VIII AVANT-PROPOS
chologie de l'indiviiiu cftlle de l'Jltat, considéra
par lui comme une image agrandie^lus ressortante
et plus nette, de rindividu. Avait-il donc méthodi
quement, sinon doctrinalement, tort ? De quel droit
demanderons-nous encore, prendrait-on, comme
mesure de l'homme, l'homme moyen plutôt que
l'homme de génie ? Dira-t-on que l'un explique
l'autre ? Mais est-ce l'inférieur qui explique le
supérieur ou le contraire? N'ayons pas de part:
pris. Disons simplement que chaque problème
psychologique doit être étudié sous ses deux
formes: simple et complexe, sans que l'une exclu
l'autre. Nous jibordons ici l'étude de la timidité sôus
sa forme complexe, en prenant pour guides les
esprits les mieux informés et les plus compétents,
à la fois comme sujets et comme observateurs
Notre méthode nous permet d'embrasser la ques
tion posée dans son ensemble et de donnera chaque
détail sa valeur relative. Qui ne sait qu'un fait
matériellement exact, mais isolé ou non, mis à sa
place, peut constituer une erreur de perspective et
que le sens des proportions fait aussi partie de l'esprit
scientifique? Une monographie doit être complète
en son genre et former un tout, ou mieux un
système. Un peu de philoso[)hie ne nuit pas à
l'élude des menues questions de psychologie, comme
est celle de la timidité ; elle les relève, elle en
montre la signification et la portée ; elle aide même
à les résouilre ; il n'est pas nécessairement vrai
qu'elle ne serve qu'à les compliquer et à les fausser.