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Fig. 13. — Neurasthénie simple par surmenage. Courbe au cours du traitement.
tions sèclies, les étincelles de la machine statique, les injections de sérum concentré de Chéron. Le graphique se déroule comme on peut voir, indiquant un relèvement à peu près progressif de la tension artérielle, qui finit par se maintenir entre 16 et 17 centimètres, et de la force dynamométrique, qui s'élève d'une dizaine de kilogrammes pour la main droite et d'un peu moins pour la main gauche. Ici, Famélioration des signes physiques et mentaux a suivi de tout près Fascension de la courbe;
en sept semaines, le malade a recouvré Tintégrité de sa force physique et la libre disposition de son intelligence ; la fatigue, les insomnies, la tristesse ont pris fin dans le même temps.
Je considère cette observation comme le prototype de ces cas de neuras-
thénie vraie, de dépression simple du système nerveux par surmenage, chez un sujet héréditaire ment prédisposé à la névrose ; il n'y avait chez M. A. P... aucun stigmate d'hystérie, aucun vestige d'idée fixe.
On en peut dire autant de l'obser-
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Fig. 14. — Neurasthénie féminine (utéro-gastrique).
vation suivante (fig. 14). Il s'agit d'une jeune femme de vingt-huit ans, atteinte de neurasthénie avec dilatation de l'estomac et abaissement de la matrice, s'accompagnant d'extrême fatigue à la marche, d'obnubilation intellectuelle, d'indécision et de tristesse très marquées. Amélioration très rapide. Traitement : massages utérins, massage généralisé, injections de sérum concentré à petites doses. Relèvement parallèle de la tension artérielle, de la force dynamométrique et de l'état mental.
La figure 15 montre encore la pression sanguine s'élevant progressivement d'une moyenne de 12 à 13 centimètres à une moyenne de 17, la force dynamométrique s' accroissant de près du double en moins de deux mois. Le premier jour, la pression sanguine s'était élevée à plus de 18 centimètres de mercure, mais pour retomber tout de suite, en même temps que le nombre des pulsations, dès que le malade fut familiarisé avec son nouveau médecin.
Sur cette même figure, si nous étudions comparativement la courbe de la pression sanguine et celle de la vitesse, en nous inspirant de la loi de Marey, nous constaterons tout d'abord que les deux courbes descendent
parallèlement pendant les deux ou trois premiers jours ; c'est l'indice que l'élévation de la pression sanguine à 18 centimètres de mercure, et celle de la vitesse à 104 pulsations, dépendent d'une hyperactivité cardiaque émotive, et non d'un phénomène de vaso-constriction.
Un peu plus tard, nous voyons la vitesse se maintenir aux environs de 70 pulsations, tandis que la pression sanguine se relève sensiblement : d'après Marey, cela veut dire que le cœur rencontrant devant lui l'obstacle causé par une vaso-constriction périphérique active, ralentit ses mouvements en augmentant sa force d'impulsion. Mais tout à la fin du tracé, le pouls remonte aux environs de 80, sans que pour cela la pression s'abaisse; l'élévation de la tension ne serait plus due ici à de la vaso-
constrîction périphérique, mais bien à de Thypersthénie cardiaque.
Or, ce malade a été traité uniquement par les injections de sérum artificiel; ces injections, comme j'aurai occasion de le montrer plus tard, ont, je crois bien, une