‹ Les grands procès politiques: Le duc d'Enghien d'après les documents authentiquesChapitre 20 sur 23 · LE GÉNÉRAL LEVAL · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL LEVAL

Jean-FraDçois Levai, né le 17 avril 1761, s'enrôla en 1779 j dans le régiment de Poitou.

De 1792 à 1793, il passa par les grades de capitaine au l*' bataillon de Paris, lieutenant-csolonel, et colonel de l'anden régiment des Deux-Ponts. Il servit soos Hoche comme général de Lrigade, sous Jourdan à l'armée de Sambre-et- ; Mease; sous Morean, à Tarmée du Rhio, comme général de i division. II commandait à Strasbouig en 1804. Toute sa part daos raffaira du duc d'Engliien paraît se borner à une sur* veillance de police avant TeDlèveraent, peu digne peut-être d'un officier général, mais qui étail dans les mœurs militaires I de Tempire. Quand le duc d'Enghien fut amené à Stras- , bouig, il se conduisit à l'égard de ce prince avec beaucoup | de courtoisie. Le chevalier Jacques, secrétaire du duc d'En- I ghieiij lui en rend le tëraiâgnage le plus complet.

Le général Levai se distingua dans la guerre d'£&pagae i et dans la campagne de France.

Après la chute de Bonaparte, il se rallia aux Bourbons, et fut nommé chevalier de Saint- Louis, le 2 juin 1814, et nommé inspecteur général de rinfanteria des 21* et 22* divisions militaires. Bonaparte, revenu à son tour, le nomma gouverneur de Dankerqne.

A la seconde R^tauration, il déploya'quelque zèle pour attirer sur lui de nouveau les faveurs royales; mais il ne réussit pas, et vécut dans la retraite jusq[u'à sa mort, en 1834.

EMM SHËE.

Henri Shëe, né à Landrecies, la Sô janvier 1 739, entra au service comme cadet dans un régiment irlatndds.

La Révolulioii le trouva colonel du régimeiit Coloml-géné' rai.

En 1795, il fut promu au grade de général de brigade; essaya, sous les oidres de Hoche et de Tamiral Bmiz, un débarquement en Irlande, et quitta Tétat militaire après Péchec de cette tentative, pour essayer de la carrière administrative.

Âprès le 18 brumaire, il fut préfet du Mont-Tonnerre, commissaire général dans les quatre départements de la rive gauche du Rhin, et enfin préfet du Bas-Rhin.

Lors de renlèvementdu duûd'Enghien, il joua, dans cette affaire un rôle assez actif. Il entretenait à Ettenheira des agents secrets ; et, dans une certaine mesure, on peut lui attribuer une part de responsabilité dans cette affaire*

n fut nommé comte en 1809, et fait sénateur en ISIO.

En 1814, Louis XVIIl le créa pair de France, il mourut en 1820, à un âge fort avancé.

Sa fille avait épousé le baron d'Alton, qui joignit à son nom, en vertu d'une ordonnance royale du 1 1 décembre 1 S 1 5, le nom de Shée.

Son ])etit-rils, M. Edmond d'Alton-Shée, est un des démocrates les plus justement estimés de notre époque. Il se battit couragsusement en février 1848, et lutta jusqu'à la fin pour la République,

[jfi GIÉMÉRAL BAZANGOURT.

Jesn-BaptUte-Marin-Ântoine Lecat de Bazancourt, d'origine noble, naqail le 19 mars 1775, au Val-de-MoUe (Œse).

— En 1775, il entra à Fécole-militaire, d'où il sortit souslieutenant au 42* régiment de li^e en 1784,

En 1792, il était capitaine, £t la première campagne dltalie, et oi>tint, pendant la campagne d'Égypte^ à laquelle il prenait part, le grade de chef de bataillon.

Il était un des hommes sur lesquels comptait Bonaparte au 18 brumaire, et sa confiance ne fat pas trompée.

En 1804, il était colonel da4« régiment d'artillerie légère, quand il fut désigné pour faire partie de la commission militaire qui fit ftutiller leduod'Enghien.

Il a toujours protesté, prétendent ses biograplies, qu'il n'avait pas voté pour la mort.

Dans ce cas, comment expliquer sa signature au bas de la sentence?

Gomment expliquer surtout ce fait accablant pour ea mémoire, qu'il continua à servir Bonaparte?

Peu de temps après cette affaire il fut nommé baron.

Après Austerlitz, il fut immmé commandeur de la Légion d*honneur«

En 1806, il fit la campagne de Prusse et fat nonuné général de brigade.

Mis à la retraite en 1814, n reprit du service pendant les

Clent-Joar% et eommanda la ville de Chartres juscpi'à la rentrée de Louis XVIII.

A partir de cette époque^ il vécut dans la retraite, et mourat à Paris le 18 janTÎer 1830.

Page 1