‹ Les Grecs et les Sémites dans l'histoire de l'humanitéChapitre 99 sur 106 · SES · texte numérisé non relu

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Lyon Cahn, un des jurisconsultes les plus distingués de la

France, professeur de droit mercantile et doyen de la Faculté de droit de Paris. | do Jacob-Frédéric Behrend, né en 1833, un des juristes les plus réputés de l'Allemagne, fut professeur de jurisprudence à Greiffswald. Il a publié un Traité de droit mercantite et a rédigé pendant plusieurs années la Gazette pour la législation et l’administration de la justice en Prusse. | | | Ferdinand Frensdor/f, né à Hanovre en 1855, est depuis 1873 professeur de droit allemand à l'Université de: Gœttingen. Ses

travaux sur les questions juridiques et sur l’ancienne législation

‘des différentes villes de l'Allemagne, telles que Lübek, Augsbourg, etc., lui ont donné une grande autorité en matière de droit surtout des droits des localités en rapport avec l'Etat.

Levin Goldschmidt, né en 1829 à Dantzig et mort en 1897, était professeur de droit mercantile à l'Université de Berlin. Il fut uu des premiers qui Comprirent la nécessité d’avoir un Code civil allemand unique et fut nommé rapporteur de la Commission chargée de la rédaction de ce Code. Plus tard, il forma partie du Tribunal supérieur de l'Empire. L'opinion des jurisconsultes de l’Europe était unanime à le reconnaître comme Île juriste le plus remarquable de l’époque, tant par ses connaissances aussi Vastes que profondes des législations distinctes que par sa perspicacité et son entendement juridique et par ses opinions avancées en faveur de la nécessité de mettre en harmonie les lois avec les besoins sociaux et moraux de l’époque. Son Traité de droit mercantile est considéré comme un monument impérissable. Il fut

également le fondateur de la Revue du droit mercantile, journal

qui a déjà plus de quarante ans d'existence et qui constitue le répertoire le plus grandiose du droit mercantile du monde. Charles Samuel Gränhut, né en 1844 en Hongrie, est depuis

1874 professeur de droit mercantile et de lettres de change (Handels und Wechselrecht) à l'Université de Vienne, conseiller impérial de la Cour et membre à vie de la Chambre des Seigneurs. Îl a fondé en 1873 une Revue pour le droit public et privé de l’époque actuelle. Tous les travaux qu'il a publiés plus tard roulent sur la même matière.

Edouard Gans, né en 1798 à Berlin et mort en 1839, fut un

des défenseurs les plus fougueux de la philosophie hégelienne et de son application à la science du droit. Il se fit connaître surtout par son ouvrage en quatre volumes le droit de succession dans son évolution historique et par ses travaux sur la révision de Ja législation prussienne. Il fut nommé en 1828 professeur de jurisprudence à la Faculté de Droit de Berlin. Ses travaux se caractérisent surtout par l'effort qu'il fit de chercher la philosophie comme base de la science du droit.

Tobias Michel Asser, né en 1838 à Amsterdam, dont la mére était la sœur de Godefroi, ministre de la Justice, a gagné en 1866 la médaille d’or pour sa thèse de doctorat. Il fut nommé ensuite membre de la Commission internationale pour négocier avec l'Allemagne l'abolition du péage sur le Rhin. Plus tard ïl fut nommé professeur de droit mercantile à l'Université et fonda avec des jurisconsultes belges et anglais une Revue de droit international. En 1875, il fut nommé sous-secrétaire d'Etat et resta en fonctions jusqu’en 1893, lorsqu'il fut élu membre du Conseil d'Etat, qui est le poste le plus élevé de l'Administration hollandaise. L’estime et l'autorité dont il jouit dans son pays l'ont fait figurer dans les Conférences internationales comme délégué du Souvernement. Il était également délégué à la Conférence de La Haye en 1899, dans laquelle il présidait la seconde division de la seconde section. Il a publié plusieurs ouvrages sur le droit mercantile et sur la législation uniforme des lettres de change.

