‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 38 sur 51 · RU A · texte numérisé non relu

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ception de contours arrondis ont permis rapidement de conclure à la nature kystique de la splénomégalie. Il importe alors de tout mettre en œuvre pour affirmer qu’il ne s’agit pas d’un kyste hydatique. L'étude des antécédents, la recherche de l’éosinophilie sanguine, l’intradermo-réaction de Casoni surtout, permettront d’arriver à ce résultat. il y a un énorme intérêt à y parvenir : c’est qu’il faudrait alors absolument interdire la ponction exploratrice avec ses dangers d’inoculation péritonéale et pariétale. I1 faudrait également savoir s'imposer au cours de l’intervention qui serait décidée un certain nombre de précautions indispensables pour parer à ces dangers de diffusion. Ce n’est qu’alors, lorsque le kyste hydatique sera éliminé avec certitude, que l’on pourra être autorisé à pratiquer la ponction exploratrice ; c’est donc en pratique à ce moment seulement, si l’on désire arriver à un diagnostic clinique précis, que l’on pourra essayer de distinguer l’une de l’autre les différentes variétés de tumeurs kystiques de la rate. C’est essentiellement la distinction des faux-kystes hémorragiques que l’on peut espérer envisager alors. Déjà les antécédents traumatiques qui sont presque toujours facilement retrouvés, le plus souvent récents, pourraient être considérés comme un argument diagnostic important. On peut égalément retenir dans ce sens un certain nombre de causes de fragilité particulière du tissu splénique : maladies infectieuses telles que le paludisme, la typhoïde, ou une infection puerpérale, et chez la femme la notion de nombreuses grossesses antérieures. La ponction exploratrice est alors le seul moyen d’arriver à ce diagnostic ; mais en réalité elle renseignera tout au plus sur la nature hémorragique du contenu Kystique ; ce n’est pas suffisant, nous Île savons, pour affirmer qu’il s’agit d’un faux kyste, puisque des modifications par hémorragies intra-kystiques sont possibles dans les vrais kystes. |

IV) C’est l'examen anatomique qui permettra seul en définitive de faire le diagnostic entre les différentes tumeurs kystiques de la rate : l’existence de la paroi fibreuse propre,

continue, facilement clivable, est à notre avis le seul critérium absolu des vrais kystes. L'examen histologique permettra de reconnaître le type du revêtement cellulaire. Mais son absence ne doit pas être considérée comme le test absolu de la nature pseudo-kystique de la tumeur, elle ne doit que le faire envisager comme un kyste qui a perdu son revêtement et ne peut être qu’un obstacle à sa classification précise.

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