Premières lithographies
Le premier idéal de Traviès fut Pigal, et ses premières séries de lithographies sont du pur genre commun de la Restauration : Tableau de Paris, 20 p. (Bove-Ducarmej au n° 18 est déjà un bossu genre Mayeux. — Les Contrastes , galerie mimique et physionomique , 20 feuilles à deux sujets, numérotées dans le bas; autre série, numérotée dans le haut. — Galerie des Epicuriens, des Savants, des Négociants, des Misérables, Politesse française, Tableau de Paris, suite de feuilles très vulgaires. Barrière de la Villette,
(1) Champfleury, Histoire de la Caricature moderne. — Voyez aussi le portrait-charge de Traviès par Benjamin Roubaud , dans le Panthéon charivarique
TRAV1ES. 145
Barrière du Combat, Barrière de la Courtille. — Paris, 12 p. (chez l'éditeur quai de la Mégisserie).
Son second idéal fut Grandville, qu'il imita dans des caricatures au trait de plume : Doubles Visages. — Les Cinq Sens. — Les Transfigurations, personnages à têtes d'animaux ; Miroir grotesque, id. — Mariage de raison ; Mariage d'argent, 4 p.
Pièces diverses : Grands projets; Arrogant avec un inférieur, humble devant un supérieur; Moi je me règle sur le soleil (La Silhouette). — Le Chef d'institution ou la nouvelle année : Echantillon de mœurs parisiennes , un banc d'omnibus de la Madeleine à la Porte St-Martin ; Enfoncé Racine ; Lecture de la grande ordonnance du 1er septembre 1828 ; Il faut avouer, mon cher, que vous avez une drôle de tête ! — Paganini, et pas le sol ! Les Romantiques, 2 p. — Types (chez l'éditeur, rue du Coq) : Gâte-Sauce, Serpent de paroisse, M. Boniface, etc.. M. Coyart, teneur de livres, M. Cuinat, chef de bureau (tout cela est sans esprit). — Types (chez Osterwald et Ducarme).
Arrivons à la grande « création » de Traviès.