CHAPITRE PREMIER
Carrier naquit à Yolet, dans la Haute Auverg-ne, dévêtue département du Cantal, le seize mars 1766 .
L'an mil sept cent cinquante-six etledix-septdu mois de mars a été baptisé Jean-Baptiste Carrier, né le 16, des présents mois et an, fils lég'itimede Jean Carrier, etdedame Marg-uerite Puex, sa Femme. — Parrain Jean^'Baptiste Mallet et marraine Marie Carrier (sa sœur), qui n'a su sig-ner.
Degonquant, cuvé.
Il était le troisième de cinq enfants, trois filles et un autre fils, Basile, qui devint commissaire des guerres et au baptême duquel assistait Pierre Delzons.jug-e du chapitre de Saint-Guéraud, comme témoin, « ce qui prouve que la famille était honorable (i) ».
Son père, — comme tous ses ascendants dont on retrouve la trace jusqu'en 1674 — était cultivateur aisé, tenancier du marquis de Miramon pour l'une de ses terres de la baronnie d'Yolet et avait la confiance du seigneur, justifiée de plus par ce fait qu'un de ses oncles, Guillaume
(1) La Jeunesse et Les débuts de Carrier, d'après les Archives du Cantal. — M. Jeaa Dclmas, Revue de la Révolution, mai 9o.
i6 CARRIER A NANTES
Labonyçiie, était chapelain du château de Pesteils sur la paroisse de Polniinhac, sièg'e du marquisat de cette famille.
Ses maîtres s'intéressèrent à lui, lui firent donner une première instruction, et c'est grâce à cela qu'il fut destiné à une carrière libérale.
<( Plusieurs fois, dit un de leurs descendants (i), il vint à Miramon où la marquise et ses fdles lui témoig-nèrent une bonté dont il garda la reconnaissance (2).
Son oncle le chapelain, lui trouvant l'intellig-ence ouverte et en raison de l'instruction que lui avaient fait donner les Miramon, voulait en faire un prêtre. Il fut donc destiné d'abord à l'état ecclésiastique, très en honneur de tout temps avec la robe en Auvergne (3).
Les fascicules du siècle dernier voulant trouver dans l'enfance de Carrier des dispositions àlaférocité racontent avec complaisance qu'il dénichait les oiseaux, tourmentait les bêtes domestiques et se montrait cruel pour les chiens. Il n'y a peut-être pas lieu d'insister sur ces détails; beaucoup d'enfants se sont montrés taquins dans leurs jeunes années sans s'être, dans la suite, déshonorés par des actes sanguinaires (4).
L'appréciation suivante semble répondre à l'idée qu'on peut se faire de Carrier : <( Ecolier taciturne, hargneux, âpre au réfectoire comme à l'étude, mais laborieux et discipliné, il parcourut sans éclat comme sans défaillances toutes ses classes (5). »
Sur le point d'entrer en rhétorique, ses parents le retirèrent du collège. La vocation lui faisaitdéfaut et quand il s'agit de partir pour le séminaire, Carrier préféra en-
(1) Cassaignes Beaufort de Miramont,\>sx le vicomte Bernard de Miramon, 1888.
(2) Durant la tourmente révolutionnaire, en effet, suivant la tradition, la marquise de Miiamon, arrêtée à Brioude et sur le point d'être transférée à Paris, se vit l'objet d'un élargisseujent inespéré, qu'elle attribua toujours à son ancien protégé.
(3) M. Jean Delmas. ouv. cité.
