RACHITISME. TRAITEMENT
seront à la diarrhée, les amers faciliteront la digestion; si les douleurs sont très-vives, qu'elles privent les malades de sommeil, il faudra les calmer par les opiacés, le chloral, le bromure de potassium et les sédatifs du système nerveux.
Dans la seconde période où les os ramollis, friables s'incurvent et se brisent avec tant de focilité, il faut protéger le squelette contre les incurvations et contre les fractures: S'il s'agit d'un enfant qui n'a pas encore marché, on le maintiendra couché le plus possible. . Dans l'un et l'autre cas, on veillera sur lui pour éviter des mouvements brusques, des chules qui inévitablement seraient suivies de fractures. Si cependant des fractures ont lieu, les appareils que l'on emploiera devront être fort peu serrés, car les gangrènes sont dans ce cas extrêmement fréquenles.
Quand la troisième période est arrivée, que la consolidation des os commence à se faire, il reste à remédier aux déformations osseuses autant que faire se peut. Les méthodes à suivre pour obtenir un résultat ont été découvertes par M. J. Guérin. C'est Vostéoclasie ou redressement extemporané des courbures rachitiques anciennes, qui est très-praticable à la période de la maladie où l'os est encore mou, élastique et flexible ; c'est la (énotomie consistant dans la section des tendons et des muscles raccourcis; c'est enfin Y ostéotomie on section partielle des os qui a donné de réels succès et qui, dans ces derniers temps, a été pratiquée fréquemment par M. Beckel de Strasbourg. Il ne faut pas oublier que les déformations des os rachitiques disparaissent souvent d'elles-mêmes sous l'influence d'un traitement généi*al approprié à la maladie^