DIABÈTE (SUITE). SYMPTOMES FORD A MENTAUX
menceraiy à Texemple de cet éminent auteur. Ils se rapportent à la sécrétion urinaire, aux fonctions digestives et à la nutrition générale pendant te coûtant du processus diabétique.
La sécrétion urinaire est profondément troublée dans le diabète. Les troubles dont il s'agit portent sur la quantité d'urine rendue par vingt*quatre heures, celte quantité étant toujours augmentée ; c'est le symptôme connu sous le nom de polyurie; ils portent de plus sur la qualité des urines, altérées dans leur composition chimique d'une manière remarquable et par la présence de quantités sou- ▼ent considérables de glycose, glycosurie, et par d'autres modifications dont la plus importante est l'augmentation du chiffre de l'urée, azoiurie.
L'augmentation de la quantité des urines rendues en vingt-quatre heures, la polyurie, constitue le symptôme le plus apparent du processus diabétique; c'est lui qui attire tout d'abord le plus souvent l'attention des malades; c'est pour lui qu'ils viennent réclamer les soins médicaux. L'importance de la polyurie a été longtemps exagérée toutefois, puisque, avant les recherches de Willis (1) et de Cawley (2) qui, vous le savez, démontrèrent la qualité sucrée de l'urine, c'était la seule caractéristique du diabète. Ces deux expressions, polyurie et diabète, étaient même synonymes pour les anciens auteurs.
A l'état physiologique, comme l'ont établi les recherches de Rayer, de Lecanu, de Becquerel et de Bouchardat, la quantité d'urine sécrétée en vingt-quatre heures varie entre 900 et l.VMJ grammes. La moyenne adoptée par Becquerel est de 1207 gr. thrz l'homme et de 1301 grammes chez la femme. Ces chiffres sont i [leu de chose prés ceux donnés par Bouchardat qui admet, pour rinjmme, 1 litre 250 et, pour la femme, 1 litre 350. D'un autre côté. Ton sait que le rapport de la sécrétion urinaire au poids du corps »-l exprimé par la relation ci-dessous : Par kilogramme de poids du corps et par heure, il se forme un centimètre cube d'urine.
«irin^?- D.m» !•*« cas rapporté* par lui où \,\ phosphaturie était la caractéristique morbide, fiorvsetilem^nt les sujets préseutaient les syuiptùuies siji^ualés plus haut, mais, chez cer- Uui«, il sV5t produit des cataractes aualoj^ues à celles que déteruiine le vrai diabète; ■;*l ♦•fat de pliosphaturie a môme exercé une influence nuisible sur le résultat des o[)érati«>ns dirijrées contre la catar.icte, absolument comme le diabète. Ces faits prouvent que W aiti'raiioris g^éuéralcs de la nutrition doivent être l'objet des études incessantes des înlhok>gislcs, et que nos conaissances sont encore très-imparfaites sur les différents pro- '-»*<*>u< niortiides qu'elles peuvent déteriiiiner. (De la phosphaturie à forme diabétique, etc., par Joiw^ph Teissier, 1875.)
Il Willis, Phnrmac. ration. j etc., 1674. \îj Cawlej, London med. Joum., 1778.
Chez les diabétiques, ces proportions d'urine sont considérablement dépassées. Comme il résulte des recherches multipliées de Bouchardat, les malades rendent habituellement de 4 ù C kilojrrammes d'urines en vingt-quatre heures. Mais ces chiffres n'expriment que la moyenne ordinaire. D'une part, en effet, on peut rencontrer des sujets chez qui la quantité d'urine rendue ne surpasse pas la quantité physiologique; ces cas sont exceptionnels sans doute; mais ils ont été signalés par Watt (1), Prout (2| et Copland (3) ; d'autre part il existe des diabétiques dont la quantité d'urine surpasse considérablement le chiffre moyen signalé plus haut. D'anciens observateurs ont noté les chiffres vraiment fabuleux de 07, 78, 100 litres d'urines rendus en vingt-quatre heures. Il Faut à la vérité être tres-circonspect avant d'accepter des données numériques semblables, surtout parce qu'elles ont été recueillies à une époque où la précision scientifique était un fait rare. Mais des cliniciens modernes, notamment Houchardat et Jordao, ont rencontré des cas où la polyurie s'élevait à la proportion de 10 et 20 litres par vingt-quatre heures. Le tableau suivant, emprunté à Jaccoud, donne les chiffres obtenus par les divers observateurs :
Ul'ANnTÉS D'I'RIN'ES rendues par les blARETIUl'ES.
Fonsora
Baumes
Micliclot
Zaciitus
Devav
Mirza Rezu>bcn-Mokim.
Jarrold
Diipaii l't Boëns
Fniiik
AUt*\ Jordao
S^nonarola ^
Petrus Parvins (
Abel Jurdau
Livison \
Praticien de Bolugiic. I
Dodun.x'us
Scanuiiusciiis
Abel Jordao
DoliciiN
Abel Jurdau
100000 gr.
78 000 67 000 lô 000 ■iiOOO 4^)000
:iô(ioo
30 000 î*6 000 ioOOO
24 000 iiOOO