(i) Lb41-i526. Bibi. nationale. — Ce fascicule donne des preuves de la cruauté de Carrier envers les animaux. « Les agréments de la vie pour lui étaient de faire et de voir souffrir les autres. »
(5) M. Amédée du Bast, le Livre rouge ; l'échafaud en France, 1863.
trer comme troisième clerc chez son parent le procureur Basile Delsol. 11 y resta cin(j ou six ans , croit-on, et ce praticien, voyant son clerc travailleravec une inconcevable ardeur à éclaircir des procès qui jusque-là pourrissaient à l'état d'embryon dans les sacs poudreux de son étude, avait coutume de dire : « Carrier est un bon travailleur et il deviendra habile homme. Quand je me retirerai, s'il devient mon successeur, les clients ne s'apercevront [)as que l'étude ait chang-é de maître. » Un passage des Mémoires de M. Girouette (i) tendrait à prouver que le procureur chassa Carrier de chez lui pour avoir commis plusieurs faux de la valeur de 10.000 livres. L'auteur ajoute : « Cet homme avait la physionomie bien trompeuse, il nous disait ing'énument qu'il ne voyait jamais sans émotion couler le sang d'un poulet. » On n'a aucune preuve de cette cause infamante de retraite. La liste des crimes de Carrier est assez considérable pour ne pas le charger d'une hypothèse de plus. D'ailleurs, ni à la Convention ni au tribunal allusion n'a été faite à ce passé. Ses accusateurs, si la chose eût été notoire — à une époque où l'on faisait étalage d'incorruptibilité et où cette vertu absolvait toutes les fautes — eussent-ils manqué de mentionner cet écart de jeunesse ? Il est plus rationnel de supposer que c'est au moment de la suppression de l'étude Delsol — en exécution de l'édit royal d'avril 1779, qui réduisait à vingt le nombre des procureurs d'Aurillac — que Carrier abandonna les fonctions de clerc pour celles plus rémunératrices de praticien (2). On a conservé des traces de son passage à Aurillac en cette qualité. Puis, s'étant réconcilié avec son oncle, Carrier, grâce à ses subsides, put se rendre à Paris et faire la connaissance de plusieurs futurs conventionnels. Ac-
(1) Par Quesno, 1818. Cités par M. Dclmas.
(-2) l'raticien, homme expert à ])roc(''dures et instructions de procès qui fré(iueutait les cours et sièges des juL'es, qui eutetidait le style et I ordn^ judiciaires, qui savait les usages, les formes prescrites par les ordonnances et les règlements et (jui était capable de dresser toutes
sortes d'actes, sommations, libelles et écritures Dictionnaire de
droit.
i8 CARRIER A NANTES
cusé devant la Convention il fera allusion à ces relations dans son rapport justificatif :
« J'interpelle les membres de ma députation et ceux de mes coUèg^ues qui ont fait leur Droit avec moi (i). »
En 1785, il rentre à Aurillac et l'occasion s'élant présentée d'acquérir une étude de procureur ès-cour de la cité, il s'abouche avec le titulaire de la charg-e, Jean-François Textoris, que la maladie avait « frappé de ses atteintes » et qui lui cède son étude moyennant 10.000 livres, 9.000 pour la pratique et 900 pour l'office, payables en échéances échelonnées de deux ans en deux ans (2). Son oncle fait encore les premiers frais et le 1 4 septembre, après avoir payé aux revenus casuels du roi 4i livres 5 sols pour le 24"" denier et 10 1 livres 5 sols pour le marc d'or, il obtient la consécration officielle comme procureur.
Louis, par la grâce de Dieu, etc. Savoir faisons que pour le louable rapport qui nous a été fait de la personne de notre bien-aimé J.-B. Carrier et de ses sens, suffisance, capacité et expérience, au fait de la pratique... nous lui avons octroyé et donné l'office de procureur que tenait et exerçait Jean-François Textoris, etc.
Ayant atteint la situation qui faisait alors l'objet de son ambition, ero/>roMCMra/re (c'est ainsi qu'en Auvergne on appelle encore les avoués). Carrier, pour mieux se poser, songe à prendre femme, et épouse Françoise Laquairie, fille de négociants, en l'église Notre-Dame d'Aurillac, le 4 octobre 1785(8).
C'était alors, d'après les témoig-nag-es contemporains (4), nn homme de taille haute, mais un peu cour-
(1) Séance du 24 brumaire: à la Convention. Moniteur, {i) Archives du Cantal citées par M. Delmas.
