‹ Les Grecs et les Sémites dans l'histoire de l'humanitéChapitre 60 sur 106 · AU · texte numérisé non relu

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Il à laissé de nombreux écrits sur la médecine, mais il doit principalement sa renommée à trois grands ouvrages : 1° un commentaire sur le Michnah, écrit en arabe: % un code talmudique appelé Mischna Thôra, qui est plutôt un extrait substantiel du Talmud; 3 un traité de philosophie religieuse appelé le Moré Neboukhim ôu Guide des égurés. Ce dernier est tout à fait imprégné de l'étude d’Aristote et de ses commentateurs arabes. Dans ce travail, il s’éfforcé de concilier la révélation mosaïque avec la philosophie, chérchant à donner une explication rationnelle aux prescriptions religieusés, de même qu'une interprétation allégorique à certains passages bibliques. Il avait surtout horreur des

croyañces supeérstitieuses et des fausses sciences du moyen-âge. D'après Graetz il s’est tellement identifié avec les principes religieux, oraux et philosophiques contenus dans la Bible et dans là Michnah, ainsi que dans les œuvres d’Aristote, qu'il a fini par considérer le judaïsme, cofnme une philosophie révélée, d’après laquelle l'homme devrait régler non seulement ses actions, mais aussi ses opinions et ses pensées. Avec son séjour en Egÿpte, coïncida la victoire des Aÿoubites (Dynastie turque) sur les Fatiiites et l’arrivée au pouvoir, én 1171, de Saladin, modèle des princes, généreux et chevaleresque. Sous son règne, les juifs atteignirent un haut degré d'influence et de considération, ce qui contribua grandement à augmenter l'éclat de la haute pérsonnalité de Maïmonide et à répandre ses doctrines parmi toutes les communautés israélites de l'Egypte. Tous ses efforts sé sont dirigés à simplifier la Connaissance du judaïsme biblique et talmudique, car pour lui, les deux n'en forment qu'une, bien qu'il tächàt d'élaguer ce qui était obscur, superflu, défectueux dans l'étude du Talmud. Son travail avait pour but dé résumer et de remplacer tout ce qui avait été fait précédemment, et de se substi: tuer surtout aux interminables et fastidieuses discussions halachiques. Il fait clairement entendre que son ouvrage doit, sinon faire totalément abandonner le Talmud, du moins offrir la possibilité de s’en passer. En agissant ainsi, il se sépara de l'opinion rabbinique de son temps pour suivre une direction propre ét. noüvélle, Gependant, il à donné par son code au judaïsme rabbinique uñ solide appui; de même, il fut un observateur très rigide dés lois rabbiniqués. Il n’y à pas de doute que la publication du code Maïmonide n’a produit un effet prodigieux parmi ses coreligionnaires, surtout parmi les savants d'Espagne, dont Schéschet Benvenista dit : &« Le code de Maimonide, avec sa lan: gue simple, son ordonnance admirable, fit la lumière aux yeux

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à son prestige ; chacun l’étudiait, le cepiait, s’en pénétrait: on apprit à juger les questions et à contrôler les décisions des juges, chose inconnue jusqu'alors ». Le code de Maïmonide acquit damental de la religion juive et son auteur devint une autorité universellement reconnue. Après ses travaux sur la matière talmudique, il écrivit aussi un code de médecine, mais l’ouvrage le plus important fut son livre célèbre, Guide des égarés, qui constitue, un progrès dans l’histoire de la philosophie du moyen-âge, car il y aborde les plus grands problèmes moraux qu’ait agités l'esprit humain, l'existence d’un monde supérieur, le but de la gréation, les imperfections et l'amour de la vie terrestre ; en même temps, il combat les doutes qu’un penseur israélite peut concevoir sur les vérités de sa religion. Il cherche surtout à prouver, d'harmoniser la philosophie d’Aristote avec les vérités révélées dans la Bible. D'après lui, l’une et l’autre sont le reflet de la divi-

un examen sérieux et approfondi, surtout ceux qui lui paraissent être en contradiction avec l'esprit du judaïsme qui est opposé à l’idée de l'éternité de la matière. Dans son système, on voit toujours l’homme en lutte entre les besoins de la matière, incapable de s’assimiler le bien, et les aspirations de l'âme, doué de la faculté de comprendre et du désir de s’instruire, L'homme est toujours capable de triompher des barrières que lui crée la matière, de s'élever au rang des esprits purs et de s’unir à l'Esprit universel du monde. Il attribue aussi à l’homme le don de la prophétie ; il l’obtient en élevant constamment sa voix vers le Créateur. Cette effusion de la penséedivine sur l'imagination humaine se manifeste surtout pendant le sommeil ou un état analogue ; toutes les visions des prophètes se sont produites, d’après lui, dans une sorte de rêve et les récits de la Bible relatifs aux faits et gestes des voyants doivent être pris, non pour des faits réels, mais comme des états intimes de l'âme, comme des inspirations divines perçues par l'imagination.

