‹ Les grands procès de l'histoire (volume 2)Chapitre 32 sur 39 · VUE DE LA DÉMOLITION DU PALAIS · texte numérisé non relu

VUE DE LA DÉMOLITION DU PALAIS

Lucile courant retrouver Camille dans la mort ; c'est Darboy, l'archevêque martyr ; c'est Bonjean le juste, immolé aux fureurs de la guerre civile.

Il y a plus de sincérité poignante et d'humanité vraie dans ces agonies silencieuses au bord de l'éternité que dans la pourpre glacée des cortèges officiels : Ney, vivant sa dernière heure dans l'obscurité d'un cachot, est plus émouvant encore que dans l'exaspération héroïque de la Haie- Sainte.

Les moindres bruits de nos demeures et ceux de la place publique se répercutent au Palais qui est comme le carrefour où se rencontrent tous les appétits et toutes les haines. Tout y aboutit : les drames de famille, les tragédies domestiques, les comédies sociales, les désastres matériels.

C'est là que sont dressés chaque jour les documents qui serviront à établir les grands bilans sociaux.

Après les catastrophes (guerre, émeute ou révolution), les procès qui se plaident aux audiences fiévreuses de la cour d'assises fournissent aux historiens de l'avenir des matériaux précieux pour écrire le récit fidèle des temps tragiques' jou des heures héroïques et glorieuses.

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