TUBERCULOSE DES VOIES URINAIRES
traie; elles disparaissent complètement au niveau du corps d'Higraorhe. Dans ces régions existent les foyers caséeux qui peuvent se rencontrera toutes les périodes de leur évolution morbide.
Chez les sujets atteints de tuberculose du testicule, la lésion gagne fréquemment le canal déférent vers son entrée dans les vésicules séminales. Comme l'ont montré aussi Dufour (1) et Cruveilhier (2), chez ces malades, les. vésicules séminales et la prostate sont elles-mêmes presque toujours envahies. Dans ces cas, les vésicules séminales sont épaissies, indurées, remplies par une masse caséeuse qui, après son ramollissement, peut aller se vider, par un trajet fistuleux, soit dans le rectum, soit dans la vessie. Dans la prostate on trouve des granulations tuberculeuses, des foyers caséeux et même des cavernes résultant de la fonte de ces foyers qui, pour la plupart s'ouvrent dans le canal de Turèthre; il en est cependant qui se frayent un passage jusqu'au scrotum et au périnée et qui s'ouvrent au pourtour de la marge de l'anus.
La tuberculose des ovaires est très-rare ; quand elle se manifeste, elle produit des granulations tuberculeuses ou des infiltrations donnant lieu à des inflammations caséeuses. Il en est autrement pour les trompes utérines où la tuberculose se développe souvent primitivement, comme l'ont établi les recherches de MM. Bernutz, Siredey etBrouardel (3). Dans ces cas, la trompe est volumineuse, bosselée, adhérente à l'utérus; son canal est rempli d'un pus caséeux. Sur la muqueuse on rencontre des granulations tuberculeuses et des foyers d'inflammation caséeuse. Ces lésions se retrouvent aussi dans le tissu sous-muqueux qui, dans les régions où la dégénérescence est moins avancée, se montre infiltré d'éléments tuberculeux. Cette altération des trompes peut se propager à l'utérus; dans certains cas , assez rares toutefois, elle gagne le col utérin et ne s'arrête qu'au niveau de son orifice externe. Comme conséquence de cette tuberculose utérine, il s'établit une inflammation violente dont les produits, constitués par une suppuration d'aspect caséeux, sont expulsés par l'orifice du col.
Les reinSy les uretères, la vessie et même Vurèlhre peuvent aussi être atteints par la tuberculose. Chez l'homme, cette altération est assez fréquente, et quand elle existe, elle s'étend ordinairement à tous les conduits de l'urine. Dans ces cas, la prostate, les vésicules
(1) Dufour, Delà tuberculisation des organes génilaux de Vhomme^ 1851.
(2) Cruvcillii«T, Traité d'anatomie pathologique.
(3) Bernutz, Siredey, Brouardcl, cités par Coriiil et Ra!ivi«T, loc. cit.