Q^infe ans de hauts police, etc
Aucun des systèmes imagiués alors on depuis ponrrejeter sur des hasards ou sur des instruments passifs la responsabilité du meurtre, ne tient devant un simple exposé des faits. C'est dans les derniers jours de février que Bonaparte apprend qu^il doit définitivement renoncer à Fespoir de faire tomber le comte d'Artois dans l'embuscade de BiviUe; il kii aussitôt écrire par Réal au préfet de Strasbourg , pour savoir si le duc d'En^liien est à Ettenheim. Dans celle lettre du X*'' mars k M. Shéa, Réal ne demande pas : Le duc conq[>ir6-t-il? Avez- vous quelque renseignement à transmettre sur luil II demande simplement ceci : « Le duc est-il tou* jours à Eltenbeim^î » Le rapport de Lamothe arrive le 9 mars, le 10 mars il donne à Caulaincourt et à Ordener l'ordre de franchir la frontière et d'investir Tun Offenbourg, Fautre Ettenheim. Ce lait est intimement lié à tout ee qui précède, c'est la résolution d'une âme violente et impatiente de frapper. Gomment l'attribuer à un autre qu'à celui qui alors était loul, et qui seul dans cette affaire était emporté par la passion et aveuglé par 1 mtérêt personnel! Dans ses confidences de Sainte^Hélènei tantôt il reveoflique la déter«* mination pour loi seul^ tantôt il Timpute aux conseils per* Mes des acteurs sans volonté qui se trouvèrent mêlés à ce triste drame I comme s'il avait l'habitude de se laisser influencer par son entourage^ surtout dans des questions d'une aussi grande importance t Et qui en accuse^t-itT Pfaomme qui par situation avait le moins intérêt à le pousser à im semblable excès, et qui par caractère y répugnait le plus, Talleyrand % le froid, le prudent, le modéré Talieyraad, Thomme des moyens termes, l'ennemi des partis extrêmes, nature complaisante jusqu'à la lâcheté, mais ni méchante ni cruelle. Et dans quel but Talleyrand aurait-il imagine ce crime? dans le but de compromettre à tout jamais Bonaparte avec les
1. Document cité par Nougarède de FêjBii Bicherchi* hUtoriquei tuf
le procès du duc d'Enykien,