa liberté tout en la restreignant, la limitait sans l'affaiblir, l'exerçait en M comprimant, et l'en mettait ainsi d'autant mieux en possession. Loin de ressembler à de la feinte, une telle condescendance faisait, au contraire, partie de la vérité.
Le trait distinctif de rindi\ddualité religieuse de Pâul est donc une franchise que manifestent égale- 'û^ot sa charité pour les faibles et sa polémique contre 'EAT^ngile de la loi. Cette indépendance féconde, il la ^ï^Otra, dès le début de son ministère (Act. XV, 2-6), "^•^s la solennelle assemblée des apôtres et des an- ^'^^sde l'Eglise de Jérusalem. Aussi déclare-t-il aux ^^l^ites (II, 1-10) que, loin de céder aux représentants ^^ christianisme légal dans cette grave circonstance, " ^^ista constamment à leurs prétentions, afin de défëtxdre «la vérité de l'Evangile » (v. 5). Il fit plus : il ®^posa sa doctrine aux apôtres « les plus considérés,» ^^î « ne lui communiquèrent rien » (v. 2, , 9),
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« Tout au contraire ; quand ils virent » que Dieu « lui avait conféré la mission d'annoncer TEvangile aux incirconcis» (v. 7), comme il avait conféré à Pierre celle de le prôcher aux Juifs (v. 8), « Jacques, Céphas et Jean » lui « donnèrent la main d'association, > le reconnaissant ainsi pour l'apôtre spécial des païens (v. 9). L'indépendance spirituelle de Paul était donc une action de sa part : elle provenait moins de son caractère personnel que de la nature de son christianisme : en un mot, il avait la parfaite conscience du progrès dont il était l'organe, et qui constituait l'Evangile à ses yeux (v. 5), Quoi d'étonnant qu'il défendît cette noble indépendance comme une conquête sacrée (Gai. I, 10); qu'il cultivât soigneusement ce beau fruit de l'Esprit de Christ (Gai. i; H, 12) ; qu'il s'en fît un titre à la contiance des Galates (c. I) et des Corinthiens (1 Cor. IX; 2 Cor. III, IV, X-XIII) ; qu'il y vît « le sceau de son apostolat; » jetât l'anathème contre quiconque prêcherait un évangile contraire à cet Evangile de liberté (Gai. I, 6-9), et opposât victorieusement son autorité à Pierre et aux chrétiens circoncis que Jacques avait envoyés à Antioche?(Gal. II, 11-14.) S'il prenait part, avec les douze, à l'œuvre commune de l'évangélisation du monde, il ne se montrait que plus jaloux de confirmer son indépendance.
Cette indépendance ressort encore de la nature des antithèses dont se compose la théologie de Paul^
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comme servitude et liberté, loi et évangile, œuvre et foi , mérite et grâce. De semblables oppositions respirent un esprit trop différent de celui dont le christianisme légal est animé, pour qu'on les rencontre dans le langage religieux avant le ministère de TApôtre. Mais si elles accusent la grandeur du progrès dont il fut Torgane, elles montrent aussi qu'il se rendait clairement compte du contraste que formait son Evangile avec celui de la loi.
Mais le progrès négatif dont Paul fut Tinstrumeni lirait sa véritable signification et sa vertu du progrès positif dems lequel son œuvre venait se concentrer. On ne nie avec fruit qu'en affirmant : rien n'est moins fécond qu'un champ de ruines. Aussi est-ce au caractère positif de sa prédication que l'Apôtre dut de transformer, sous plus d'un rapport, l'enseignement religieux, et de donner au christianisme du premier siècle sa couleur spécialement évangélique. Les chrétiens circoncis rattachaient le salut à l'obéissance légale : Paul le fit dépendre exclusivement de la foi. Sur cette base, il éleva un système dont les parties, fortement liées l'une à l'autre, revêtent la physionomie la, plus originale, et révèlent le génie le plus hardi r La foi en constitue si bien le centre, qu'il
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n'est possible de se l'approprier qu'en se faisant uner idée exacte de ce que l'Apôtre entend par ce mot.
