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l(>s actriirH : Le; Kaiii et Taliiiu, qui a|>|)n'fin(;nl «iji
(^lèvi's (1«* havi«l II* hlyle iivn iiioiiveriienlH et le Hhle
des habits pour que ceux-ci aillent en rr^^paiicire le
jçoût.
K|)oque où l'on ne veut vivre que ijaris le nioliilier <lr T.iKjiiiii le Siiperhe et hoire exclusivenienl dans les palères d'HercuIannin ! Kpoque où les robes de femmes ont des airs de chiamydes et où les souliers ressemblent à des <;othumes!
Ab! David était nii babile homme! et voyez que son art avait transformé à son image les mœurs et les coutumes!
Mais, poursuivons. Au Salon de 1787, le célèbre artiste expose la Mort de Socraie.
Il a assisté à la tragédie païenne qu'il représente, il en a suivi avec courage le développement pathétique, et même on raconte, à propos de ce tableau, qu'ayant d'abord peint le philosophe à l'instant où il tenait la coupe présentée par l'esclave attendri, André Chénirr, qui était aussi Grec que David était Homain, s'écria, comme s'il vivait la scène : « Non, non, Socrate ne prendra la coupe que quand il aura parlé ! ••
Et le peintre obéit à la vision du poète qu'il avait partagée.
D'ailleurs, voici une anecdote où l'égoïsme du maître s'imprègne d'un stoïcisme tout antique encore au nom de l'art.
« Une demoiselle de qualité, qui avait bien voulu un jour servir de modèle à David pour la fille de Brutus, à force de poser avec expression, s'évanouit réellement dans les bras de Madeleine sa gouvernante. «Monsieur, dit Madeleine, elle se « trouve mal pour tout de bon ! — Taisez-vous, « reprit David à voix basse, attendez encore, il n'y (( a pas grand danger : ne voyez-vous pas qu'elle « est admirable ainsi? » Et, avant que le modèle eût pris du repos, il se hâta de retoucher ses lignes et de saisir le mouvement. » [LÉdiication artistique par V Image et r Anecdote , du même auteur).
En poursuivant l'œuvre de notre héros, nous signalerons ensuite les A mours de Paris et d'Hélène^ d'une passion très retenue, et les Licteurs rapportant à Brutus les corps de ses fils^ une page remarquable par son énergie sombre.
Un autre aspect de David va maintenant se révéler. La Révolution gronde et naturellement notre «réactionnaire» y prend une part active.
Lui qui mit en déroute les sensibleries de la peinture au profit de la crânerie et du solennel, lui dont la religion en était demeurée à la mythologie et résista toujours à la pensée du christianisme, se fit remarquer aussitôt au premier rang des Jacobins.
Voulez-vous une idée de la foi religieuse chez
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havid? " Lji ïIik'Im'Sm* do Noaille», croyant qu'un arlistft BJ R^rioiix pouvait *wu! lui p«*in<hn» un ('Ainni iligno (le ra|>pehT la li^n»* ft^vèr#» et l'onrtiiin d< M'iivrofi divines, lui commanda un tableau rcpr/;sontanl lo Sanvf*ur rouronn/» dV-pinef».
« (^omm*»ni vonlo/.-vons, Madam«',que je pfipnc « \v (Ihrist? Je ne le connais pas. Socrati? si vous « voulf'Z. »
« INmi (le jours après, sur l'insistance de la dam<î, David oboit, mais il lui envoya un (Jirisi sous les traits et sous les habits d'un soldat aux gardes françaises ! >»
Voub'z-vous un trait de Tardour politique de David ? « Au 40 août, comme ce pauvre Louis XVI ne reconnaissait aucune figure amie parmi les conventionnels, il aperçut tout à coup son premier peintre : " Eh bien David, lui demanda-t-il d'une voix émue, quand finissons-nous mon portrait — Je ne finis pas le portrait d'un tyran I répondit cruellement l'auteur de Brutus, »
Aussi bien le Serment du Jeu de Paume est une occasion pour David de prophétiser u la foudre qui frappera la chapelle royale»; et de même que la fille de Brutus avait été posée, comme nous lavons dit, par une « citoyenne )> du grand monde, rotons l'amusement de l'anecdote suivante où l'oa voit un c( charbonnier patriote >, qui figura l'un des personnages du Serment du Jeu de Paume ^ refuser
à David la rémnnération que le célèbre artiste lui propose : «Fi donc! Monsieur. Ce tableau est pour la nation ; vous lui faites cadeau de votre ouvrage, je ne veux pas de votre argent; mettez seulement ma médaille et son numéro... Je serai content qu'on sache dans cent ans que Rousseau, charbonnier, était bon patriote. »
L'enthousiasme du public répondit à celui de l'œuvre en question, qui prépara généreusement l'entrée de son auteur à la Convention nationale.