(3) M. J. Delmas, op. cilé. Carrier n'eut pas d'enfants de sa femme. La chronique nantaise assure que de ses amours de passage pendant son terrible proconsuiat il a laissé des descendants illéfçitimes. On m'a murnmré les noms de familles honorables ou aristocratiques parmi lesquelles il a jeté le déshonneur et qui ont du sang do Carrier dans les veines. Je tairai ces noms.
(4) Président Marcellin Boudet, Zes Tribunaux criminels et Injustice révolutionnaire en Auvergne, les exécutés, 1873. Renseignements venant de M. Henry, ancien maire de Saint-Flour, fils d'un député à la
bée ; son visage, celui d'un rêveur aux yeux petits et semblant toujours errer dans le vide; son teint basané comme celui des paysans de la montag-ne, sa voix dure, son langage précipité. Sa mise peu recherchée correspondait à l'extérieur peu avantageux de la personne, et au milieu des élégantes perruques poudrées de l'époque, sa chevelure noire et bouclée, sans aucun apprêt, détonait. Au moral, sombre, taciturne comme dans son enfance, distrait et comme ahuri. Il traversa le palais de sa ville natale, sans y laisser ni répulsion, ni sympathie. Quand l'intempérance dont il eut de bonne heure l'habitude agitait d'aventure sa nature sommeillante, alors apparaissaient les symptômes de cette violence insensée qui fut pour ainsi dire son état normal pendant sa mission de Bretagne ; mais dans l'exercice ordinaire de ses fonctions il ne manquait ni de la prudence du montagnard, ni de la rouerie vulgaire du praticien (r). Comme procureur. Carrier semble sinon prendre encore une vraie importance, du moins se faire connaître par son âpreté au gain, sa haine contre les nobles, l'acharnement qu'il apportait à l'instruction des procès dont on le chargeait contre eux. A côté de cela, en 1789, on portera sur lui cette appréciation : « C'est un homme
Législative de 1791, de M. do Lacan, de M. Aiuédée Belzons, qui tous avaient connu Carrier.
(1) A rapprocher ce ])ortrait de Carrier dans un fascicule de 1794 : « Ce monstre était d'une tadle avantageuse, presque tout on jambes et en bras, il avait le dos un peu voûté, la tête petite, le visage long, d'un caractère très prononcé, les yeux petits, anguleux, renfoncés et d'une couleur mêlée de sang et de bile, le nez long et aquilain, le regard affreux. Son teint était d'un brun cuivré. Il était maigre et nerveux et la protubérance de ses hanches, jointe au défaut de ventre, le faisait paraître coupé en deux, comme une guêpe; l'aigreur de sa voix était rendue plus sensible par l'accent méridional. Son physique était l'expression fidèle de son caractère : violent, impétueux, colère, la rage et la soif du sang étaient la base de son tempérament; la nature s'était trompée en ne lui donnant pas de griffes. Ce n'était point Néron, ce n'était point Caligula; ce n'était point un tigre, ce n'était point une hyène: celait Carrier... Un des éléments de son excessive barbarie était la lubricité. C'était une espèce de fureur qui, dirigée par l'appétit du meurtre, cherchait dans les raffinements de la barbarie de quoi s'assouvir. C'était une imagination monstrueusement déréglée qui courait après d'impudiques fantômes et s'irritait des faiblesses de l'humanité. » De 1785 à ITOi il y avait eu progrès. (Annexe LB" 1326. Bibl. nationale.)
