AVERTISSEMENT
Les éléments de ce recueil om été réunis au jour le jour, pour répondre à un besoin de documentalion précise. Que de fois n'entend'On pas citer le texte d'un traité^ ou dun article de traité^ sans qu'on puisse être en mesure de retrouver immédiatement et sans de fastidieuses recherches dans des compilations et des périodiques^ certes précieux pattr les historiens^ mais dun usage et dun maniement peu courants, le passage cité?
Le traité de Francfort, le traité de Berlin de 481S, lActe d^Algésiras, la convention Cassim, l'accord anglo^russcy f alliance anglo-japonaise, à combien d ouvrages ne faut-il pas se reporter, quel temps n'est^on pas exposé à perdre, si F on veut consulter^ interroger ou commenter ces textes célèbres ? Et pourtant, c'est là une nécessité qui s'impose à un nombre de plus en plus grand de personnes : journalistes, diplomates, hommes dÉtat, simples étudiants même. Il n'y a pas de commentaires ^ pas d analyses qui remplacent la cofmaisêance directe des textes eux-mêmes. Le meilleur homme de loi est celui auquel la lecture des codes est la plus familière et qui se fait à lui-même une doctrine par une application personnelle de la lettre et de t esprit de la loi à la pratique journalière des affaires. Il n'en peut être autrement de tous ceux qizi, à un titre et pour un motif quelconques, s'intéressent aux problèmes de la politique internationale.
ÀVERTISSBllBMT
Nous avons donc cherché à rassembler sous le plus petit volume possible^ et à classer méthodiquement le plus grand nombre possible de traités de nature politique conclus depuis le congrès de Vienne. Cette limitation notis a imposé notre choix : nous avons laissé de côté tous les traités, conventions ou arrangements ayant un caractère commercial, judiciaire ou administratif. Cent volumes n'auraient pas suffi à cette tâche, et il fallait se contenter de cinq cents pages.
Pour la même raison, nons avons dû restreindre à un très petit nombre les textes relatifs à certaines grandes questions qui ont donné naissance à d^ innombrables instruments diplomatiques y bien que ces instruments offrent un caractère politique indiscutable. Le chercheur le moins averti nous comprendra lorsque nous aurons indiqué que nous avons renoncé à reproduire les traités relatifs au partage de l'Afrique ou aux relations des Puissances avec la Porte, qui forment plus de vingt volumes du remarquable recueil . de M. de Testa, La Chine venait en bon rang dans cette floraison de textes, dont certains, ceux relatifs, par exemple, aux concessions étrangères, sont particulièrement d'actualité. Mais pour t Extrême-Orient comme pour f Afrique ^ nous nous sommes limités aux plus grandes questions d^ ordre politique : traités de paix, cessions de territoires, etc., ayant sur la position respective des États, sur leur ligne de conduite ou leur attitude, une influence décisive.
Mais même en nous restreignant dans ces limites, choisir ne suffisait pas. Il fallait classer. Nous avons donc réparti les textes entre les divers pays qu'ils concernaient, en suivant autant que possible, mais sans nous y soumettre dune manière absolue, tordre chronologique pour chaque pays. L'essentiel n'était pas de suivre pas à pas les événements dans leur développement. Le but à atteindre, c'était de faciliter les recherches, et nous croyons l'avoir atteint.
AYBRTI8SB1IKNT XI
Aux textes ainsi distribués par pays^ nous avons ajouté la convention de la Haye du 18 octobre 1907 en vue de faciliter l'arbitrage. Le nombre des différends internationaux soumis à F arbitrage augmente chaque année. Puisque nous ne pouvions citer tous les traités et conventions relatifs aux lois de la guerre ou aux moyens de prévenir la guerre, le texte qui s'imposait à notre choix était précisément celui auquel on aurait le plus souvent à se référer à foccasion des conflits nés des autres textes réunis dans ce volume. Puisse la sagesse des gouvernements et des nations multiplier davantage encore ces règlements pacifiques, en substituant de plus en plus le respect des règles du droit international et des traités aux décisions de la force brutale !
Paris, Août 1910.