‹ Les grands processus morbides; leçons de pathologie généraleChapitre 193 sur 217 · PAYS · texte numérisé non relu

PAYS

Terre-Neuve

Nouvelle-Ecosse et Nouvcau-Brunswik

Canada

Dennudes

Malte

Jamaïque

Antilles

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Européens.

1 Nègres

Européens.

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L'altitude a une influence remarquable. Sous l:i m}me latitude Ja , jrialadie diminue à mesure que Ton s'élève au-dessus du niveau de la mer, et disparaît dans les ré^^ions trés-élcvées; au contraire, dans les contrées basses du bord de la mer, dans les plaines peu élevées, elle augmente d'une manière manifeste. Djjà connue par les relations de llumboldl (2), de Doussinjfaijll (;J), de Holton (i), rette inllnence de l'altilude a été démontrée par de nombreux Iravaux cl on l'observe dans tous les pays du globe. En Allemagne, où la tuberculose est extrêmement fréquente, elle devient rare dans les pays de montagnes et disparaît presque complètement dans les régions élevées. Brockman (5), dans le Ilartz supérieur, 600 à 700

(1) Hirsih, I/andbuch der hisiorich-geographuclien Pathologie ^ 1860.

(i) De llunilxildt, KlfinereSchriflev, 1853.

(3) B<>ussin^'ault, hconomie rurale et météorologique, i. II.

(i) Ifolton, yew GrenadOy Iwenty mouths in tlie Amis, 1857.

(5) Bru c A ma un, cite par Ilirsch, loc. cit.

TUBERCULOSE. ÊTIOLOGIE. 1121

mètres d'altitude, n'a rencontré que 23 phthisiques sur 80000 malad«*s. Dans le grand-duché de Bade, Von Corval (1) a reconnu que, sur 100 décès par maladie, la proportion des décès dus à la phthisie se modifie suivant l'altitude et donne les chiffres suivants : au-dessous de 1 000 pieds et à i 000 pieds, 1 ,33 ; à 1 500 pieds, 0,27 ; à 2 000 pieds, 0,25; à 2500 pieds, 0,27; à 3000 pieds, 0,23; au-dessus de 3000 pieds, 0,21 . Dans les montagnes de la Hongrie, en Styrie, dans la vallée de l'Engadine, 5500 pieds d'altitude, dont la température est telle que, suivant l'expression des habitants, ilyaneufmoisd'hiveret trois mois de froids, il n'y a gas de tuberculose. En Suisse les mêmes faits se remarquent, comme l'a montré M. Lombard (2). Dans les vallées, dans les réjiions moyennes, il y a des phthisiques en grand nombre; mais, à mesure que Ton s'élève, la maladie diminue, si bion qu'à 1000, à 1 200 mètres, elle devient très-rare et qu'elle disparait toialement entre 1200 et 1500 mètres. Le tableau suivant, emprunté à M. E. Mùller (3), montre bien celte influenre de l'altitude sur la tuberculose; mais il fait voir aussi que la diminution dans la proportion des tuberculeux sous cette influence est moins régulière qu'on le croit généralement, et que le genre de vie des habitants détruit souvent l'effet de l'altitude. En Suisse, d'après la statistique de Mùller, qui a porté sur près de la moitié de toute la population, l'influence bienfaisante des hautes altitudes serait presque nulle pour les populations industrielles.

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