‹ Les graveurs du dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 11 sur 193 · Nouvelles du Bien-Aimé, d'après Quéverdo; iu-4 en lar · texte numérisé non relu

Nouvelles du Bien-Aimé, d'après Quéverdo; iu-4 en lar

geur. L'eau-forte par Quéverdo.

ROSASPINA (Frangesgo).

Né à Montescudolo , près de Rimini , le 2 janvier 1763 , Rosaspina , fils d'un notaire établi à Bologne , commença à graver, dès l'âge de quatorze ans , de petites estampes qu'il vendait quelques baïocches. Il savait aussi très bien contrefaire les dessins. Il grava, à vingt-cinq ans, VAmorino de Franceschini , et plus tard les gravures de Saint François du Dominiquin , de la galerie Zambeccari , ce qui le fit demander à la cour de Naples pour reproduire la galerie de Gapo di Monte. Il a gravé un recueil de reproductions de dessins du Parmesan (1788). Ces planches tirées au bistre , à la sanguine, imitant la plume ou le lavis , sont exécutées avec une justesse et une vérité de ton qui pourrait tromper un œil peu exercé.

Pendant la Révolution , Rosaspina vint à Paris et s'y rencontra avec son compatriote Longlii qui lui fit visiter les monuments et les musées. Il revint dans sa patrie , enthousiasmé des œuvres d'Edelinck et des maîtres français et grava dès lors en s'inspirant d'eux.

II mit huit ans à graver sa planche de la Danse des Enfants de l'Albane qui fut imprimée à Paris en 1800.

Rosaspina est mort le 2 septembre 1841,

ROUSSEAU (Jean-François

Le peu qu'il a gravé, d'après Gochin et Gravelot . est excellent. C'est à lui que Basan disait , en voyant sa Vierge de Van der Werf , gravée pour le Cabinet Choiseul : « Voici ma caisse , puisez ce que vous » voulez , de pareils talents sont sans prix. »

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