TERRY
TERRY, lithographe. — Suite de 12 Paysages de C. Hesse (chez Goupil). — Vues de Suisse, d'après divers. — Tableaux de la Suisse , d'après Diday. — For te feuille -Diday. — Nombreuses pièces pour Les Artistes Suisses.
TESSIER (Léon), peintre, a gravé à l'eau-forte , d'après les peintures de son maître Hanoteau : Fermière apportant à manger aux oies, 1875, in-fol. ; Les Biquets, 1877.
TESTARD ( François - Martin ?) , graveur au pointillé et au lavis , commencement du siècle. — Sujets de piété à l'aquatinte, d'après les maîtres. — Le Soufflet, Le Dimanche matin, d'après Farrier (chez Bulla et chez Testard, rue Poupée). — D Emblème , La Confidence. — Fleurs et Fruits , d'après Vidal. — La plus belle des Roses, tête de femme dans une fleur. (Chez Testard, marchand d'estampes, 15, quaiMalaquais) (1).
TESTARD (Jacques -Alphonse), né en 1810.
Sujets divers.
Trois sujets d'animaux féroces , d'après Mène , 1840-42.
Une série de petites pièces in-12 en 1., au lavis : Moulons couchés, 1844 ; Mouton couché (vers 1851); Lapin; Deux Lapins, Cobaye ; Deux Cobayes. (Imprimerie Beillet.)
(!) Est-ce le même ? — On trouve aussi le nom de Testard dans le grand ouvrage sur l'Egypte.
Viltard, rôle d'André dans L'Aveugle de Bagnolet, in-8. Bronzes de M. Mène. Testard del et se. (L'Artiste). — Cheval attaqué par un loup (Id.)
Sous le nom de Testard comme dessinateur, on trouve :
Vignettes de piété ; portrait de Pie IX, etc.
Collection des principales vues de Paris dessinées par Gavard avec le diagraphe et gravées par les meilleurs artistes. Planches in-4 en 1. dessinées par Testard, gravées par Appert et Salathé (chez Fatout, vers 1840). — Nouveau Plan pittoresque de Paris, 1840, titre. — Divers plans de Paris. — Vue générale de Versailles.
Portrait de Ch. Deburau, 1849, in-4. — Le Même, la main appuyée sur une table, in-4(1). — Le Même, ayant à côté de lui la statuette de son père. 1854, in-4. — A. Lajariette, directeur des Délassements-Comiques, mort en 1848-
(1) Rapprochons de ces trois portraits de Deburau fils le portrait de Deburau père, lithographie par Auguste Bouquet d'après son tableau [L'Artiste), le même réduit sur bois (pour Y Histoire du Théâtre a quatre sous), et quatre belles lithographies in-4 d'Auguste Bouquet représentant Deburau dans quatre pantomimes : Le Chiffonnier, ou le Billet de mille francs, Le Songe d'or (en robe de chambre, mettant la main dans sa poche), Le Joli Soldai (en Jean-Jean), Les Cosaques (en garçon de ferme).
Ces pièces, d'un beau crayon, sont d'une rareté insigne. Nous les avions envoyées en 1891 à l'exposition de la Lithographie.
A l'instar des astronomes, — qui n'ayant pas tous les jours un monde de premier ordre à trouver, comme Leverrier, s'acharnent à la découverte de petites planètes finissant par tourner à une simple poussière cosmique, — les iconographes, faute de sujets éclatants à observer, s'ingénient à découvrir des oubliés ou des dédaignés, — voire de quatrième ordre, — et à les faire sortir de leur obscurité. Songez donc ! Inventer un nouvel artiste dans l'estampe, c'est la gloire ; le cataloguer, c'est l'immortalité ! On sera cité, à travers les siècles, dans les catalogues de vente qui feront suivre les titres des pièces de la fameuse mention : Catalogue un tel, numéro tant.
Mais les astronomes, tenus en bride par la précision mathématique, n'ont point licence de modifier et d'amplifier à leur gré le volume, la masse, ou le poids des corps qu'ils découvrent. Tandis que nous autres amateurs d'estampes, nous résistons difficilement à la tentation dégrossir, ou plutôt de boursoufler les ignorés que nous cherchons à mettre en lumière. Pour un iconographe, tout inconnu qu'il entreprend de révéler est un artiste