‹ Les Grecs et les Sémites dans l'histoire de l'humanitéChapitre 54 sur 106 · EN LES GRÉCS ET LES SÉMITES · texte numérisé non relu

EN LES GRÉCS ET LES SÉMITES

et deux cent mille soldats marchaient sous sa bantiëré Il mourut

en 1072. Son fils, Maleck-Schah lui succéda au pouvoir ; doué

des qualités les plus brillantes, il eut la chance d'être secondé par un homme très habile, son grand-vizir, Nedham-el-Mulk, qui se rendit populaire en Orient par la protection efficace qu'il accorda aux sciences et aux lettres. Il fit élever à Bagdad des collèges où furent appelés les plus grands savants de l'époque pour l’enseignement. Des mosquées furent construites: des routes et des canaux furent établis pour faciliter les communications dans toute l'étendue de l'empire. Sous son règne, Omar- Keïam entreprit la réforme du calendrier persan, supérieur en exactitude au calendrier grégorien. Il affirma graduellement sa

domination dans le Djezireh, la Syrie,,la Palestine et même dans

l'Asie Mineure. Les Grecs furent chassés de l'Asie par la victoire de Soliman, un de ses généraux et parent. Tous les pays situés

entre l'Arménie, la mer Noire et la Méditerranée, malgré leur

population toute chrétienne, durent subir le joug des nouveaux conquérants. Malheureusement, après la mort de Maleck-Schah, en 1902, l'empire des Seldjoukides devint la proie de guerres civiles et de luttes stériles ; il perdit à la suite son unité et son prestige, et finit par succomber après avoir duré de 1092 à 1154. À, la suite de l'épuisement dans lequel se trouvaient la Perse et la

Mésopotamie, occasionné par les guerres civiles, les califes

abbassides de Bagdad, se posèrent ouvertement comme princes souverains et triomphèrent des attaques dirigées contre eux ; ils protégèrent le commerce et l’industrie, les lettres et les sciences.

Les califes Mostanser (1226-1243) et Mostasem (1243-1958) firent

construire de nouveaux collèges, des hôpitaux, des mosquées, de manière que Bagdad, au milieu des bouleversements qui éclataient de tous les côtés en Asie, maintenait toujours son influence morale et son prestige de culture supérieure. | Ces guerres fratricides, entre Turcs et Arabes, qui se prolongèrent pendant deux siècles, subirent un arrêt momentané à la nouvelle de l’arrivée de plusieurs armées chrétiennes en Palestine - pour délivrer la ville Sainte. Les rivalités entre Arabes ét Turcs réstérent suspendues pour s'unir contre l'ennemi commun, mais

à peine les Musulmans ont-ils appris que les armées de Pierre

l'Ermite avaient péri presque entièrement en route, ils pensèrent qu’il n’y avait plus rien à craindre des ennemis du dehors et

recommencerent leurs guerres intestines. C’est à la suite de cette

division entre les forces musulmanes que les croisés réussirent à triompher et à entrer en Palestine. Les Musulmans, bien que

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