Le Musée du Louvre possède un dessin ébauché en couleurs sur toile répétant exactement le Serment \ il nous initie à la manière de procéder singulière du maître. 11 dessine nus ses. personnages avant de les habiller, et son dessin est bien typique dans sa pureté classique, dans son geste noble, dans sa ligne impeccable !
Certes, le moyen est choquant et contraire à l'acceptation du geste vêtu, dont les plis ont un esprit propre, opposé même à la charpente osseuse et au caprice des muscles, mais les Grecs et les Romains ne juraient que par la nudité, et David ne voulait point leur déplaire.
Au surplus, il faut louer cette admirable probité technique qui n'est pas l'une des moindres vertus de l'art de notre personnage.
Une autre de ses vertus est à mentionner. De celle-là, David se fût indigné parce qu'elle était
coiiliairr' à sa doclrine, mai» noun y inHist<»ron^
«rniil.'iiit (jii'll»* nous montre le vj'TilahN' g/*nie (Jii ju'iiit r<*.
L(ji ^(|ii(' haviti (l«'j)osora son glaive ft son armure, lors<|iril sna rran(;ais enfin et ému directement par la .\aliii(; de son teinps, il f<*ra de» chefjid 'œuvre!
Mais [)i*ory'(lons par ordre. Nommé momhre de la Convention, le p«*intre de Brutus fait preuve d'un républicanisme oxalté, et il vote avec Lepelletier de Saint-Fargeau la mort de Louis XVI.
Or Lepelletier, au lendemain de ce vote, est assassiné par un garde du corps.
Il n'en faut pas davantage pour que David coille furieusement le bonnet pbrygien en place de son casque coutumier, et, du même coup, son génie se transforme !
11 retrace les derniers moments de son déliint collègue avec une telle conviction, avec une telle foi sincère, qu'il en oublie son austère doctrine et peint un chef-d'œuvre personnel : son chefd'œuvre !
A ce naissant réalisme, marque de sa plus réelle maîtrise, vient s'ajouter, à quelque temps de là un autre chef-d'œdvre, Marat assassvié^ dans sa baignoire, d'un réalisme plus accentué.
Et c'est encore avec le Sacre, avec le Portrait de M"^^ de Récamier, que David donnera le liieilleur
r)AviD io1
de lui-même, par opposition aux Sahines^ notamment, qui sont du genre doctrinaire.
Pourquoi, diable, reprit-il le casque après s'en être si victorieusement libéré? Pourquoi renonçat-il à sa propre émotion, à son génie intime, plus vivant, plus souple et plus vrai !
Mais, en réalité, David se fût fâché de n'être point le génie acquis qu'il voulait paraître, aveuglément, et il eût estimé ses échappées de verve, regrettables. David, en un mot, n'eût point été David sans la science qui lui dérobait son génie.
Une anecdote macabre, maintenant, va nous montrer l'artiste s'employant à maquiller le cadavre de Marat. Il s'y applique avec le zèle d'un bon républicain; il est vrai que ce bon républicain peindra plus tard avez un zèle égal la Distribution des Aigles et le Couronnement .
« La journée du 16, lixée pour l'enterrement de Marat, fut un deuil public. Maure et David étaient chargés de tous les soins. Comment exposer ce corps?
« On ne peut découvrir aucune partie du corps « du martyr, dit David, car vous savez qu'il avait « une lèpre et que son sang était brûlé... Un drap « mouillé représentera la baignoire. Ce drap, (( arrosé de temps à autre, empêchera l'effet de la « putréfaction, déjà très avancée. »
(( Et, bravement David se mit à maquiller le