Femcl, loc, cit
/»i koloiiKin Mâller, loc. cit.
lions cutanées amène une diminution dans la produclion de furine. On peut donc concevoir par ce mécanisme la rétenlion de Facide uriquc; mais la démonsi ration vraiment scientifique de cette manière de voir n'est pas encore faite.
Dans réliologie de la goutte, l'influence du système nerveux a toujours tenu une place considérable. Depuis Sydenham (1), tous tes auteurs ont accusé les travaux intellectuels excessifs, les émotions morales vives, les inquiétudes, la contention de l'esprit. En réalité, les savants, les philosophes, les hommes d'État, les grands indusèriels, les spécubteurs sont très-souvent atteints. Il est diflicile de comprendre la nature de l'iniluence de ces causes. Agissent-elles par une sorte d*ébranlement nerveux, par l'inactivité musculaire d^ms laquelle vivent ordinairement les hommes exerçant beaucoup leur intelligence ou par la dyspepsie que produisent si souvent les travaux intellectuels immodérés? Jusqu'ici la question reste sans réponse.
Enfin les excès vénériens ont été regardés depuis Ilippocratc comme cause de la goutte. Leur mode d'action est inconnu ; cependant, comme ces excès s'accompagnent souvent de ceux de la table et que les sujets qui s'y livrent s'adonnent aussi à la boisson, on peut croire, suivant les remarques de Gintrac et deCharcot, que ces deux causes se prêtent une influence mutuelle très- préjudiciable déjà signalée par van Swieten (2).
En résumé donc, messieurs, la goutte est héréditaire ou acquise. Les causes qui produisent la goutte sont les excès de la tabl^, l'abus des liqueurs fermentées, l'inactivité musculaire ; il faut y joindre la dyspepsie, les travaux intellectuels immodérés, les excès vénériens et peut-être une insuffisance de l'action rénale favorisée dans certains cas par l'intoxication saturnine et par la suppression des fonctions de la peau.
Mais, si toutes ces causes créent la goutte constitutionnelle, les accès localisés et à marche aiguë que nous étudierons peuvent être provoqués par des causes passagères. C'est ainsi qu'on les voit éclater sous l'influence d'une indigestion, d'un froid passager, d^une absorption récente d'alcool, d'un travail cérébral trop prolongé. De nèine un traumatisme : plaie, contusion, fracture, opération chirurgicale, pourra les faire apparaître de nouveau. De même encore une saignée, une hémorrhagie, une maladie accidentelle pourront y don-
(1) Sydenham, De podagra et hydrope^ 1683.
(2) Van Swieten, Commentaria in Bêerhaavii ap/iorismosy 17G4. Cet auteur a dit : Unde BacdU Vcneritque filia talutatur c poelit podagra.