Le grand mérite de Maïmonide fut surtout d’avoir donné au judaïsme sa raison d’être et de l’élever à la hauteur de sa philosophie contemporaine, d’avoir trouvé le trait d'union entre les opinions philosophiques d’Aristote et les sentiments religieux exprimés dans la Bible, d’avoir su réconcilier l’évolution du sentiment religieux conçu par Moïse avec celle de la raison hu-

maine. Ce livre ne resta pas limité au cercle étroit des communautés israélites, il fut bientôt répandu parmi les Arabes; un Mahométan y ajouta même une préface en manière de commentaire, relative aux preuves de l'existence de Dieu, Albert le Grand et saint Thomas d'Aquin, les principaux créateurs de la scolastique chrétienne, apprirent dans Maïmonide à résoudre les contradictions entre la foi et la métaphysique. Toutefois, les écrits de Maïmonide, loin de clore les discussions rabbiniques et de resserrer les liens moraux et religieux parmi les Juifs dispersés dans les pays d'Occident et d'Orient, servirent de germes de discorde entre les partis du progrès et ceux de la tradition. C'est surtout parmi les Juifs du Midi de la France que la lutte entre les partis extrêmes devint tous les jours plus acharnée : les uns accueillirent le Moré avec enthousiasmeet l'esprit philosophique de ses adeptes nourris par les opinions de Maïmonide poussait les choses encore plus loin, en chassant de la Bible toute idée de surnaturel et de miraculeux, tandis que les rabbins de l’ancienne école, effrayés des tendances de Maïmonide de supprimer l’étude du Talmud dénoncèrent ces doctrines comme erronées et dangereuses pour l'existence du judaïsme. Ce fut surtout un obscur rabbin de Provence, Salomon ben Abraham, de Montpellier, qui, en 1232, lança l'excommunication contre tous ceux qui liraient le Moré ou qui s’occuperaient d’autres études que de la Bible et du Talmud. Cette déclaration de guerre provoqua une scission violente entre les rabbins de Provence, généralement favorables à Maïmonide. Salomon, furieux de voir frustrés ses projets commit la folie de recourir à l'intervention de l’inquisition dominicaine et de faire brüler les livres de Maïmonide, à Montpellier et à Paris, comme injurieux pour la foi chré-

tienne. Cette conduite ignoble, qui rappelle bien celle de Calvin

dénonçant Miguel Servet à l’inquisiteur de Lyon, réunit amis et adversaires dans une protestation commune contre le fanatisme rabbinique. Il en résulta que le nombre des adeptes augmenta le rang des rationalistes. Le parti orthodoxe alarmé de ces progrès, s’éleva sous l'initiative du rabbin Lunel, Abba Mari, et entreprit une campagne contre les rabbins de Montpellier qui défendaient avec énergie les droits de la pensée.

Les deux partis fatigués d’une lutte stérile, choisirent Salomon ben Adret, la plus haute autorité rabbinique de l'Espagne, comme arbitre. Celui-ci réunit à Barcelone un synode de trente rabbins qui prononça l’excommunication contre quiconque, avant l'âge de 95 ans, lirait un ouvrage scientifique dans la lan-

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gue originale ou dans la traduction hébraïque. On ne faisait exception que pour les livres de médecine. Quant aux commentaires philosophiques sur l’Ecrilure, ils furent condamnés au bûcher et leurs auteurs voués aux peines de l’enfer. Cet anathème, lu en grande solennité dans les synagogues, fut officiellement transmis aux Communautés d'Espagne, de France et d'Allemagne (26 juillet 1305) (1). Cette condamnation sanctionnée par l’autorité d’un synode n’exerça pas une influence décisive sur les rabbins provençaux qui se groupèrent autour de leur chef Ibn-Tibbon opposèrent anathème à anathème et continuèrent à défendre avec ardeur les doctrines de Maïimonide pendant tout le xrv® siè-

cle. Parmi eux, se distinguèrent surtout Moïse de Narbonne et

Joseph Caspi de l’Argentière comme commentateurs enthousiastes du Guide des Egarés. De plus, Lévy ben Gerson ou le Gersonide, dont les écrits astronomiques furent traduits de son vivant par ordre du pape Clément VI, publia Les combats du Seigneur, traité de théologie d’une hardiesse sereine, rendant hommage aux défenseurs dans la vérité.

