DIAGNOSTIC
À. -- Diagnostic positif
Le diagnostic positif ne nous retiendra que quelques instants. La rareté des kystes spléniques peut être une cause de leur méconnaissance. Les troubles fonctionnels qu’ils entraînent sont souvent, nous l’avons vu, fort discrets. Aussi faut-il savoir en évoquer la possibilité en présence de troubles douloureux persistants” de l’hypocondre gauche, savoir chercher alors une splénomégalie, mettre en œuvre tous les moyens d'investigation dont on peut disposer pour en établir la nature vraie. En pratique d’ailleurs le diagnostic positif se fera en deux temps : 1° établir qu’il s’agit véritablement d’une tumeur splénique ; 2° affirmer sa nature kystique.
1° AFFIRMER L'ORIGINE SPLÉNIQUE. — C’est souvent peutêtre le temps le plus difficile du diagnostic. C’est que du point de vue clinique, en effet, manque le plus souvent, sinon toujours, l’élément indispensable que l’on est accoutumé à rencontrer dans le diagnostic de toute splénomégalie : la présence d'un bord antérieur tranchant présentant des incisures, ayant une allure crénelée. Ici cette constatation manque régulièrement, nous ne l’avons vue signalée que dans deux observations. La difficulté du diagnostic de splénomégalie est extrêmement accrue de ce fait ; c’est d’autres côtés qu'il faudra chercher les symptômes qui permettent d’y aboutir. En un mot, à un signe capital et facile à découvrir d’habitude, nous sommes obligés ici de substituer tout un groupe; tout un faisceau de constatations, dont aucune isolée n’a de valeur propre. Que l’une de celles-ci soit en discordance avec les autres, le diagnostic risque d’être aiguillé sur une fausse voie.
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Cliniquement : Les faits que l’on cherchera à mettre en évidence sont: Le siège de la tumeur: de l’hypocondre gauche où on la sent bomber, elle se prolonge insensiblement et de façon continue sous le rebord costal derrière 'lequel son pôle supérieur disparaît. k
Sa situation antérieure, fixe, immédiatement sous la paroi abdominale, sans qu’il soit possible d'obtenir ni contact lombaire, ni ballottement rénal.
La continuité de la matité tumorale avec la matité de la région où se projette habituellement la rate, et ceci sans interposition de zone sonore, sans qu'il soit possible de découvrir à côté d’elle une autre matité qui puisse représenter la rate. L’encadrement sonore de la tumeur par la sonorité gastrique en dedans, par la sonorité colique en bas.
La mobilité passive de la masse au cours des mouvements respiratoires. L'absence de mobilité transversale ou verticale importante dans la majorité des cas.
Radiologiquement : Les examens radiologiques sont d’une aide absolument indispensable pour chercher à mettre en évidence les déplacements ou les déformations des viscères Voisins.
Du côté de l’estomac on recherchera la déviation vers la droite de toute la portion verticale de l’organe, la compression de sa grande courbure, l'orientation verticale du canal pylorique, l’allongement de la portion abdominale de l’œsophage.
Sur le côlon, on précisera l’abaissement de toute la portion gauche du côlon transverse et surtout de l'angle splénique. Sinon, sur des radiographies de profil, on aura soin de rechercher si cet angle colique ne se trouve pas en arrière de la tumeur.
Au niveau des reins on s'attachera surtout à préciser l’intégrité absolue de l’image des cavités pyélo-rénales, et de plus le fréquent déplacement du rein en bas et en dedans.
Du côté du diaphragme on recherchera l'élévation de l’hémicoupole gauche, la diminution de sa mobilité.
Parmi les examens radiologiques, citons une méthode qui
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