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Fig. 3,
en elle de Ténergie, à s'avouer qu'elle va mieux, et c'est alors seulement que remonte un peu la courbe dynamométrique. Ici encore le dynamomètre n'a donc pas été le meilleur moyen d'investigation au point de vue de la réalité objective de la sensation de fatigue. L'amélioration de M. J. L..., âgé de trente-deux ans, n'est pas moins instructive (fig. 3). Il s'agit cette fois d'un hystérique, chez qui le sentiment de lassitude est, manifestement, le résultat d'une idée fixe. Sous l'influence d'un traitement résidant presque tout entier dans
la suggestion, la force dypamométrique s'est élevée, pour la liiain droite, de 34 à 74 kilogrammes, et pour la main gauche de 22 à 64, 65 kilogrammes; elle a donc à peu près triplé, cependant que la pression sanguine subissait des oscillations désordonnées. Chez les neurasthéniques vrais, on ne voit point, sous Finfluence du traitement, de modifications aussi formidables de la force dynamométrique ; l'ascension quasi invraisemblable qu'elle montre ici, jointe aux variations désordonnées de la pression sanguine, me paraît être tout à fait caractéristique de l'hystérie.
L'ergographie et la dynamométrie ne nous renseignent donc que médiocrement sur la réalité objective de Tamyosthénie neurasthénique. Mais il se trouve que la sensation de fatigue musculaire, s'accompagne, dans le domaine des muscles à fibres lisses, soustraits à l'influence de la volonté, et notamment dans le système circulatoire, d'un grand nombre de signes objectifs qui échappent aux causes d*erreur que nous venons de signaler, et qui prouvent jusqu'à l'évidence, qu'à côté de l'atonie des muscles de la vie de relation, il en est d'autres, manifestement parallèles, dont le médecin peut à son gré et en toute sécurité, vérifier la réalité et mesurer l'intensité.
C'est à cette catégorie de signes que nous consacrerons le chapitre suivant.