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COMPLICATIONS DE LA LEUCOCYTHÉMIE

A. i«r groupe. CompUcationn liées à la maladif.

Épanchemenls pleurétiques 17 sur 100

— péricardiques 15 —

— méningés 14 —

— péritonéaux 21 —

Œdème pulmonaire 15 —

Congestion pulmonaire passive 8 —

Catarrhe bronchique 11 —

Péritonite. Pleurésie. Inflammations cuttnées, musculaires, lymphatiques : 15 —

Hémorrhagie cérébrale 3 —

B. â*" groupe. Complications accidentelles indépendantes de la maladie.

Tuberculose du poumon, du foie, des reins, du péritoine, de rinlestin 12 sur 100

Maladie de Bright et dégénérescence amyloïde des

reins 7 — •

Ictère Il —

Foie gras 10 —

Cirrhose hépatique 1 —

Pneumonie aiguë 12 —

Tels sont, messieurs, les symptômes les plus ordinaires de la leucocythémie, telle est aussi la marche habituelle de la maladie à laquelle il est possible d'assigner trois périodes successives, au moins dans la majorilé des cas. La première période, toute d'incertitude, peut •être considérée comme comprise entre le début du mal et l'apparition clinique des lésions anatomiqucs. La seconde va depuis ce moment jusqu'à l'établissement de l'état cachectique et cet établissement coïncide souvent avec l'apparition de la fièvre. Pour la troisième, période de la cachexie confiriqée, elle dure jusqu'à l'issue fatale. Mais, s'il est .possible de diviser ainsi, au moins théoriquement, la marche générale de la maladie, nous ne pouvons en aucune façon préciser la durée des périodes admises. Rien n'est plus variable à cet égard et l'on doit en dire autant de la durée totale de, la maladie. En effet, sur les 41 cas du relevé d'isambert, la durée itotale n'a pu être appréciée que 25 fois ; dans 13 cas elle a varié

entre 6 semaines et 6 mois ; dans 7 cas entre 10 mois et â ans ; 3 fois elle a été de 3 ans, 1 fois de 4 à 5 ans, et une fois de 8 ans.

Pendant le cours de la maladie, Texamen du sang permet de constater la lésion pathognomonique de ce liquide et d'apprécier son intensité; mais, sous ce rapport, bien que le plus souvent l'augmentation de nombre de leucocytes soit progressive, on ne peut assigner de limite à cette augmentation, ni préciser ce qu'elle est à tel ou tel autre moment de l'évolution morbide. La plus grande variété peut, en effet, se rencontrer et l'on doit dire de plus que les recherches n'ont pas encore été poussées assez loin dans cette voie pour qu'il soit possible d'établir aucune règle. Au reste il est des cas où l'altération sanguine ne se montre que fort longtemps après le début du mal, longtemps même après l'apparition du gonflement de la rate ou des ganglions lymphatiques; il en est aussi où elle n'apparait que dans les derpiers jours de la maladie. Dans une observation de Virchow (1), les tumeurs ganglionnaires ont persisté plusieurs années sans que l'on puisse démontrer l'augmentation du nombre des leucocytes dans le sang. Bennett (2) a rapporté un cas semblable et, dans les faits observés par Gubler (3) et par Isambei't (4), la leucocythémie s'est établie très-rapidement, d'une manière pour ainsi dire aiguë, quelques jours avant la mort. Ces faits devaient vous être signalés; ils ont une très-grande importance, comme vous le verrez.

(1) Virchow, Gesamm. Abhandl.t 1856.

{i) Bennett, Observation XXXVI.

(3) Gubler, Union médicale, 1859.

(l) Isambcrt, Société médicale des liâpitaux, 186'J.

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