‹ Les Grecs et les Sémites dans l'histoire de l'humanitéChapitre 37 sur 106 · DS · texte numérisé non relu

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vant le même but, dont celle de T'ibériade fut la pius renommée.

Nous avons vu dans les pages précédentes que, grâce aux efforts prodigieux d'Esdras, après le retour des Juifs de leur captivité de Babylone, à Jérusalem, la Bible fut reconstituée et coordonnée conformément aux documents recueillis par lui et ses collaborateurs, formant ainsi la loi écrite en 24 volumes. Mais cette Loi était loin de suffire à tous les besoins de la vie pratique ; elle n’offrait pas seulement des lacunes, mais aussi des obscurités et des phrases à double sens, et lorsqu'on se trouvait en face de difficultés, on avait recours à un tribunal compétent qui jugeait et décidait sur les questions douteuses. Ces jugements ont eu force de loi, étant considérés comme parties constituantes de la loi écrite. Cependant, ils ne se conservèrent pendant des siècles qu’à l’état de tradition et il arriva un moment où, tant à Babylone qu’à Jérusalem, on sentit le besoin d’avoir un code écrit qui pourrait servir. de règle de conduite pour toutes les manifestations publiques ou privées.

Dans ce but, se sont formés des comités ou plutôt des écoles qui ont eu pour chefs des hommes pieux et savants adonnés à l'étude de la loi, qui ont tâché de réunir toutes les lois traditionnelles en y ajoutant des commentaires et des interprétations; quelquefois même, ils formulaient de nouvelles lois comme suite et déduction des anciennes. Le recueil de ces lois fut appelé

Halakha. Les docteurs qui professaient dans ces écoles reçurent

le nom de Fannaims.. - 5 Ceux-ci, après avoir réuni un grand nombre de ces enseignements traditionnels, les ont collectionnés selon la nature des

différentes matières et coordonnés sous forme d’un traité qu’ils

nommaient Mischna. Mais avec le temps, on trouva ce code trop concis et souvent obscur, et de nouveaux chefs d'école, pour élucider tous ces points de litige, se réunirent, discutèrent les questions confuses et, après s'être mis d'accord sur les points les plus essentiels, composèrent un deuxième commentaire beaucoup plus détaillé que le premier, qui embrassa, dans la multiplicité de ses prescriptions, l’ensemble des lois relatives à la vie civile et religieuse. Le commentaire de la Mischna fut appelé Talmud et les docteurs qui le rédigèrent Amorraïms. Tant la Mischna que le Talmud traïitaient six matières différentes : 1° les lois agraires

… (précédées d’un traité sur la prière) : 2 les fêtes ; 3 le mariage,

les successions et les vœux ; 4 le droit civil et pénal ; 5° les objets et les rites sacrés ; 6° les lois relatives à la pureté. Ce recueil fut

plus tard, vers la moitié du vi* siècle, revisé, coordonné et écrit

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