‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 27 sur 51 · FN + VIN OU MP RANEMELS · texte numérisé non relu

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une infection du contenu kystique ; ce n’est que chez les malades de GATERSLEBEN et de POHLE que cette infection a pu être contrôlée. On peut en trouver ailleurs l'explication : le plus souvent, il semble que l’on doive incriminer la résorption d’une hémorragie intra-kystique.

Symptômes physiques

Devant la diversité, la multiplicité des symptômes fonctionnels et généraux qui ne présentent aucune allure franchement évocatrice, c’est à l’examen physique surtout que

l’on demandera de révéler des symptômes qui puissent ca-

ractériser nettement les kystes spléniques.

ASYMÉTRIE DE LA RÉGION SOUS-COSTALE. — Surtout lorsqu'ils sont développés aux dépens de la face antéro-externe de la rate, les kystes entraînent une déformation visible de l’hypocondre gauche. Parmi les différentes splénomégalies, c'est à peu près la seule qui donne une déformation semblable. RAMOND a bien insisté sur ce fait qui serait, pour lui, presque pathognomonique de la nature kystique de re trophie splénique.

Le rebord costal inférieur est déjeté en dehors, la base de l’hémithorax semble plus large, plus ouverte que du côté opposé. Cette déformation est souvent manifeste dès la simple inspection surtout si l’on regarde le malade légèrement de 3/4. Elle peut être facilement contrôlée et mise en évidence par la mensuration comparée de la circoniérence des deux hémithorax.

Une voussure déforme l’hypocondre UE elle bombe en avant; ses limites sont déjà parfois appréciables à l’œil nu. Il est bien évident que la mensuration peut encore être ici un moyen de contrôle objectif du volume de cette tumeur.

TUMEUR DE L'HYPOCONDRE GAUCHE. — La palpation montre facilement la cause tumorale de cette déformation. Si dans certains cas on n’a pu parler que d’une simple sensation de résistance anormale profonde sous-costale gauche, dans la majorité des cas on perçoit nettement l’existence d’une tu-

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meur. Rapidement on acquiert la certitude que cette tumeur qui vient saillir dans l’hypocondre se continue sous l’auvent costal et on la sent disparaître, s'engager progressivement sous le rebord des fausses côtes. La confirmation de ce fait on la trouve, lorsqu’en percutant, on arrive à délimiter une zone mate qui se continue sans interposition de zone sonore jusque dans la région thoracique, vers la ligne axillaire, allongée comme un ovoïde à grand axe oblique en bas et en dedans, occupant la région où l’on est habitué à trouver d'habitude la matité splénique.

Les limites de la tumeur que l’on précise tant à la percussion qu’à la palpation seront dessinées sur la peau et surtout reportées sur un calque qui permettra d’apprécier ses modifications ultérieures, son accroissement progressif.

On s’attache particulièrement à étudier son contour ; il est arrondi, à peu près régulier le plus souvent. En tous cas il est exceptionnel d'y reconnaître l’aspect crénelé que conserve toujours le bord antérieur de la rate dans les hypertrophies diffuses de cet organe et l’on ne trouve que rarement perçue l’existence d’encoches.

La consistance est ferme, résistante. Souvent la perception de fluctuation évidente est aisée ; souvent elle est soupconnée seulement par une sensation de rénitense, de tension élastique.

La situation toujours franchement antérieure de la tumeur demande à être particulièrement précisée. C’est un globe qui saille directement sous la paroi abdominale. A moins qu’elle n'ait atteint un volume considérable, la tumeur ne peut jamais être perçue dans la région lombaire : on ne découvre ni contact lombaire, ni ballottement rénal. Et même alors que celui-ci pourrait exister il est facile de remarquer que le développement, la saillie de la tumeur sont prédominants en avant.

Pour compléter l’appréciation topographique de cette tumeur, il est utile de rechercher la situation des zones sonores normales. On voit alors fréquemment signalée la diminution de largeur de l’espace sonore de TRAUBE, donnant limpres-

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