‹ Les grands processus morbides; leçons de pathologie générale (volume 2)Chapitre 7 sur 82 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

phénomènes résultant de leurs relations réciproques. La nécessité, dans chaque science et dans chaque art, d'exprimer avec brièveté et clarté nombre d'idées inusitées dans le langage vulgaire ou dans tout autre ait ou science inconnus à la plupait des hommes, force à créer incessamment des mots nouveaux ; elle conduit en outre à donner aux termes anciens bien des significations purement techniques. La pathologie a les siens comme l'astronomie, la mécanique, la physique, la chimie, Fanatomie, la physiologie, etc. La nature des organes, et, par suite, leurs noms, ne peuvent être exactement déterminés qu'autant que les éléments anatomiques qui les composent, avec leur texture et leurs propriétés, l'ont été eux-mêmes. Or, comme les lésions ne sont qu'une atrophie, ime hypertrophie, une modification de structure avec ou sans déformation de ces éléments ; comme les maladies ne sont que les troubles des propriétés de ceux-ci, accompagnant leurs lésions, on ne pourra établir une nomenclature pathologique rationnelle tant que ces lésions et ces troubles n'auront pas été déterminés. C'est là ce qui devra être fait d'abord dans les parties les plus simples pour s'élever jusqu'aux organes et aux appareils en passant par les tissus et les systèmes. Comme, d'autre part, cette gradation dans la complication croissante des parties du corps est à peine reconnue, toutes les nomenclatures existant actuellement,' et qui n'en tiennent pas compte, n'ont qu'une valeur transitoire. Il n'en reste pas moins certain que c'est dans la nature même des objets observés qu'il faut chercher les signes destinés à traduire leurs états normaux ou accidentels au lieu de les prendre dans des choîîes d'une nature différente. Aussi vouloir associer, dans les descriptions, les nomenclatures anciennes (fondées sur un empirisme alors inévitable) à d'autres plus récentes, mais qui ne s'appuient pas davantage sur la comparaison de l'état morbide à l'état normal, constitue une inconséquence manifeste; cette manière de faire ne laisse que des rapports rares et éloignés entre les descriptions et la réalité qu'elles doivent rappeler, parce que les termes sont

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