intéressé aux affaires, mais que l'on dit très doux et même assez charitable (i). «Contradictions danslesdifférentes appréciations qui s'expliquent par le caractère fantasque de Carrier; d'humeur inégale, jamais maître de lui, comme on aura l'occasion de le voir, il se laisse emporter par les circonstances ; en 89, ce n'est encore qu'un agité, un névrosé, dirait-on de nos jours, dont l'action malfaisante n'a pas encore eu l'occasion de se produire ; plus tard, prenant sa part de la surexcitation générale des cerveaux, de plus, abusant des plaisirs de la table et des sens au point de se rendre malade, il deviendra presque fou, la moitié de ses actes sont d'un détraqué chez qui la saine vision des choses est absolument oblitérée, pour qui le sang est une griserie de plus ajoutée à celles du vin et des femmes. Voilà ce que deviendra ce procureur très doux! On ne veut en rien diminuer l'étendue de ses crimes, soit personnels, soit indirects, tout au plus établira-t-on, pour rester impartial, qu'il ne fut pas entièrement responsable et que la criminalité doit être répartie entre beaucoup : aussi bien ceux qui, connaissant l'état de détresse de la ville de Nantes, en laissaient décimer les habitants, que ceux qui coopéraient souvent pour leur propre compte à l'exécution des hautes œuvres.
L'agitation fébrile qui précéda la convocation des Ltats généraux trouvait Carrier tout prêt à se lancer dans les idées de réforme. Il a signé le Mémoire pour le Tiers-Etat par lequel on demandait une représentation égale sinon supérieure à celle du clergé et de la noblesse réunis, l'élection de tous les représentants, où l'on réclamait l'impossibilité pour un noble ou un ecclésiastique de représenter le Tiers. Quand, au lendemain de la formation de l'Assemblée nationale, éclatent les troubles de Paris, la prise de la Bastille fait ressentir son contre-coup à Aurillac comme ailleurs. Le 23 juillet, on arbore la cocarde nationale, le maire et les échevins
(1) M. Marccllin Boudet, op. cil.
JEUNESSE ET DEBUTS DE CARRIER m
sont cassés, une municipalité nouvcll(; et une milice bourçeoise sont installées. Carrier est en tête des 571 signataires du procès-verbal (jni consacre le nouvel état de choses, il s'enrôle dans la garde nationale et se contente modestement du poste de simple fusilier, alors que ses amis sont ou gradés ou officiers (i).
Après la garde nationale, les sociétés populaires. Celle des Amis de la Constitution se forme dans le courant de l'année 1790, mais les patriotes avancés, marquant déjà la scission, n'en font point d'abord partie. Ils ont fondé à côté, sous l'inspiration de Carrier, de Boudier et autres futurs terroristes, une autre société : « les jeunes Amis de la Constitution, » qui s'arroge le nom de Comité de Surveillance, et finit par s'ingérer dans les affaires de la grande société. Celle-ci, de guerre lasse, admet les dissidents dans son sein et la minorité des exaltés y vient dominer après la fusion d'avril 91. Le rôle de Carrier s'est dessiné dans l'intervalle ; président du Comité de surveillance, il s'est révélé orateur populaire et apporte aux « Amis de la Constitution » sa faconde vulgaire et passionnée.
A Arpajon, — faubourg Saint-Antoine d'Aurillac, — s'est fondée la Société des hommes de la nature ou francs tenanciers; la présidence en est dévolue à Carrier. Sous le couvert de l'agriculture, ce devait être un des foyers d'agitation du pays ; Carrier y pérore et y déraisonne et, à force d'excitations passionnées à la sédition et à la révolte, se fait ranger dans la catégorie des « vrais défenseurs et amis du peuple », et se voit inscrit peu après sur la liste des démagogues les plus avancés (2).
Sa clientèle effrayée l'a abandonné même avant que la suppression des officiers ministériels et leur remplacement par les avoués ne mettent à néant la situation pécuniaire de Carrier. Ruiné, il n'en marchera que plus avant, prenant la tète des progressistes, faisant mobiliser la garde nationale contre une commune (Senezergues) qui s'est
(1) M. J. Delmas, op. cit.
(ij M. Amédéc du Bast, livrée elle.
opposée à l'installation d'nn curé constitutionnel, proposant le 25 juin à la tribune des visites domiciliaires dans les châteaux et les couvents afin d'y découvrir des armes cachées.
