‹ Les grands procès de l'histoire (volume 2)Chapitre 5 sur 39 · FRANÇOIS II, ROI DE FRANCE, ÉPOUX DE MARIE STUART · texte numérisé non relu

FRANÇOIS II, ROI DE FRANCE, ÉPOUX DE MARIE STUART

rieux, malgré les soins et le dévouement passionné de sa femme.

Le 6 décembre 1560, Marie Stuart était veuve. Pendant quarante jours, elle resta cloîtrée dans des appartements fermés au jour, refusant de voir personne, inconsolable.

^ Cependant, le pouvoir avait passé aux mains de Catherine de Médicis, qui allait régner au nom de Charles IX son plus jeune fils.

Marie Stuart, qui s'entendait mal avec sa belle-mère, réfléchit longuement à la situation.

Elle n'avait plus rien à faire en France, et, d'autre part sa mère venait de mourir en Ecosse, laissant au gouvernement une situation pleine de difficultés, en raison de la violence des luttes religieuses entre catholiques et protestants, ceux-ci soutenus par Elisabeth d'Angleterre

Elle résolut donc d'aller y rétablir l'ordre et fit annoncer son retour.

Ce n'était point, pourtant, de gaieté de cœur qu'elle s'y décida. J

« Que de fois, nous dit Brantôme, je l'ai vue appréhender comme la mort ce voyage et désirer cent fois plus de demeurer en France, simple douairière, que d'aller régner la, en son pays de sauvages ! »

Le départ fut déchirant.

C'est à Calais qu'elle s'embarqua, le 14 août 1561 Quelques seigneurs français partaient avec elle.

Voici le tableau qu'en fait Brantôme :

« Elle, les deux bras sur la poupe de "la galère, du côté du timon, se mit à fondre à grosses larmes, prononçant

toujours ces tristes paroles : « Adieu, France ! », jusqu'à ce qu'il commençât à faire nuit. »

Le lendemain, au jour levant, la brise étant tombée pendant la nuit, la côte française était encore visible à l'horizon.

Marie se mit à contempler la France tant qu'elle put et répéta encore ces mots :

— Adieu, France !

Adieu, France ! Je pense ne vous revoir jamais plus !

Sa première impression, en arrivant en Ecosse, fut pénible.

Habituée aux

splendeurs de la Cour de France, elle trouva pour tout équipage, à son arrivée, un cheval pauvrement harnaché.

Le soir, les bourgeois d'Edimbourg vinrent chanter des psaumes protestants sous ses fenêtres.

C'était un accueil plutôt austère.

Le dimanche suivant, comme elle faisait célébrer la messe dans la chapelle du palais, une foule fanatique

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