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masse et, sur le midi, dég-oûté de ses efforts, irait pleurer dans un coin de la cour ; bientôt il s'exalterait la tête, se mettrait à croire qu'il y a de Thonneur à être malheureux et, de suite, qu'il est excessivement malheureux... Les malheureux de ce genre, dans le monde, ne sont que des sots ; les trois quarts de nos mélancolies ne sont que des sottises '. »
Ces sots, qui se complaisent en leur sottise, qui se font de leur faiblesse une attitude élégante, ont l'esprit g-âté par les déclamations ; ils s'éprennent de la vertu décrite dans les livres et « se figurent le monde d'après ces images grossières ». Telle est « la mélancolie des âmes sensibles... voilà, dit Stendhal, mon plus grand défaut ».
Mais il se corrige de ce défaut par la réflexion et le bon sens, par le regard franc et assuré qu'il jette sur le monde, par le courage avec lequel il affronte la vérité et repousse Fillusion, par laloyauté, en un mot, et la pénétration de son esprit. Il se sépare de son maître Rousseauet élève contre lui, plus généralement, contre tout idéalisme faux, toute philosophie d'école, tout « pédantisme », son propre système, qui n'est qu'une notation exacte des faits, qu'un réalisme.
« Je hsais les Coîifessions de Rousseau il y a huit jours. C'est uniquement faute de deux ou trois principes de beylisme qu'il a été si malheureux. Cette manie de voir des devoirs et des vertus partout a mis de la pédanterie dans son style et du malheur dans sa vie. Il se lie avec un homme pendant trois semaines: crac, les devoirs de l'ami-