TRENTE-SIXIÈME LEÇON
De la flèvrc (siiUc). Formes cliniques. Diagnostic. Pronostic. Traitcm^nL
Messieurs,
L'observation clinique montre que le processus fébrile peut affecter dans sa marche générale un certain nombre de formes spéciales qui paraissent liées à la nature même, de la cause fébrigène, au moins dans le plus grand nombre des cas. Et tout d'abord il importe de distinguer dans cette marche de la fièvre deux formes bien tranchées. Ou bien, en effet, la fièvre affecte une allure assez franche et assez rapide; on y trouve nettement les périodes de début, de fastigium et de déclin, et le processus morbide parcourt ces périodes diverses en un temps dont la durée maximum n'est guère de plus de cinq & six semaines. Cette fièvre peut bien présenter des alternatives de rémission et de recrudescence, plus ou moins accentuées, plus ou moins régulières, mais l'ensemble de l'évolution morbide offre un caractère à' affection aiguë. Ou bien la marche fébrile est incertaine; la durée très-longue se prolonge pendant des mois et parfois même pendant plusieurs années. Le processus morbide, souvent d'une grande irrégularilé, peut cependant alTecter un type précis pendant longtemps. C'est la forme chroniqtie de la fièvrey c'est elle que l'on désigne habituellement sous le nom de fièvre hectiquCy fièvre consomptive.
Quand le processus fébrile apparaît avec une marche aiguë, il peut revêtir plusieurs types. On distingue alors le type éphémère ou rapide, le type continu, le type rémittent et enfin le type intermittent et à rechutes.
Le type éphémère est caractérisé pas un état fébrile de courte durée, se terminant le plus souvent dans Tespace de vingt-quatre heures, ne persistant que rarement au delà de trois jours. Les fièvres de ce genre sont dues plus particulièrement à des causes agissint sur le système nerveux. Les émotions vives, les impressions du froid, le cathétérismc, les traumalismes légers, l'indigestion, en sont