FIÈVRE (SUITE). THERNOMËTRIE CLINIQUE
laire en ramenant le bras contre le corps et Tavant-bras sur la poi* Irine; puis, au bout de 10 à 15 minutes, alors que la colonne mercuriellc s'est fixée, on lit sur la tige le degré de Tclévation thermique. Pour 'obtenir une mensuration exacte, il faut le temps signalé plus haut et il est à remarquer que, dans les derniers instants, Tascension du mercure se faisant avec une grande lenteur, on doit être très-attentif pour s'assurer de son arrêt délinitif.
Dans rétat pathologique, comme dansTétat physiologique, la température présente des variations assez régulières dans le courant des vingt-quatre heures. Le plus habituellement on c^onstate une diminution de la chaleur qui commence vers une ou deux heures après minuit et qui arrive à atteindre le minimum thermique entre six et neuf heures du matin ; celte diminution est connue sous le nom do rémission matinale. D'un autre côté, à partir des premières heures do l'après-midi, la chaleur augmente, Vexacerbation vespéraie survient et elle atteint son maximum entre trois et six heures du soir. Cette donnée montre qu'il faut, dans les recherches de thcrmomctrie clinique, prendre la température des malades deux fois par jour et que, de plus, l'examen doit se faire toujours à la même heure. Elle montre encore que, dans la comparaison des résultats obtenus, il faut toujours mettre en regard les températures des mêmes moments de la journée et comparer les chiffres du soir aux chiffres du soir, ceux du matin à ceux du matin.
Il serait faux de croire que la mensuration thermique puisse donner des résultats quand elle ne consiste que dans une seule constatation de la température chez un malade. A la vérité la mensuration isolée renseigne sur l'existence ou l'absence du processus fébrile ; à la vérité également elle indique l'intensité de la fièvre et permet de porter, suivant le moment de l'évolution morbide, un jugement très-important pour le diagnostic 'et pour le pronostic d'une maladie; tous ces faits vous seront exposés plus tard; mais, le plus souvent, les résultats qu'elle donne ne sont pas suffisants. C'est, en effet, surtout par la marche même de la température dans la fièvre que le médecin peut établir un diagnostic certain dans la grande majorité des cas. 11 importe donc de noter avec un grand soin et jour par jour les modifications thermiques qui se produisent, de manière à pouvoir suivre toutes les fluctuations qui se montrent dans les divei'ses maladies où se rencontre le processus fébrile. Afin de saisir facilement et dans un coup d'œil d'ensemble toutes ces fluctuations, on a imaginé de les représenter à l'aide de courbes gra-
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phiques analogues h celles que donnent les appareils enregistreurs. A l'aide de ces courbes, on peut par une seule inspcclion apprécier rapidement la marche générale de la lenipéralure dans chaque maladie, et saisir toutes les variations qui se sont présentées dans reite marche.
Les courbes thermiques s'obtiennent de 1» manière suivante : on
- Tr.icé grapliique général J'unn alTvclian fébrile (riùvrc lyphuïil^i. en kilogrammca * * + * 4.
prend nn papier quadrillé dont chacune des lignes horizontales ropréscnlc deux dixièmes de degré (fi{,'. iiii). Chaque cinquième ligne