Nous allons encore mentionner deux grands écrivains, d'origine provençale, qui se sont distingués Comme philosophes, grammairiens et controversistes et qui ont illustré la philosophie juive de la seconde moitié du xrv: siècle,

L'un, Profiat Duran, dont le vrai nom était Isaac b. Moïse Halévi, était très versé dans les sciences et dans la philosophie. Il se

fit connaître surtout comme polémiste très habile, en défense du

judaïsme contre les dogmes chrétiens. Il a fait également un commentaire synoptique sur le Moreh Nebukim, de Maïmonide, mais son ouvrage principal est une grammaire critique et philosophique, en languehébreu, Maaseh Efod. L'autre, Hasdaï Crescas, né en 1340, à Barcelone, est morten 1410, futune grande autorité comme .talmudiste ; en même temps, il se distingua par son originalité comme philosophe. Ayant appartenu à une famille disünguée et riche, ilse consacra exclusivement aux études philoso-

phiques, et il devint chef d'école. Il fut nommé par leroi d'Aragon,

tuteur de son oncle Vitalis Azday. Néanmoins, il ne put échapper à la persécution de ses adversaires chrétiens, dont son fils unique fut la victime. Il est connu par ses écrits mémorables; d’abord par une de ses lettres adressée aux communautés d’Avignon, qui figure comme appendice dans son livre Shebet Yehoudah, où il décrit tous les incidents de sa persécution, en 1391, en-

(1) Théodore Reinach. — Histoire des Isralites, page 113.

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suite par son Traité de philosophie religieuse, écrit en espagnol, où il réfute les dogmes principaux du christianisme et où il défend en même temps avec beaucoup de dignité et sans passion les doctrines du judaïsme.

L'ouvrage littéraire et philosophique le plus important est intitulé Or-Adonaï (Lumière du Seigneur), dans lequel il développe d’une main de maître son système philosophique. Le but avoué de l’auteur est de soustraire le judaïsme à l'influence de de la philosaphie d’Aristote dont Maïmonide fut le défenseur enthousiaste, et de défendre l’orthodoxie contre le libéralisme de Maïmonide et de Gersonide qui voulaient mettre en harmonie la théologie judaïque et la philosophie grecque. Bien qu'il ait admiré la haute intelligence et l'honnêteté de Maïdonide, il était tout opposé à la philosophie d’Aristote. Dans la première partie de son travail, il expose avec un esprit critique les vingt-six thèses de Maïmonide, ensuite il démontre leur inexactitude au point de vue ontologique. Il nie d’abord que la philosophie seule soit capable de démontrer les attributs de Dieu, tandis qu'il reconnaît à la révélation seule la faculté d'établir l'unité de Dieu comme le bien absolu et de constituer le trait-d’union entre Dieu et l'homme. Dans la seconde partie il énumère les six attributs fondamentaux comme articles dé foi : Dieu créateur, Dieu providence, omnipotent, libre-arbitre et croyance dans la prophétie. Il admet de plus que l’amour et non la raison est le lien entre Dieu et l'homme. D’après lui, la prophétie est le plus haut degré de la mentalité humaine et la plus grande perfection de l'homme ne peut être acquise par le développement de la raison, mais plutôt par l'amour de Dieu, par les bonnes actions et par l'obéissance aux lois de la nature qui sont les lois de Dieu.

Le dernier des grands hommes dn judaïsme espagnol est Isaac Abravanel (1437-1508). Né à Lisbonne d’une ancienne famille sévillane, ilse consacra de. bonne heure à l'étude de la philosophie religieuse et il publia à l'âge de vingt ans, un travail très original sur les questions vitales de la religion. Par sa grande intelligence et par ses vastes connaissances en matière de finances, il entra au service du roi Alphonse V de Portugal comme ministre des finances. Comblé d’honneurs et de biens, il protégea les arts et les sciences et exerça son influence en faveur de ses coreligionnaires opprimés. Après la mort d’Alphonse, il fut obligé de donner sa démission comme trésorier du royaume et fut accusé de connivence avec le duc de Bragance, de conspiration contre le roi. Il prit la fuite et ses biens furent confisqués.

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Il s'établit à Tolède où il se consacra exclusivement aux travaux littéraires. Les rois de Castille, Ferdinand et Isabelle, lui confiè rent l'administration de leurs finances et il resta trésorier royal pendant huit ans. Malheureusement après la prise de Grenade par les rois catholiques, le fameux édit du 31 mars 1492 lancé par eux prononca l'exil de tous les Juifs d'Espagne, invoquant, comme unique raison, l'intérêt de la foi catholique et les efforts incessants des Juifs pour maintenir les Marranos dans leur ancienne croyance. On ne leur laissa que quatre mois pour liquider leurs affaires. Vainement Abravanel offrit aux rois catholiques des sommes considérables pour obtenir la révocation de l’édit; Torquemada, l’âme de l'Inquisition fut inexorable.

