‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 23 sur 51 · LES TOME · texte numérisé non relu

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core est-il juste de discuter dans ces trois cas la valeur réelle de ce traumatisme. Dans notre observation n° III, le traumatisme, qui avait été important il est vrai, puisque la malade était restée deux jours dans le coma, ne semblait pas

cependant avoir porté particulièrement sur la région splé-

nique. Il remontait à 21 ans déjà, et aucun signe macroscopique ni microscopique d’épanchement sanguin n'était retrouvé dans le liquide clair du kyste. Dans le cas de CREDE, le traumatisme remontait à 10 ans, et là non plus, aucun élément sanguin n'était retrouvé dans le liquide. D'autre part, la présence de revêtement cellulaire nettement perçu semble mal s’accorder avec la notion d’un hématome. Dans le cas de MoREscH1 et GHETTI, le traumatisme était récent, il remontait à un mois, le liquide était franchement sérosanglant. Mais la paroi était tellement nettement organisée, qu’on ne peut considérer le traumatisme dans ce cas, fort vraisemblablement, que comme une cause d’hémorragie intrakystique.

Nous en arrivons à conclure que, dans les vrais kystes, le traumatisme ne pourrait intervenir que comme cause de complications : hémorragie le plus souvent, mais peut-être aussi rupture. De plus lorsque le contenu kystique est hémorragique, la notion d’un traumatisme ne peut être retenue comme agent causal du kyste lui-même que s’il est relativemeni récent, ou si par ailleurs les caractères de la coque périliquidienne sont franchement ceux de l’enkystement d’un hématome.

Fragilité particulière du tissu splénique. — Divers facteurs avaient été accusés de fragiliser la pulpe splénique, de la rendre plus sensible à un traumatisme, à une hémorragie et ainsi à la création d’un kyste. En fait, nous venons déjà d'éliminer le second terme de cette proposition. Nous envisagerons cependant le premier et les différentes causes de fragilité splénique qui avaient été invoquées.

a) Infections générales. — Le paludisme, les infections typho-paratyphiques avaient souvent été regardés en tant que cause de splénomégalie, comme cause également de

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