‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 41 sur 51 · Observations personnelles · texte numérisé non relu

Observations personnelles

O8s. I, — Kyste épithélial épidermoïde. (Observation due à l’obligeance de MM. les Professeurs GRÉGOIRE et LEREBOULLET).

René De.…., âgé de 8 ans, est envoyé le 12 mars 1938 à la consultation du pavillon Pasteur à l’hospice des Enfants Assistés par son médecin qui a découvert une tumeur de l’hypocondre gauche.

Dans les antécédents de cet enfant on ne trouve aucun fait particulièrement intéressant. Né à terme le 25 janvier 1930, de parents bien portants, l’enfant s’est toujours développé normalement. Il a présenté de banales maladies de lenfance. À 2 ans, il a subi une amygdalectomie. Entre 5 et 6 ans, il a eu la coqueluche, les oreillons. A, 7 ans, il a été opéré pour appendicite. En outre, il s’agit d’un enfant qui présente fréquemment des épisodes pulmonaires bénins à type de bronchite.

IH n’a jamais fait de séjour important hors de France, en particulier pas de séjour dans les colonies, et on ne retrouve vers Jâge de 5 ans qu’un séjour de deux mois à Vienne (Autriche).

La tumeur de l’hypocondre gauche qui l’amène à consulter a été découverte par hasard: dans le courant du mois d’octobre 1937, à l’occasion d’une angine, les parents auraient déjà remarqué une voussure de l’hypocondre gauche ; maïs elle n'a été coïstatée par le médecin que deux mois seulement avant la consultation à l’hôpital et, ayant été appelé à revoir l’enfant quelques jours avant cette consultation pour une bronchite banale, il a noté, sur cet espace de deux mois, qu’elle avait nettement augmenté de volume.

Le petit malade est hospitalisé le 18 mars 1938.

Examen : L'enfant, à bon état général, n’est pas amaigri; il mesure 1 m. 22, pèse 23 kgs; son appétit est bien conservé, il n'existe pas de troubles intestinaux. L'enfant n’accuse aucun trouble douloureux, aucune gêne. Tout se résume à une tumeur de l’hypocondre gauche.

A l'inspection : Il existe une asymétrie manifeste de la région

sous-costale : la base de l’hémithorax gauche est évasée, déjetée en dehors. |

Au niveau de l’hypocondre gauche, une saillie régulière, proéminente, globuleuse, bombe en avant. %

La mensuration confirme cette déformation : la distance xyphoombilicale est de 14,5 cm. La circonférence comparée des deux hypocondres montres à 10 cm. de lappendice xyphoïde : à gauche 59 cm., à droite 28 cm.; à 4,5 cm. de l’appendice xyphoïde : à gauche 62 cm., à droite 30 cm.

À la palpation : On sent une tumeur qui déborde le rebord costal et qui semble, vers son pôle supérieur, s'engager sous cet auvent costal. Elle déborde les fausses côtes de 4 travers de doigts et atteint presque la ligne médiane dans la région épigastrique.

Sa matité se poursuit sans interposition de zone sonore jusqu’au niveau du sixième espace inter-costal sur la ligne axillaire.

Le pôle inférieur de cette tumeur qui soulève l’hyopecndre gauche a un contour régulièrement arrondi, comme dessiné a” compas. Cependant il existe une légère encoche perceptible en regard de l’ombilic.

Sa surface est lisse, régulièrement sphérique, globuleuse ; elle donne, lorsqu'on l’empaume, la sensation d’un ballon. Sa consistance est ferme, tendue, légèremert rénitente.

Cette masse est franchement antérieure, perçue directement derrière la paroi abdominale, elle ne donne ni contact lombaire, ni ballottement rénal à la palpation bi-manuelle.

Par ailleurs sous les fausses côtes droites on palpe le bord inférieur du foie qui déborde légèrement. L'examen somatique général ne donne aucun autre renseignement positif : dans les régions ganglionnaires il n’existe aucune adénopathie perceptible. L'appareil pulmonaire, le cœur, le système nerveux sont absolument normaux.

Des examens complémentaires sont alors entrepris.

1° Les examens radiologiques confirment l’origine splénique de cette tumeur.

a) Une radiographie sans préparulion montre l’élargissement de l'ombre splénique, ainsi d’ailleurs qu'une légère augmentation du volume du foie.

b) La radiographie gastrique, après repas opaque, est particulièrement intéressante : l’estomac est en situation médiane, tout au moins en ce qui concerne sa portion verticale qui se projette devant le rachis. La grande courbure présente sur toute l’étendue de sa portion verticale, sur une hauteur d’environ 7 cm., une encoche régulièrement arrondie comme dessinée au compas. Dans l’ensemble, l’organe semble comprimé, repoussé en masse vers ln

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