‹ Les grands processus morbides; leçons de pathologie généraleChapitre 72 sur 217 · CINQUANTE-QUATRIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUANTE-QUATRIÈME LEÇON

De la goutte (suite). — SymplOim's.

Messieurs,

Pour étudier les svni[)tômes de la goulle, je diviserai la marche de celte affection en trois périodes; mais, vous devez bien le savoir, ces trois périodes ne se présentent pas constamment el forcément chez les malades. Chez un grand nombre d'entre eux, en effet, on ne rencontre jamais de manifestations articulaires du processus morbide. Ces sujets ne franchissent pas la première période qui peut aussi être considérée comme un premier degré de Tempoisonnement uratique. La goutte se borne alors a des manifestations abarticulaires; c'est la goutte larvée, comme Ton disait autrefois. A moins que des complications graves de gravelle, de calculs rénaux, vésicaiix, biliaires, n'emportent ces malades, ils vivent longtemps avec leur mal. Cependant ils paraissent très-sujets aux lésions artérielles et aux accidents qui en sont la conséquence.

La première période de la goutte est caractérisée surtout par les nianifeslalions abarliculaires du processus morbide. Ces manifestations sont extrêmement variables dans leur durée et dans leur intensité; et celle première période, qu'il est possible de considérer missi comme l'indice d'un premier degié de rcmpoisonnemenl peut elle-même avoir une durée plus ou moins lon}»iie. De plus, je vous U répète, il est des sujets chez qui le processus goutteux ne franchit pas celte première période, chez qui Ton ne voit pas apparaître les manifestations vers les jointiu-es que la plupart des auteurs considèrent comme l'expressiGtffi vraie de la goutte cl ces sujets sont cependant de véritables goutteux, des uricémiques réels. C'est dans le degré d<' transmission héréditaire, dans les conditions individuelles d'âge, de sexe, de tempérament et surtout de régime et d'habitude des sujets, c'est peut-être aussi dans une faculté plus ou moin6 grande de la part du rein à éliminer les urates que doit être, selon toute probabilité, cherchée la cause de ces variétés.

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