Le mouvement prodigieux qui s’est produit au xix° siècle dans les sciences exactes et naturelles a poussé l’homme également à acquérir de nouvelles connaissances du globe terrestre et à étendre le domaine de la géographie. C’est ainsi que tous les pays comptent un plus ou moins grand nombre d'explorateurs qui ont pénétré les régions autrefois inconnues de l'Asie et de l'Afrique. Quelques-uns de ces voyageurs intrépides, pourvus de moyens assez limités, ont eu la hardiesse de pénétrer dans des

régions habitées par des peuples barbares et fanatiques, les uns,

dans le but d'étudier la langue, les mœurs et le degré de culture

de ces peuplades et les autres, dans l'intention d'explorer le pays même, ses fleuves, ses montagnes, ses vallées, ses ressources naturelles et ses moyens de produetion, mais tous étaient animés de l'amour de la science et du progrès, n'ayant d'autre intérêt que celui d'élargir le champ des connaissances humaines. Parmi ces voyageurs qui se sont rendus célèbres dans l'histoire des découvertes ethnographiques au xix° siècle, il y en a quelques-uns d’origine israélite, que voici : | Louis-Gustave Binger, né en 1856 à Strasbourg, officier de l'armée française. Encore jeune il se distingua par ses voyages en Sénégambie et au Soudan et par ses travaux sur la langue des Bambara ; c'est par ses études importantes qu'il appela l'attention

du général Faidherbe qui le nomma son officier d'ordonnance. En 1887, il entreprit un grand voyage du Sénégal jusqu’au Niger,

par lequel il remplit une grande lacune de la carte de l'Afrique. 1 traversa tout l’intérieur de l'Afrique où il eut des rapports avec plusieurs chefs de tribus, arriva à la ville de Kong où

jamais Européen n'avait pénétré avant lui et de là il retourna

vers la côte et arriva au mois de mars 1889 au Grand-Bassam. La Société géographique de Paris récompensa ses mérites par la médaille d’or. Il publia le rapport de son voyage d'exploration en deux volumes intitulés Du Niger au golfe de Guinée par les pays du Kong et le Mossi. En 1892 il entreprit une nouvelle expédition à la côte de Guinée avec mission du gouvernement français de fixer les limites entre le territoire français et anglais.

Nathan Davis, né en 1812 en Angleterre et morten 1882, s’est distingué par ses connaissances archéologiques et ses études d'antiquités arabes et hébraiques. Le gouvernement anglais lui confia en 1856 une mission dans l'Afrique du Nord en même temps qu'une expédition à Carthage pour explorer les ruines de l'ancienne ville phénicienne. À son retour, il publia plusieurs volumes rapportant le résultat de son voyage sur la religion et les mœurs des habitants de l'Afrique du Nord et sur la situation sociale et politique des différentes tribus du Sahara.

Edouard Schnitzer, connu sous le nom de Emin Pacha, né en 1840 en Silésie et mort assassiné en 1892 en Afrique, fit d’abord ses études médicales aux Universités allemandes; mais doué d'un esprit aventurier il aimait beaucoup les voyages. Il se rendit d’abord en Turquie où il exerça sa profession médicale à Antivari comime médecin du port; accompagna ensuite Ismaël

Pacha dans une expédition en Syrie et en Arabie, et en 1875 il se rendit en Egypte. Plus tard il accompagna Gordon Pacha au Soudan et arriva jusqu'aux lacs Victoria et Albert. En 1878 il fut nommé gouverneur des provinces équatoriales anglaises. De là il fit des expéditions dans des régions inconnues qu'il tâchait d'organiser et d'étudier au point de vue etnographique. Malheureusement, à la suite de la prise de Khartoum par le Mahdi toutes ses communications avec l'Europe furent coupées et il se trouva par suite dans une situation très critique. Le gouvernement anglais, inquiet sur son sort, se décida d'aller à son secours en organisant une expédition à l'intérieur de l'Afrique, mais deux de ces expéditions échouèrent, celles de Fischer et d'Oscar Lenz. Ce n'est que Stanley qui a réussi en 1887, à atteindre la partie sud-ouest de lAlbert-Nianza. Là, il fut rejoint par Emin Pacha qui eut des nouvelles de l'arrivée d’un étranger dans cette région. Après quelques hésitations il se décida à suivre Stanley vers les côtes de l’est, où il rencontra le commissaire allemand, major Wismann, qui donna un banquet en son honneur. Là, il eut le malheur de faire une chute et de souffrir de blessures très graves desquelles il ne se remit que plusieurs mois après. Une fois guéri, le khédif d'Egypte lui offrit le poste de gouverneur, à Souakim, mais il le refusa, préférant entrer au service de l'Allemagne. Ce changement de conduite reste inexpliqué, après avoir été traité avec tous les égards possibles pendant de longues années de service, de la part du gouvernement anglais. Dans les expéditions qu’il entreprit postérieurement, il tomba victime d’une trahison d’un de ses chefs arabes. Ses collections zoologiques et ses observations ethnographiques et météorologiques ont été reconnues comme un modéle de travail scientifique consciencieusement fait, et d’une grande valeur pour la science. De plus, il a prouvé être un homme de courage qui s’est sacrifié dans l'intérêt de la science et de l'humanité.

