Û'Méara, Las Cases
Bourbons, et de rendre le retour de eeax-ci impossible I Mais pourquoi? quelle crainte ou quelle ambition pouvait lui inspirer une telle Irénésie? celle race était-elle entre lui et le trône? qu'avait-il tant à redouter des Bourbons» lui qui n'avait trempé dans aucun des excès de la Révolution, qui n'avait été ni un régicide comme Fouché, ni un terroriste commu Bonaparte, lui qui était meij:e un des seuls hommes de gouvernement possibles dans Thypothèse d'une restauration?
A cette fausse et lâche excuse invoquée par un homme qui tantôt recalait devant son propre crime, tantôt d'en glorifiait avec un orgueil cynique, selon qu'il songeait à fléchir ou à étonner l'iiistoire, les apologistes du règne * cnt ajouté des justifications auxquelles il n'avait jamais lui-même pensé, et dont le succès lui eût probablement fourni de nouvelles raisons de mépriser les hommes plus ingénieux que le tyran lui-même pour amnistier la tyrannie. Telle est la légende d'un prétendu quiproquo qui aurait été le motif déterminant, de Bonaparte* Ce roman tpd parait avoir été dans l'origine inventé par Réal et Savary, personnages fort intéressés à disculper leur mattre pour laver leur propre mémoire, consiste à soutenir que l'arrestation du duc d*Enghien ne fut résolue que sur la conviction qu'il était un certain person^ nage mystérieux, désigné sous le nom de Charles, que quelques-uns des prévenus disaient avoir vu chez Georges, et dont ils donnaient le signalement. D'après cette version, Bonaparte se serait persuadé que ce personnage était le prince qui devait se mettre à la tête de la conspiration pour la diriger^ et il n'aurait fait enlever le duc d'Enghîen c qu'a^ fin de le faire canfrtmier avec les témoins'; » c'est-à-dire aiin de faire constater son identité avec cet inconnu; de là l'erreur fatale qui amena la catastrophe de Vincennes. En premier lieu on ne trouve aucune trace de cette préoccupation dans les documents originaux; on avait le signalement le plus minutieux du personnage mystérieux; < chauve «