‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 25 sur 51 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

. S'il existe vraiment une entité que J’on puisse désigner sous le terme de « grands kystes solitaires de la rate », Suivant l'expression de PooL et STILLMANN, c’est bien l'allure clinique de l’affection qui permet de s’en rendre compte.

Le tableau clinique est dominé par la notion d’une splénomégalie chronique et isolée. Deux examens dont l’importance ne saurait trop être répétée permettent d’arriver à cette notion : l'examen radiologique et l'examen du sang.

Troubles fonctionnels

Les troubles subjectifs accusés par le malade sont variables, et dans leurs manifestations, et dans leur intensité.

Ils sont souvent extrêmement minimes et tels malades n’ont jamais présenté aucun trouble qui ne s’inquiètent qu’au moment de l’apparition d’une tumeur (BENTON, HEINRICIUS, KuBANYI, MONDRE, NOVAK, RICHER, ROYSTER, SANTY). Tels autres ont bien, depuis un certain temps déjà, remarqué une tuméfaction de l’hypochondre gauche mais, n’en souffrant pas alors, ils ne s’alarment que lorsque des troubles importants commencent à apparaître (BRANDBERG, CREDE, SHAWAN, SUCHANEK, TILTON, Obs. personnelle n° III). Parfois enfin, c’est par hasard, à l’occasion d’un examen complet au cours d’une affection intercurrente, que le médecin est amené à découvrir la tumeur splénique (MONTGOMERY, POHLE, Obs. personnelle n° I).‘Il est frappant de remarquer en effet combien ces kystes peuvent être admirablement supportés. Ce n’est que lorsque leur volume devient important qu’ils s’extériorisent, soit par leur masse ou leur volume, soit par des

troubles variés relevant de la compression des organes voisins. ue

TROUBLES DOULOUREUX. — Des douleurs peuvent attirer l’attention.

Parfois elles sont spontanées, survenant sans cause apparente. Très fréquemment elles sont exagérées par l'effort, par la marche. |

Elles siègent dans l’hypecondre gauche, sous l’auvent costal.

Rarement continues, le plus souvent elles surviennent par périodes, par petits accès. :

Leur intensité est très variable : s’il s’agit parfois de vagués sensations de pesanteur, d’endolorissement, voire même de simples fourmillements, il n’est pas rare de leur voir prendre l’allure pongitive d’un point de côté, entraînant de la dyspnée. Dans certains cas même leur intensité est extrême ; la malade de SANDERS, qui n'avait jamais souffert jusque-là est prise d’un point de côté atrocement brutal, d'emblée à son acmée, elle pâlit, son facies se pince, la syncope semble imminente. La malade de MONNIER, qui depuis deux mois présentait quelques endolorissements du flanc gauche, fait brusquement une crise douloureuse très violente. C’est à peu près encore le cas de la malade de notre observation n° III. Ces brusques paroxysmes sont en général de courte durée, tout rentre progressivement et le plus souvent en quelques heures dans l’ordre. Certains auteurs ont voulu rattacher ces crises douloureuses subites à une modification brusque de la tension intra-kystique et l’expliquent de facon fort vraisemblable par une poussée congestive ou une hémorragie intra-kystique. A certains (GATERSLEBEN) elle a fait redouter l’imminence de la rupture, et cette hypothèse nous semble en partie confirmée chez notre malade de l’observa- : tion IT, dont le kyste présentait manifestement des traces de fissuration. ;

Quelques irradiations ont parfois été notées, surtout au moment des paroxysmes douloureux : il s’agit le plus souvent d’irradiations ascendantes et les malades de BRANDBERG,

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