Un autre voyageur qui a acquis de grands mérites par sa contribution à l'histoire, à la géographie et à la culiure de l'Arabie, c’est Edouard Glaser qui a fait plusieurs voyages à la Péninsule d'Arabie d’où il a rapporté un grand nombre de données géographiques et d'observations exposées dans son livre intitulé Ésquisses de l'histoire el de la géographie de l'Arabie depuis les âges les plus reculés jusqu'au prophète Mahomet. Son dernier voyage entrepris en 1892 a été surtout fécond: il a relevé par la méthodé cartographique tous les territoires depuis Hadramant jusqu’à La Mecque ; de plus il a rapporté 800 inscriptions arabes, de

nombreux manuscrits arabes anciens écrits en différentes sortes de dialectes arabes. | É

Un aütre orientaliste et explorateur en Afrique, c’est Joseph Halévy, né à Adrianople en 1827. I fit ses premiers voyages en 1868 dans la partie nord de l’Abyssinie. A cette époque, il fut chargé par l’Académie des Sciences de Paris d’une mission dans le Yémen, qui dura de 1869 à 1870, où il réussit à découvrir 683 inscriptions Sabéennes, langue-sœur de l’arabe mais plus ancienne. Il a publié en outre plusieurs travaux très importants sur la géographie ethnographique de l'Arabie.

Un autre voyageur intrépide américain, qui mérite d'être cité

c’est Isaac Israël Hayes. Né en 1832 en Pennsylvanie, médecin de

profession et investigateur infatigable, il s’est embarqué comme médecin sur un bateau appareillé par la Société géographique

américaine et sous l'initiative de son président Grinnel pour

chercher les épaves de la malheureuse expédition Franklin, ayant atteint le 80°5 de latitude. Ce navire commandé par E. K. Kane rentra, après avoir séjourné deux années dans les mers polaires, à New-York. Mais Hayes s’'embarqua de nouveau en 1860 sur le bateau appelé United States. Ayant été arrêté par les glaces à Port-Foulke, il se servit d’un traîneau tiré par des chiens, et accompagné seulement de son secrétaire Knorr, il avanca jusqu’à la terre Grinnel, à 8195 de latitude. Quelque temps après son retour à New-York, en 1869, il fit encore une autre expédition au Groenland sur le yacht du peintre Bradfort. Les observations recueillies dans ces voyages furent publiées en plusieurs volumes et traduits ensuite en langues française et allemande.

Un autre voyageur explorateur bien connu, c’est le baron Max von Oppenheim qui a choisi la Syrie comme objet de ses investigations. Dans son voyage, en 1899, il se rendit à Damas; de là, il s’'avança dans la Mésopotamie méridionale où il étudia les mœurs et les conceptions religieuses des habitants. En même temps, il a découvert près d Alep un grand nombre de ruines d'anciennes villes gréco-romaines dont quelques-unes contenaient des inscriptions et des ornements sur pierre ; il en a recueilli des photographies qu'il présenta à l’empereur d’Allemagne en 1901. 11 à réuni le résultat de ses investigations dans un ouvrage en deux volumes, intitulé : De la Méditerranée jusqu'au golfe Persique. |

Un autre YOYAGSUE renommé, c'est Ivan Semenowitsch Polijakow, né en 1846, à Transbaïkal. Il fut chargé par le gouverne-

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ment russe, en 1887, d'études géologiques et ethnographiques dans les différentes possessions russes en Asie et dans l’île Sakhaline, dont les rapports furent publiés par la Société géographique et l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg.

Un des voyageurs les plus célèbres des temps modernes, d’ori- . gine juive, c'est Hermann -Vambéry. Né en 1832 en Hongrie, il fit ses premières études d’une manière incomplète à Presbourg, souffrant toute espèce de privations pour acquérir la connaissance des langues hongroise, allemande et latine. Ensuite il s’est consacré à l'étude de la langue turque et perse, et après avoir étudié la littérature de ces deux langues il s’est rendu à Constantinople où il fut maître de langues chez Hussin-Pacha et ensuite secrétaire de Fuad-Pacha. Il profita de cette situation favorable, non seulement pour se familiariser avec les mœurs et les langues orientales, mais aussi pour acquérir une connaissance profonde des langues anglaise et française. Il retourna ensuite à Budapest, et après avoir acquis l’appui matériel de l’Académie des Sciences de cette ville il retourna à Constantinople où il se procura des recommandations efficaces du Président du Conseil des Ministres et de l'Ambassadeur d'Angleterre pour entreprendre un voyage dans l’Asie Centrale.

