‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 13 sur 51 · CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION

En parcourant les classifications que nous venons de résumer on ne peut manquer d’être frappé par leur diversité. Ceci nous a semblé résulter de ce qu’elles ne reposaient jamais sur une base rigoureusement contrôlable et stable : Qu'il s’agisse des premières en date basées sur le contenu kystique ou de celles qui s’appuyent sur des facteurs pathogéniques (il s’agit souvent de simples hypothèses).

La seule base qui nous a semblé permettre de fonder une classification objective est l’étude anatomique de la paroi kystique. Il est indispensable d’en ‘revenir à la distinction entre Vrais et Faux Kystes, tel est d’ailleurs l’avis de Lu- BARSCH à qui elle semble également la meilleure. C’est sur l’examen histologique, comme l'avait conseillé BESNIER en 1874, qu'il faut établir les subdivisions.

Et la classification qui nous à semblé répondre le mieux à ces remarques est la suivante. .

A. Faux KYSTEs : 1° Faux kystes traumatiques. 2° Faux kystes inflammatoires ou infectieux.

3° Faux kystes nécrotiques : a) par lésion vasculaire (thrombose, infarctus, torsion) ; b) par transformation d’une tumeur pré-existante. | B. Vrais KYSTES : 1° Kystes dermoïdes.

2° Petits kystes multiples superficiels.

3° Grands kystes solitaires : a) kystes épithéliaux : épidermoïdes, épithélial simple, épithélial ‘wolffien ; b) kystes endothéliaux.

C’est à ce troisième groupe seul que nous avons eu pour but de limiter ce travail.

Cette classification attire un certain nombre de remarques:

1° Nous en avons fait disparaître le groupe des « lymphangiomes kystiques », ce groupe dont LINDQVIST donnait pour critérium principal la découverte de petits kystes au voisinage de la grande cavité. En fait celui-ci nous a semblé insuffisant. Si, dans la majorité des cas, les observations qui avaient été rapportées sous ce nom correspondent à des kystes à revêtement endothélial, il est des cas indiscutables de kystes épithéliaux (DINAND, KUBANYI, SHAWAN) dans lesquels de petites formations kystiques semblables existaient, soit dans la paroi même de kyste, soit dans la pulpe splénique à son voisinage.

2° Dans la subdivision des kystes épithéliaux eux-mêmes nous nous sommes basé sur les descriptions qu’en avaient donné leurs auteurs. Nous avons ainsi créé un groupe particulier de kystes à épithélium Wolffien correspondant au cas de SANTY, laissé dans un groupe de kystes à revêtement épithélial simple les cas de SHAWAN et de P. E. WEILL, car ces auteurs avaient fait remarquer que, malgré une apparence assez proche, un certain nombre de détails les empêchaient cependant de conclure à la similitude du revêtement qu'ils avaient observé et de l’épiderme.

3° A côté des 29 observations dans lesquelles il a été trouvé un revêtement cellulaire (Obs. N°s I, II, IV à XXX), il existe de nombreuses observations dans lesquelles aucun revêtement n’a pu être mis en évidence (Obs. N° III et 1 à 16). Pourtant l'allure clinique, l’absence de traumatisme, l’âge des malades souvent, l’aspect de la cavité kystique surtout semblaient les placer d'emblée dans le groupe des grands kystes solitaires. Et comme le font remarquer de nombreux auteurs, il est impossible de rejeter ces kystes dont le revêétement fragile a été détruit, tels sont les avis de : FINK, Lu- BARSCH, SHAWAN. Et HowaLp, en 1926, ne reconnaît-il pas que sur 74 observations de grands kystes qu’il a comptées, 54 n'ont plus de revêtement. Ces observations nous les avons groupées avec notre observation N° III sous le nom de : Cas douteux (Obs. 1 à 16).

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