‹ Les grands procès politiques: Le duc d'Enghien d'après les documents authentiquesChapitre 19 sur 23 · LE GÉNÉRAL HULLIN · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL HULLIN

Pierre-Auguste HuUin nacpit à Genève le 6 septembre ' 1758. Il fut successivement, dans son pays, apprenti horloger et garçon limonadier.

Û TOt «isuite à Paris, où il emçt, pour vivre, diverses industries.

Il prit une part active à la prise de la Baslilie, y entra un des premiers, et fat un de ceux qui s'emparèrent du gou- Terneur.

Il reçut à cette occasion la médaille des minqtmin de la

BaslUle et fît partie de la compagnie du \k juillet.

Emprisonné pendant la Terreur, nous ne savons pour quel

motif, il fut délivré le 9 thermidor.

U fit ses premières armes à Tarmée d'Italie, et parvint ra-

pidementau grade d'adjudant général.

Il fut un des hommes dévoués du 18 brumaire, obtint par

là même un avancement rapide, et fat nommé coup sur

eoup général de division et commandant de la garde consu*

laire.

En 1SÛ4, il présida la commission militaire qui fit fusiller le duc d'£nghiea.

n fut nommé bientôt après grand ofhcier de la Légion d*Iionneor, et reçut le titre de comte.

A son retour des campagnes d'Autriche et de Prusse, auxquelles il avait pris une part active, Ijonaparte lui donna la commandement de la première division militaire.

C'est en celte qualité qu'on 1812 le général Malet lui tira un coup de pistoiet^

La balle entra par la bouche et ressortit par la joue sans lui faire un grand mal. C'est de ]k que lui mt le surnom populaire de Bouffe-la- Dalle.

A la rentrée des Bourbons, il écrivit au prince de Taiieyrand, la lettre suivante :

« Dégagés maintenant du serment de fidélité que nous ayons prêté à l'empereur, mon état*-major et moi noas empressons d'adhérer aux mesures prises par le gouvernement.

OL Mes principes sont invariMes.

« Je me dois à ma patrie avant tout» Persuadé que le nouvel ordre de choses né s'établit que pour son bonheur, je prie V. A. S. de vootoir bien être l'organe de mes sentiments pour la chose publique, et de mon dévouement pour notre nouveau souverain» » >

Ses offres ne furent pas agréées.

Pendamt les Gent-Joura il fat de nouveau giniTemeur de Paris.

Quand Louis XVIII rentra à Paris pour la seconde fois, il fut interné à Gosne et banni momentanément par l'ordonnance du S7 janvier 1816. -

n essaya, dans un mémoire jfistificatif rédigé par Dupin aîné, de se laver du meurtre du duc d'Engbien, dont il attribue à Savary de Rovigo la responsabilité.

Le souvenir de cette affaire attrista sa vieillesse. Il était devenu presque aveugle et mourut «sseE misérablement à Paris, le 1 1 janvier 1841 .

1. Voir les lôt ûls très-curieux de cette affaire dans la ContpiratHm Maletf par Pascbal Grousset.

LE GÉNÉRAL ORDENEH. ♦

Michel Ordener, naquît à St-Avold (Moselle), le 2 septembre 1755.

Il entra au service en 1773, dans les dragons de la légion de Condé.

En 17dd, il était capitaine; il prit part aux campagnes de la Révolution, et fat nommé chef de bri^^ade de la garde des

Consuls, le 18 juillet 1800 et général de Lirigadc en 1803.

Le 1 1 mars 1804, il se porta de Scheiestadt sur Ettenheim pour y opérer Tarrestation du duc d'Enghien,

n est probable qu'il ne fut qu'un instrument et qn'il ignorait le sort fatur du dernier des Gondés. H ne prît auconé part, directe on inclireete, au jugreraent ou à l'exécution.

U est cependant remarquable que le 14 juin 1804 (trois mois après), il fut nommé conunandeur de la Légion f honnenr.

Il fut nommé général de division après Austerlitz, où il s'était distingué.

Couvert de blessures, perclus, il fut appelé au Sénat en 1806 et mis à la retraite.

En 1808, Bonaparte le nomma eomte de l'empire, premier écuyer de Timpératrice, et gouverneur du palais de Compxègne, où il mourut eu 1811.

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