Il n’y a pas de doute que la défaite de l’islamisme, en Espagne, et la conquête de Grenade par les rois de Castille n’aient créé parmi les chrétiens fanatisés un mouvement intense vers l’intolérance et que les hauts dignitaires de l’église n'aient profité de cet état d’âme du peuple espagol pour former l'opinion en faveur de l'expulsion des Maures et des Juifs, d'Espagne. Mais il y a encore une cause psychologique qui a contribué puissamment à accélérer ce mouvement latent. La voici: le beau livre de Maïmonide, le Guide des Égarés, qui par la hardiesse de ses opinions qu’il exprime et le rationalisme de son exégèse, avait provoqué une réaction dans les esprits des savants orthodoxes juifs, ne resta pas longtemps inconnu au monde catholique. Traduit en latin quelques temps après son apparition, ce livre fut étudié et commenté par les penseurs chrétiens, surtout par les pères de la scolastique. Mais où les idées avancées de Maïmonide provoquèrent un écho éclatant, ce fut parmi les cercles éclairés, tant :

juifs que chrétiens, dans le midi de la France, en Provence,

d’où sortit à la fin du xrr° siècle la lutte des Albigeoïs contre l'Eglise orthodoxe. La papauté, ‘effrayée du rationalisme de Maïmonide, dicta des mesures pour préserver l'Eglise de cette contagion, en élevant un mur de séparation entre juifs et chrétiens. Le pape Innocent III, l’implacable persécuteur des Albigeois, employa toute son énergie pour obtenir ce résultat. Deux nouveaux ordres furent créés, les Franciscains et les Dominicains, une espèce de milice sainte chargée de combattre l’hérésie des

Albigeoïis et le rationalisme de l’école de Maïmonide. Son succes-

seur, Grégoire IX, persévéra dans la même voie et établit en

France l’Inquisition ; les Dominicains se chargeaient de brüler

les écrits juifs. Sous le règne de saint Louis, on brüûla, à Paris, en | 13

194 LES GRECS ET LES SÉMITES un seul jour, vingt charretées d’écrits talmudiques sur parchemin (1242). | |

Cette lutte, longue et opiniâtre, contre la libre-pensée dura trois siècles et fut couronnée par l'expulsion des Maures et des Juifs d'Espagne. Il s’ensuivit que les trois sources de la production pationale s'étaient taries subitement, car le commerce, l’industrie et l’agriculture qui se trouvaient entre les mains des Juifs et des Arabes, cessèrent d’être cultivés, faute de bras et de personnes du métier, car les nobles et les prêtres préféraient s’adonner à la chasse et le peuple même, ayant pris l'habitude des guerres, n'avait plus de goût pour le travail. Il en fut de même des sciencés, au point que vers la fin du xve siècle, plusieurs villes d'Espagne restèrent sans médecin ; car la plupart des médecins renommés des grandes villes furent israélites ; même parmi ceux attachés à la personne des rois, on en compte d’origine juive. C'est ainsi que le fameux Villalobos qui a écrit le premier ouvrage sur la syphilis et les maladies à bubons fut médecin ordinaire de Charles-Quint et puis de Philippe IL, bien qu’il soit incontestable, d’après les documents authentiques publiés par la Société bibliophile espagnole, qu'il était d’origine juive. En effet, grâce à cette circonstance, il a dû souffrir beaucoup de contrariétés des intrigues ourdies contre lui par ses enñemis qui ne pouvaient pas lui pardonner d'occuper un poste si élevé malgré sa jeunesse et son origine juive. Îl est bien connu que plusieurs rois de Castille, aux xrie, xrri° et xive siècles, en dépit des canons du concile de Latran et des remontrances des papes, confèrent aussi à des Juifs la ferme des impôts et les prirent pour trésoriers (almoæarif), ou soit ministres dés finances.

De plus, adonnés longtemps avant lès chrétiens à l'étude des sciences exactes et naturelles qu’ils avaient emprunté à à la culture grecque et arabe, ils fournissaient aux rois des médecins, des calculateurs, des astronomes et surtout des traducteurs. Alphonse le Sage, roi de Castille (1252-1284) employa un Juif, Isaac Ibn Sid à la rédaction de ses célèbres Tables alphonsines, empruntées en majeure partie aux travaux astronomiques des Grecs et des Arabes. Jean II, roi de Navarre et d'Aragon, confia le Ministère des Finances à Abraham Benvinisti et lui adjoignit Alvaro de Luna pour toute l’administration de Castille, Le roi dé Naples, Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, pensionna Faradj et lui permit de placer son portrait à côté du sien, en tête de la traduction latine d’une encyclopédiearabe. Grâce aux traductions hébraïques et latines par les écrivains juifs pendant le XIE Siè=

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