URO
troubles circulatoires et de modifications importantes de la résistance du parenchyme splénique: le paludisme n’a jamais été retrouvé dans un seul des cas que nous avons envisagés. Les infections typho-paratyphiques n’ont été rencontrées que dans le cas de POHLE (kyste épithélial). Mais il ne s’agissait là que d’une infection surajoutée, intercurrente. Le kyste, la splénomégalie du moins, étaient connus depuis près de 10 ans ; la typhoïde ne commençait à se manifester que depuis 48 heures. Cette infection est venue par une complication aiguë attirer l’attention sur le kyste préexistant.
b) Grossesse. — Elle semblait avoir été mise en cause. En ce qui concerne les kystes épithéliaux, cette hypothèse peut être formellement rejetée. Parmi les malades chez qui l’on a découvert des kystes endothéliaux, il n’est que la malade de FRANK, chez qui la tumeur se soit manifestée à l’occasion d’une grossesse. La grande majorité des maladees n’avait jamais eu d'enfants.
c) Menstruations. — L'influence de la menstruation, les poussées congestives cataméniales de Ja rate, avaient été souvent incriminées. Si l’on ne peut la retenir dans les cas de kystes épithéliaux qui sont aussi fréquents chez les garçonnets que chez les jeunes filles, il est indiscutable qu’en ce qui concerne les kystes endothéliaux., il se trouve une forte majorité de femmes (73 %). Elles sont toutes en pleine période d’activité génitale. Peut-être pourrait-on retenir l’action de l’hypertrophie splénique cataméniale comme favorisant l'accroissement d’un kyste préexistant par un mécanisme proche, sinon même directement par celui de l’hémorragie intra-kystique.