Cependant son parti est encore en minorité. Aux électionslégislatives,J.-B. Milhaud, candidat au 8*^ siège, n'obtient que 107 suffraî^es contre i84 à Jean-Baptiste Perret, futur baron de l'Empire, que soutenaient les modérés. Carrier, malgré tout son zèle, n'a pas été nommé électeur par son assemblée primaire et tout le commencement de l'année 1792 le laisse dans l'oubli.
Son réveil date de la révolution du 10 Août. La nouvelle est parvenue à Aurillac par envoyé spécial ; l'agitation des esprits y est extrême; le peuple se constitue en assemblée souveraine sous la présidence d'Hébrard, qui s'est sig'nalé par sa violence à l'Assemblée nationale, qui juge enfin le moment arrivé de prendre la direction du mouvement et d'en imposer aux hommes d'ordre et de modération. Hébrard, c'est le chef de file de Carrier qui marche dans son ombre, se fait son fidèle assesseur. Avec une telle direction, on pouvait prévoir ce qui se passerait à Aurillac ; l'ère de la violence est commencée, des mots on en vient à l'action; sous prétexte d'appliquer la loi relative aux parents d'émigrés, la populace se répand en ville et s'y livre à tous les excès (i).
Carrier, le 26 août, se fait élire secrétaire de la troisième section d' Aurillac et parvient enfin le lendemain, après 3 jours de scrutin et, le dernier sur quatre, à se faire nommer électeur. Voilà le premier échelon conquis, et dès lors Carrier montera avec une rapidité vertigineuse. A l'assemblée électorale du 2 septembre pour la nomination des députés à la Convention, Carrier est désigné pour les fonctions de commissaire vérificateur des pouvoirs pour son district. Les chefs du parti progressiste, Hébrard elMilhaud, sontélus; Hébrard — on ignore la vraie raison — se dit malade et dans l'impossibilité
(1) M. J. Dolmas, op. cit.
d'accepter son mandat et désigne Carrier à ses concitoyens comme propre à le remplacer.
Carrier s'est mis en ligne, mais ce n'est qu'à force d'intrigues (i) qu'il parvient à se faire nommer député. Un premier tour de scrutin donne, sur 871 votants et 4o2 inscrits, 178 voix à Jean-François Clavière, 5o à Joseph Mailhes, 129 seulement à Carrier.
Au second tour, Carrier a i52 voix sur 366 inscrits contre 29 à Mailhes et 176 à Clavière, à qui il ne manque que 5 voix pour obtenir la majorité absolue.
Le président, — en avait-il le droit ? — annonce que Clavière et Carrier ayant réuni à la première épreuve la pluralité relative devaient seuls concourir au second scrutin. 370 électeurs prennent part au vote et Carrier, ayant ;Obtenu 194 suffrages contre 176 à Clavière, est proclamé cinquième député à la Convention (5 septembre).
On est entré dans des détails électoraux qui sentent le terroir. Le lecteur comprend pourquoi. Ces cinq voix que ne put obtenir Clavière envoyaient à la Convention un des plus tristes enfants du Cantal et vouaient la Bre- ■tagne nantaise à l'ostracisme et à la mort !...
Le 7 septembre, à l'assemblée du district d'Aurillac, Carrier reprenait modestement ses fonctions de secrétaire provisoire, ayant été élu à l'unanimité moins un de i32 suffrages, sous la présidence d'Hébrard. Mais, le 19, le procureur ruiné, devenu législateur, quittait Aurillac, dans l'auréole de son triomphe, pour ne plus y revenir. Avec les autres membres de la « trinité républicaine et montagnarde du Cantal (Milhaud et Lacoste (2),) il allait planter sa tente au n° 1 35 de la rue Neuve-des-Petits-Champs.
(1) M. Jean Delmas, d'après les Archives d'Aurillac.
(2) V(»i(;i les votes des députés du Cantal au procès de Louis XVI : Carrier, la mort; LaCoste et Milhaud : mort dans les 24 heures; Méjansac, Chahanon et Peuvergne : détention, bannissement à la paix; Thibault : détention; le dernier, Joseph Mailhes, était absent.