Les chrétiens d'origine juive considéraient d'abord la foi comme la ferme espérance (Actes XV, H) ou^ si l'on veut, la croyance que Jésus, le Messie des prophètes (Actes II, 22-36), viendrait « rétablir » la théocratie, et régner sur Israël (Jacques V, 8 ; Apocalypse XXII, 10 ; 2 Pierre III, 3 ; etc., etc.). La certitude du retour de Jésus, que leur donnait celte foi, témoigne de la vivacité et de la /raîcheur de leurs convictions : aussi leur théologie se bornait-elle à démontrer qu'il était le Christ (Actes V, 42 ; VIII, 35). Mais, au milieu des luttes que l'Eglise eut à soutenir, la foi revêtit bientôt le caractère d'un acte de fidélité, qui faisait chérir le martyre au prix de l'apostasie (Apoc^ II, 10, 13; IV, 12). D'ailleurs opposée à l'irrésolution d'esprit (1 Pierre V, 9; Jacques I, 6 ; V, 15), la foi prenait encore la forme de la confiance (1 Pierre,
I, 5), et ne justifiait que par les œuvres (Jacques
II, 14, 17, 19, 21-26). On conçoit qu'elle eût essentiellement pour objet le Dieu qui avait suscité Jésus parmi les descendants d'Abraham (1 Pierre I, 21).
Au^ yeux de Paul, la foi se concentre plus exclusivement sur la vie et la mort de Christ (Rom. V, 19) ou^ si l'on veut, sur sa personne (Ephés. I, 15; Rom. III, 22 ; etc.), et offre lîne signification plus intérieure' et plus riche. Résultat d'une rencontre intime entre l'âme et Jésus-Christ, elle constitue la loi
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vivante de rÈvangile. Pivot de la théologie de Paul, principe générateur de son système, elle marque sous quel point de vue on doit envisager la rédemption. Voilà pourquoi la conversion: revêt, dans ses écrits, un caractère plus profond et plus tragique que dans les documents du christianisme dé la loi. Tout en comprenant dans la foi la croyance (Rom. X, 14), la conviction (Col. II, 5), la confiance (ITim. I, 15, 16) et l'espérance (1 Cor. XIII, 12), Paul la fait essentiellement consister dans l'abandon complet de l'âme à Jésus-Christ. La foi suppose, dès lors, le sacrifice joyeux de la justice propre, un renoncement absolu à soi-même, « la mort et la résurrection* en Christ, » et demeure la source d'une communion personnelle avec lui. Jésus devient, par la foi, le vrai propriétaire de l'âme humaine, et s'identifie avec elle à mesure qu'elle se transforme : de sorte que Paul peut s'écrier : a Pour moi, vivre c'est Christ» (Philipp. I, 21); ^t encore : « Je suis crucifié avec Christ, et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi; et si je vis encore dans ce corps, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui «i'aaimé... » (Gala tes II, 20). En ouvrant le cœur de l'homme à cet hôte divin (Ephés. III, 17), la foi confond donc progressivement sa volonté avec celle de Jésus-Christ. En vertu de cette union réciproque (Rom. yi, 11), le fidèle, crucifié spirituellement avec Christ, franchit, dans le cours de son histoire intérieure, les divers degrés que comprend celle de son Sauveur
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{Rom.VI,4-8;Coloss. 111,11), etparticipede plus en plus à la liberté d'enfant de Dieu (Rom. VIII, 14,17; GaL IV, 6) . Dès que la foi lui a enseigné à placer en Christ le >centre de sa vie, il a si bien dépassé la sphère de Tau^ lorité extérieure que la loi est, de tout point, abolie pour lui. Par opposition à la justice légale, la foi, son unique loi, constitue une justice spirituelle dont son cœur est le siège. A ce prix, elle « lui est imputée à justice 1) (Rom. IV, 5). Ainsi le chrétien, enfant de la foi, passe du domaine de l'obéissance extérieure à celui de la liberté chrétienne (Rom. VIII, 15; 2 Cor.