‹ Les Grecs et les Sémites dans l'histoire de l'humanitéChapitre 3 sur 106 · BE · texte numérisé non relu

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SR ee EN CU a Du ie ge | Le AUS : ] à PRÉFACE VII

science’; elle condamna au bûcher Giordano Bruno à la fin du XVIX siècle et obligea Galilée en 1632 de se présenter sans défenseur ni conseiller, devant le Tribunal du Saint- Office, qui le condamna, dans sa 70° année, d'abjurer à genoux l’hérésie du mouvement de la terre. En échange, l’œuvre de Luther, par son caractère révolutionnaire, ne

resla pas limitée au domaine religieux ; elle bouleversa.

également l'ordre politique et social. Les princes de l’Allemagne du Nord de même que la plupart des évêques se détachèrent de l'autorité du Vatican, les uns pour réunir

les pouvoirs lemporel el spirituel, et les autres pour rester -

en possession de leurs biens el pouvoir se marier. Celle crise religieuse, politique et sociale pendant le XV£ siècle donna lieu à des persécutions sans nombre dans les deux camps : les catholiques brülaient les hérétiques de même que leurs

livres, et les princes protestants expulsaient les prêtres et.

les religieuses, et les particuliers catholiques furent exclus

de toute fonction publique et déclarés incapables de posséder

des terres dans leur pays, de léquer leurs biens ou de recevoir des legs. Cet antagonisme sauvage entre catholiques et

: protestants finit par amener une guerre très sanguinaire

qui ne dura pas moins de trente ans, où les deux partis regardaient comme une action agréable à Dieu de commettre les actes de cruauté les plus affreux envers les adversaires et où la France catholique sous le gouvernement du cardinal Richelieu a cru dans son intérêt de verser son sang el son trésor en faveur du protestantisme. Heureusement, l'épuisement des deux combattants, après trente ans de massacres inutiles, leur fit signer la paix de Westphalie, d'après laquelle les pays du nord de l’Europe restèrent tous protestants, tandis que ceux du midi et du centre restèrent catholiques, tout en s'obligeant réciproquement de concéder une tolérance au culte de la minorité et de respecter leurs biens. Cependant, l'Europe a vécu pen-

dant les trois siècles qui ont suivi la Réforme sous un régime

de fausse tolérance où la minorilé a été tracassée et traitée avec malveillance par la majorité qui représentait la religion d'Etat, bien qu'au XVIIT siècle, on ne brülät plus les hérétiques el que les persécutions religieuses fussent moins violentes. | | Toutefois, il faut reconnaître que Luther, tout en se mon-

trant hostile à l'influence de la raison en matière de reli-

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