LE PORT DE NEW-YORK EX FLAMMES
Tusine Campbell, pourtant silu^*s à plusieurs centaines de mMres du foyer primitif, sont (également dévorés.
Et la nuit qui descend sur ce tableau tragique lui donne une intensité, un relief plus violents encore. La flamme qui s'élève des remorqueurs brûlant comme des torches, jette sur la ville des reflets rougeAires que Teau du port reflète sur toufe son étendue.
On dirait qu'une flotte ennemie s'est introduite dans la rade et a criblé d'obus incendiaires les navires et la cité. New- York semble une ville bombardée. La terreur et le deuil y régnent.
Et les détails atroces des scènes d'épouvante et de cruauté, dont les Docks et les navires incendiés sont le théâtre, ajoutent encore h l'horreur du spectacle....
Cent cinquante morts, 10 millions de dollars, tel fut l'afl'reux prix de ce sinistre mémorable.
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« Courage^ me» hommes!... Adieu! »»
£*< /e commandant de Maaduil-Duplessix disparaît, entraîné dans un tourbillon.
EN 1900, rcscadre de la Méditerranée, sous le commandement de l'amiral Fournier, avait pris part, avec Tescadre du Nord, à une grande revue navale passée dans les eaux de Cherbourg par le Président de la République.
Au cours de son voyage de retour vers Toulon, le gouvernement l'autorisa h faire escale et môme à séjourner à Royan.
Dans les premiers jours du mois d'août, par un matin ensoleillé, la foule accourue sur les roches de Pontaillac, aperçut à Thorizon les premiers flocons de fumée qui annonçaient la présence de Tescadre. Et bientôt les grands bAtiments cuirassés furent en vue, arrivant en une majestueuse ligne de file. On perçut des accords d'harmonie qui, d'ondes en ondes, arrivaient du Brennus jusqu'au rivage. Enfin on distingua à l'œil nu les marins de la musique de l'amiral rangés en cercle ù l'arriére. Auprès du formidable cuirassé, évoluait un contre-torpilleur semblable à quelque oiseau de mer rasant les flots autour d'un cétacé.
Ce léger navire était la Framée,
Les fêles données à terre en l'honneur de l'escadre furent très simples, mais très réussies. Tous les marins y prirent part. Ils rivalisèrent d'entrain, et ceux dont le béret, crAnement posé sur l'oreille, portait ces mots, en lettres d'or : La Framèe, firent, enire tous, preuve du plus martial enjouement.
Après quelques jours de repos, une après-midi, l'escadre leva l'ancre et repartit, emportant les regrets de tous les Royanais dans son sillage.
Elle fit route pour Gibraltar qu'elle devait doubler afin de rentrer dans la Méditerranée.