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D'après ces chiffres, la proportion de sucre dans le foie est de 2 à 3 pour 1000. Elle est supérieure à celle du sang artériel dans lequel il n'y a que 1,50 pour 1000 de glyçose.
Une autre doctrine a été imaginée par Rouget (1) et parait être acceptée par Longet {i). Ayant démontré que, dans la plupart des tissus du fœtus, plus particulièrement dans les muscles, comme Fa prouvé Cl. Bernard, on trouve de la matière glycogène, qui peul reparaître dans les muscles des animaux adultes sous rinfluence du repos ou de Thibernation, ces auteurs pensent que la fonction glycogénique n'est pas localisée dans le foie, mais se rencontre dans tous les tissus en question, tissus à zoatnyline. Ils croient que, pendant leur nutrition intime, ces tissus, comme le foie, forment de la matière glycogène aux dépens du sucre venu par l'alimentation et reversent ensuite dans la circulation du sucre résultant de la transformation de leur zoamyline. D'après cette théorie, la glycogénèse, chez les adultes, continuerait donc à se faire d'une manière diffuse, absolument comme elle se fait pendant la période embryonnaire. Cette théorie me paraît manquer de bases expérimentales, elle est de plus fortement ébranlée par les analyses du sang revenant du tissu musculaire avant et après sa contraction ; ces analyses démon* trant une diminution du chiffre du sucre dans le sang veineux.
Terminons cette leron, messieurs, par Texamen de l'influence du système nerveux sur la glycogénie.
1^ mémorable expérience de Cl. Bernard, la piqûre du plancher du quatrième ventricule, nous indique d'emblée que la glycogénie
(\) Rou(;et, loc. cit.
(2j Longet, Traiié de phygiohgie, 1869.