‹ Les grands traités politiquesChapitre 89 sur 202 · I. — SlAM · texte numérisé non relu

I. — SlAM

Le gouvernement de S. M. britannique et le gouvernement de la République française maintiennent les articles 1 et 2 de la déclaration signée à Londres le 15 janvier 1896, par le marquis de Salisbury, principal secrétaire d'État pour les affaires étrangères de S. M. britannique à cette époque et le baron de Gourcel, ambassadeur de la République française près S. M britannique à cette époque.

Toutefois, en vue de compléter ces dispositions, ils déclarent d'un commun accord que l'influence de la Grande-Bretagne sera reconnue par la France sur les territoires situés à l'ouest du bassin de la Meinam, et celle de la France sera reconnue par la Grande-Bretagne sur les territoires situés à Test de la

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même région, toutes les possessions siamoises à Test et au sudest de la zone sosvisée et les fies adjacentes relevant ainsi désormais de l'influence française et, d'autre part, toutes les possessions siamoises à l'ouest de cette zone et du golfe de Siam, y compris la péninsule malaise et les fies adjacentes, relevant de l'influence anglaise.

Les deux parties contractantes, écartant d'ailleurs toute idée d'annexion d'aucun territoire siamois, et résolues à s'abstenir de tout acte qui irait à rencontre des dispositions des traités existants, conviennent que, sous cette réserve et en regard de l'un et de l'autre, l'action re^ective des deux gouvernements s'exercera librement sur chacune des deux sphères d'influence ainsi définies.

IL — Madagascar

En vue de l'accord en préparation sur les questions de juridiction et du service postal à Zanzibar et sur la côte adjacente, le gouvernement de S. M. britannique renonce à la réclamation qu'il avait formulée contre l'introduction du tarif douanier établi à Madagascar après l'annexion de cette île à la France. Le gouvernement de la République française prend acte de cette déclaration.

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