Connaisseur profond des mœurs, des lois et coutumes religieuses turques, de même que des langues turque et perse, il s’est déguisé en Derwich et entreprit son voyage, en partie à pied, en partie en Caravane, à travers l'Arménie et la Perse, jusqu’à atteindre Boukhara et Samarcand. Après avoir réuni une richesse de données nouvelles, géographiques, ethnographiques et linguistiques du pays où jamais Européen n'avait pénétré, il retourna d’abord en Perse, où il fut salué avec enthousiasme à par la colonie européenne et où il reçut un accueil très chaleureux de la part du ministre anglais qui fut initié le premier du résultat important de son voyage et de l'importance qu’il pourrait avoir pour les intérêts anglais en Orient. Aussitôt rentré à Budapest, il se mit à rédiger toute une bibliothèque sur les impressions de son voyage en Asie Centrale et en Perse : il publia de même l’histoire de Boukhara et des observations curieuses sur l’islamisme au xix° siècle. Mais ce qui, surtout, a appelé l'attention du public anglais, ce fut son livre : Sur la puissance de la Russie en Asie et les lettres mémorables qu’il publia à ce sujet dans le Times faisant voir la nécessité pour l'Angleterre de prendre des mesures à temps pour arrêter les progrès incessants de la Russie en Asie Centrale. Non content de ces publi-

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cations, il se rendit plusieurs fois dans différentes villes d’Angleterre pour y donner des conférences publiques sur le même sujet.

Possédant à merveille la langue anglaise avec une connaissance profonde de tous ses modismes et exposant le sujet de ses conférences avec une habileté extraordinaire pour captiver l’attention publique, il devint en très peu de temps très populaire en Angleterre, et les hommes d'Etat anglais se sont fait un honneur de le recevoir chez eux. Lorsqu'il publia son livre The Coming Struggle for India, il fut invité par la Reine Victoria en 1889, à diner avec elle à Windsor-Castle, le lundi 6 mai et à rester là jusqu'au lendemain. Vambéry est depuis 1865 professeur de langues orientales à l’Université de Budapest.

Les savants israélites étaient également actifs dans le domaine

de l’histoire. La Hongrie en présente plusieurs historiens distingués. Nous en citerons quelques-uns du plus haut mérite. Adalar Ballagi, né en 1853, professeur d'histoire universelle à

l’université de Budapest. Ses travaux se limitent à des sujets

d'histoire hongroise.

Edouard Wertheimer né en 1848 à Budapest, professeur = d'histoire à la Faculté de droit à Presbourg, figure au premier

rang parmi les historiens de son pays. Il a consacré toute son activité à l’éclaircissement des épisodes historiques de l’Autriche- Hongrie pendant le xix° siècle. Il brille par sa grande érudition, par l'indépendance de son jugement critique et par sa manière attrayante d'exposer les faits historiques les plus obscurs.

Max Budinger né en 1828 est professeur d'histoire à l'Université de Vienne et membre de l’Académie des Sciences. Pendant sa carrière il s’est consacré surtout à l’étude des points obscurs de

l’histoire d'Autriche qu'il a éclairée à la lumière de son esprit

critique et par des faits puisés dans les archives.

Adolphe Beer né en 1831, professeur d'histoire depuis 1868 à

l'Ecole Polytechnique de Vienne, s’est distingué par des travaux

d'histoire de l'Autriche aux différentes époques des xvirte et xIX°

siècles.

Henri Friedjung né en Moravie en 1851, ancien professeur

d'histoire à l'Ecole supérieure de Commerce de Vienne, se fit connaître par son travail sur la guerre entre la Prusse et l'Autriche en 1886, s'é étant servi pour éclairer quelques points obscurs des sources ignorés par le prince de Bismarck. Plusieurs travaux historiques qu’il a publiés plus tard ont appelé l'attention sur la profondeur de ses vues et sur la connaissance étendue

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de l’histoire de son pays. Mais à cause de ses opinions libérales, il entra souvent en conflict avec le Président du Conseil, le comte de Taafe.

Ernest Bernheim, né en 1850, à Hambourg, professeur d'histoire à Greifswald, a écrit l'Histoire du Concordat de Worms: Traité de la méthode de l'histoire ; Rapport entre l'investigation historique et la philosophie de l'histoire.

Joseph Caro, professeur d'histoire à l'Université de Breslau, se fit surtout connaître par son Histoire de la Pologne.

Un historien de premier ordre qui s’est occupé surtout de l’histoire de l'Allemagne, c’est Henri Breslau, professeur d'histoire depuis 1890 à l'Université de Strasbourg, membre de la direction centrale es monuments historiques de l'Allemagne et directeur des archives nouvelles de la société de l’histoire ancienne allemande.

Guslave-Frédéric Hertzberg, né en 1826 à Halle, professeur d'histoire à l'Université de la même ville, s'est rendu célèbre par ses nombreux ouvrages sur la Grèce : Histoire de la Grèce à l'époque héroïque ; Les Guerres d'Alexandre le Grand, en deux volumes ; l'Histoire de la Grèce sous la domination romaine en trois volumes; l'Histoire de la Grèce depuis la fin de l'antiquité jusqu'à nos Jours ; l'Histoire de la Grèce au XIXe siècle : l'Histoire de Hellas el de Rome. I a écrit en plus la biographie de plusieurs hommes célèbres de la Grèce. À

Auguste-Philippe Jaffe, né en 1819 et mort en 1870, fut un des collaborateurs les plus actifs des Monumenta Germania Historica. Ses ouvrages historiques personnels « KRegesta Pontificum- Romanorum » en deux volumes, contenant onze mille documents authentiques et Bibliotheca rerum germanicarum en six volumes, sont considérés comme des produits modèles, d’un esprit sagace et critique et d’une grande scrupulosité scientifique.

Un autre historien allemand bien connu, c'est Henri Graetz, né à Posen en 1817 et mort en 1891. IL fut professeur d'histoire à l'Université de Breslau et au séminaire théologique israélite de la même ville. Il s’est distingué par son érudition prodigieuse, par son esprit Sagace comme investigateur, par le charme dans l’exposition des faits historiques et par l’ interprétation philosophique des événements historiques. Toutes ces qualités sont mises à jour dans son Hisloire'des juifs depuis les temps les plus anciens Jusqu'à l'époque actuelle, en onze volumes. Il y a des chapitres qui sont écrits de main de maître. Il faut admirer également ses

autres travaux historiques et littéraires écrits en un style attrayant et pénétrés d’un esprit critique. | | Charles-Frédéric Neumann, né en Bavière en 1798 et mort en 1870, fut professeur de langues orientales à l’Université de Berlin. Plusieurs de ses travaux furent couronnés par l’Académie des Sciences de Paris. Ses ouvrages principaux sont : Histoire de la guerre entre la Chine et l'Angleterre; Histoire de l'Empire anglais en Asie, en deux volumes ; Histoire des Etats-Unis d'Amérique, en trois volumes. Il mérite bien de mentionner que dans un voyage

qu'il fit en Chine, il réunit une bibliothèque de 12.000 volumes qui

contiennent toute la littérateure chinoise; elle fut acquise par le gouvernement bavarois et existe actuellement à Munich.

Sir Francis Palgrave, né en 1788 et mort en 1861, fut directeur des Archives de l'Etat à Londres. Il publia plusieurs ouvrages sur l’histoire anglaise, très estimés, au point que la reine œ Angle terre lui accorda un titre de noblesse.

Un historien allemand qui occupe un des premiers rangs parmi

les historiens modernes, c’est Martin Philippson, né à Magdebourg en 1846. Il s’est consacré de bonne heure aux études historiques dans les Universités allemandes, et après avoir servi dans la guerre de 1870 contre la France, il fut d’abord professeur d’histoire et ensuite doyen à l’Université de Bonn. Plus tard il fut appelé

à la chaire d'histoire de Berlin, mais l’empereur Guillaume se

refusa à accorder l’enseignement de l'histoire moderne à un israélite. Il se rendit à l’appel de l’Université de Bruxelles qui le nomma professeur d'histoire et quelque temps après il fut élu membre de l'Académie des sciences de la même ville. Il a écrit plusieurs ouvrages historiques : Histoire d'Henri le Lion en trois

volumes ; Histoire d'Henri IV et de Philippe IT ; la Fondation de la’ :

suprématie française de Europe; l'Age de Louis XIV; l'Europe

orientale à l'époque de Philippe IT ; la Biographie de Philippe I

d'Espagne et d'Henri IV en France. Après avoir été pendant quelques années recteur de l'Université de Bruxelles il renonça à cette dignité pour éviter un conflit avec le parti radical des étudiants hostiles à l'Allemagne. Depuis lors il vit retiré à Berlin.

Alfred-Francis Pribram, né en 1859, professeur d'histoire à

l'Université de Vienne, a acquis un mérite particulier par la

publication de travaux historiques sur l'Autriche et le Brandebourg pendant le xvr° siècle et sur la Fédération du Rhin, en 1658.

Salomon Reinach, conservateur du Musée d’antiquités de Saint- Germain, a publié plusieurs ouvrages philologiques et archéologiques : Recherches ar chéologiques en Tunisie en 1883-84 ; Terres

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